REALITER, Vocabulaire des océans, 2025; https://www.culture.gouv.fr/thematiques/langue-francaise-et-langues-de-france/agir-pour-les-langues/moderniser-et-enrichir-la-langue-francaise/nos-publications/vocabulaire-des-oceans-2025
L’année 2025, proclamée Année de la Mer en France, a placé la protection et la valorisation des milieux marins au cœur de l’agenda diplomatique avec la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (Nice, juin 2025). À cette occasion, le réseau REALITER a dévoilé le Vocabulaire des océans : un ouvrage multilingue regroupant 225 termes techniques et couvrant sept langues latines, qui a pour objectif d’optimiser la communication internationale et de soutenir les priorités nationales de sauvegarde des écosystèmes marins.
L’ouvrage s’articule autour de cinq sujets : Fonds et littoraux, Biodiversité, Pollution et dégradation, Ressources, pêche et surpêche, ainsi qu’Énergies issues des mers et des océans. Il répertorie diverses unités terminologiques, incluant des mots simples, des mots composés, et des acronymes (CMR, ETM, TAC, ZMO). Une partie du lexique est consacrée aux expressions polyrématiques. Ces unités, généralement formées d’un substantif suivi de qualifiants, présentent des structures syntaxiques variées, permettant de désigner avec précision les concepts spécifiques aux domaines traités. Le dictionnaire illustre ainsi :
- des structures binaires de type Substantif + Adjectif (ex : pêche illégale, végétation aquatique) ;
- des combinaisons plus complexes incluant des prépositions (ex : effet de serre d’origine humaine, espèce en danger critique d’extinction, pollution sonore sous-marine).
L’organisation des entrées au sein du dictionnaire ne suit pas un ordre alphabétique, mais thématique. Pour faciliter la consultation, l’ouvrage propose, en fin de volume, des index alphabétiques dans les sept langues traitées (français, italien, catalan, espagnol, galicien, portugais et roumain). Chaque terme y est associé à un code alphanumérique : une lettre identifie la thématique, tandis qu’un nombre indique la position précise du mot au sein de son groupe.
Rédigé en français, le dictionnaire propose pour chaque entrée deux définitions de type hyperonymique, couvrant respectivement le français et l’italien. Chaque définition est structurée autour d’un énoncé unique, suivi d’une flèche introduisant une petite note explicative regroupant des informations complémentaires sur le terme traité.
Pour les cinq autres langues, l’ouvrage répertorie seulement les équivalents correspondants.
L’ouvrage apporte également des précisions sur la diversité des usages en incluant les synonymes propres à chaque langue ainsi que les variations diatopiques. Les auteurs signalent ainsi les usages géographiques spécifiques : par exemple, l’espagnol du Mexique [MEX] de celui d’Espagne [ES], les variantes du Québec [QC] de celles de France [FR], ou encore le portugais du Brésil [BR] de celui du Portugal [PT].
Enfin, on signale que les acronymes ne sont pas explicités dans les index ou dans les définitions, mais dans l’entré qui est construite selon le schéma suivant : explicitation de l’acronyme (acronyme).
[Giovanni MANTEGAZZA]