{"id":1545,"date":"2026-06-23T19:10:42","date_gmt":"2026-06-23T17:10:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=1545"},"modified":"2026-06-25T10:54:16","modified_gmt":"2026-06-25T08:54:16","slug":"jean-bernard-cheymol-traite-du-bref","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/2026\/06\/23\/jean-bernard-cheymol-traite-du-bref\/","title":{"rendered":"Jean-Bernard CHEYMOL, Trait\u00e9 du bref"},"content":{"rendered":"\n<p>Jean-Bernard CHEYMOL, <em>Trait\u00e9 du bref<\/em>, Paris, Hermann, 2025, pp.230<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage <em>Trait\u00e9 du bref<\/em> de Jean-Bernard Cheymol propose une r\u00e9flexion d\u2019envergure sur la notion de <em>bri\u00e8vet\u00e9<\/em>. \u00ab La bri\u00e8vet\u00e9 dans tous ses \u00e9tats \u00bb pourrait d\u2019ailleurs \u00eatre, \u00e0 notre avis, un titre alternatif tant cette formule r\u00e9sume bien la forme concise et le contenu du livre. Comme l\u2019indique l\u2019auteur d\u00e8s l\u2019Introduction, la bri\u00e8vet\u00e9 est un sujet qui \u00e0 premi\u00e8re vue ne semble pas m\u00e9riter une telle attention : elle \u00ab semble aller de soi tant qu\u2019on ne l\u2019interroge pas, mais se complique d\u00e8s qu\u2019on cherche \u00e0 la penser \u00bb (p. 7). Tout comme il peut sembler quelque peu paradoxal de consacrer une \u00e9tude aussi approfondie et ample \u00e0 un sujet d\u00e9sign\u00e9 par les qualificatifs \u00ab <em>court<\/em> \u00bb et \u00ab <em>bref<\/em> \u00bb. Et pourtant la bri\u00e8vet\u00e9 nourrit de nos jours de nombreux d\u00e9bats en raison de l\u2019essor de la technologie et de ses formes br\u00e8ves, voire hyperbr\u00e8ves. En r\u00e9alit\u00e9 ce d\u00e9bat \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle quand \u00c9mile Zola d\u00e9plorait l\u2019involution du journalisme, r\u00e9duit \u00e0 un flux d\u2019informations au caract\u00e8re imm\u00e9diat et brutal. La bri\u00e8vet\u00e9, \u00e9crit l\u2019auteur, en raison de la difficult\u00e9 d\u2019appr\u00e9hension et surtout de d\u00e9finition, est un \u00ab [p]h\u00e9nom\u00e8ne fuyant, objet d\u2019\u00e9valuations tr\u00e8s contrast\u00e9es [qui] semble \u00e9chapper \u00e0 la fois \u00e0 la compr\u00e9hension et \u00e0 la sensibilit\u00e9 \u00bb (p. 12). Une s\u00e9rie de questionnements s\u2019imposent : la bri\u00e8vet\u00e9 est-elle \u00ab courte \u00bb ou \u00ab br\u00e8ve \u00bb ? Dans quelle mesure l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des rythmes de vie influe-t-elle sur la notion de<em> bri\u00e8vet\u00e9 <\/em>? Faut-il voir dans celle-ci le culte de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re ? La bri\u00e8vet\u00e9 serait-elle au fond le produit de l\u2019urgence et du manque de temps ? Enfin, quels seraient les formats de la bri\u00e8vet\u00e9 h\u00e9rit\u00e9s de la presse et quelles nouvelles formes d\u2019expression \u00e9mergent de la bri\u00e8vet\u00e9 contemporaine ?<\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours et les r\u00e9flexions que Jean-Bernard Cheymol invite \u00e0 entreprendre donnent lieu \u00e0 quatre sections : <em>Le court<\/em> (pp.17-88), <em>Le bref<\/em> (pp. 89-140), <em>L\u2019unit\u00e9 de la bri\u00e8vet\u00e9<\/em> (pp.141-176) <em>Entrer dans la bri\u00e8vet\u00e9<\/em> (pp.177-217) et \u00e0 une <em>Conclusion<\/em> (pp. 219-22), compl\u00e9t\u00e9es par la <em>Bibliographie<\/em> (pp. 223-227).<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re section, intitul\u00e9e <em>Le court<\/em>, s\u2019int\u00e9resse principalement \u00e0 la d\u00e9finition de cette notion, dont la plus \u00e9vidente serait de type spatial avant d\u2019\u00eatre temporel, en opposition au <em>long<\/em>. \u00ab Avant tout \u00bb, nous dit l\u2019auteur, \u00ab [l]a forme br\u00e8ve se caract\u00e9rise [\u2026] par la petite taille du signifiant, une quantit\u00e9 r\u00e9duite de signes, d\u00e9termin\u00e9e par comparaison \u00bb (p.18). Toutefois, comme le souligne judicieusement l\u2019auteur m\u00eame, \u00ab la bri\u00e8vet\u00e9 peut \u00eatre construite longuement pour durer, objet d\u2019un travail et d\u2019un effort qui s\u2019opposent \u00e0 toute forme d\u2019\u00e9coulement temporel qui ne serait pas objet de contr\u00f4le \u00bb (p.19). Extraire, isoler, faire \u00e9merger dans le but de mettre en exergue constitue donc un chemin vers la p\u00e9rennit\u00e9. Or, la bri\u00e8vet\u00e9 a ses contraintes dues finalement au mat\u00e9riau utilis\u00e9 : on pourrait donc parler dans ce cas d\u2019une bri\u00e8vet\u00e9 impos\u00e9e par le support, comme dans le cas de l\u2019\u00e9criture. Toutefois la bri\u00e8vet\u00e9 se distingue de la concision, laquelle donne \u00ab du poids en \u00e9laguant ce qu\u2019on juge superflu \u00bb (p. 29) mais il faut se garder de courir le risque d\u2019une concision excessive.\u00a0 \u00c0 son tour, la concision elle-m\u00eame n\u2019est pas \u00e0 confondre avec la condensation, laquelle \u00ab est du c\u00f4t\u00e9 de la construction \u00bb, \u00ab guid\u00e9e par un imp\u00e9ratif de coh\u00e9rence du message \u00e9labor\u00e9 \u00bb (p. 35). La bri\u00e8vet\u00e9 rel\u00e8ve \u00e9galement de l\u2019\u00e9thique, \u00e9tant donn\u00e9 que le \u00ab peu dire \u00bb (p.44) est une vertu appr\u00e9ci\u00e9e, signe de profondeur d\u2019analyse et de pens\u00e9e ferme. L\u2019auteur passe en revue les formes courtes, telles que les <em>fils (threads),<\/em> des messages des plus \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, et le rapport de la bri\u00e8vet\u00e9 avec la vitesse et l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration. C\u2019est la soci\u00e9t\u00e9 de \u00ab l\u2019ultra-court de l\u2019instantan\u00e9it\u00e9 t\u00e9l\u00e9visuelle \u00bb (p. 53). Mais la bri\u00e8vet\u00e9 fait preuve \u00e9galement d\u2019une certaine r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019effacement, auquel elle semblerait vou\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Les maximes constituent une autre forme br\u00e8ve, dont la bri\u00e8vet\u00e9 se traduit finalement en un repli sur soi (p. 68). Un danger menace alors la bri\u00e8vet\u00e9 : cette derni\u00e8re risquerait de devenir dans ce cas un signe d\u2019appauvrissement, d\u2019absence de profondeur. Apr\u00e8s avoir analys\u00e9 les <em>flashes<\/em> d\u2019actualit\u00e9 comme des formats courts au caract\u00e8re explosif, l\u2019auteur se penche sur les formes brachylogiques en tant que figures de \u00ab construction pas suppression \u00bb (p.79) pour conclure la section par une r\u00e9flexion importante, \u00e0 savoir que \u00ab [l]e court constitue une quantit\u00e9 de temps, propre \u00e0 chacun \u00bb (p. 87).<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me section, intitul\u00e9e <em>Le bref<\/em>, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 une tout autre conception de la bri\u00e8vet\u00e9 qui met l\u2019accent non plus sur la taille d\u2019un \u00e9nonc\u00e9 mais sur la vitesse d\u2019un changement. Il suffit de penser au sens de l\u2019adverbe <em>bref<\/em>, qui traduit avant tout une rectification ou un changement de perspective.\u00a0 L\u2019auteur \u00e9crit qu\u2019en fran\u00e7ais il existe une opposition entre <em>court<\/em> et <em>bref <\/em>qui semble ne pas avoir d\u2019\u00e9quivalent dans les autres langues. Le <em>bref<\/em> focalisant le pr\u00e9sent, \u00ab est un lieu d\u2019actualit\u00e9 \u00bb. Par \u00ab actualit\u00e9 \u00bb il faut entendre \u00ab l\u2019actualisation d\u2019un virtuel qui acc\u00e8de \u00e0 la possibilit\u00e9 \u00bb (p. 93). Le <em>bref<\/em> est caract\u00e9ris\u00e9 par la vitesse qui \u00ab est propre \u00e0 une activit\u00e9 de cr\u00e9ation et non de transformation d\u2019un contenu pr\u00e9existant qui se verrait condens\u00e9 \u00bb (p.95). Le<em> bref<\/em> surprend, comme le <em>Witz<\/em> ou l\u2019esquisse en peinture, mais le<em> bref <\/em>peut \u00eatre aussi impromptu, comme dans le cas d\u2019un <em>flash mob<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Faire bref, r\u00e9duire, nous dit l\u2019auteur, \u00ab ce n\u2019est jamais dire en plus petit, en moins de temps, c\u2019est ne pas dire et en cela dire autre chose, ou dire diff\u00e9remment, et changer de mode de communication \u00bb (p. 105). R\u00e9duire c\u2019est produire de l\u2019absence, une absence qui n\u2019a rien de n\u00e9gatif puisqu\u2019elle constitue un \u00ab acte pleinement signifiant \u00bb (<em>Ibidem<\/em>). Voil\u00e0 pourquoi le <em>bref<\/em> est sensible \u00e0 l\u2019infime variation et se joue dans les interstices.<\/p>\n\n\n\n<p>La photographie est le plus souvent instantan\u00e9e car elle op\u00e8re dans l\u2019instant, \u00ab c\u2019est du temps court pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00bb (p.116), \u00ab sans fusion des temporalit\u00e9s \u00bb (Ibidem).&nbsp; \u00c0 l\u2019inverse, la bri\u00e8vet\u00e9 sur les r\u00e9seaux sociaux \u00ab est un monde de sollicitation permanente \u00bb (p. 120). Ou un monde de la r\u00e9activit\u00e9, comme c\u2019est le cas des <em>live tweet<\/em>. Il existe cependant une autre mani\u00e8re de faire bref tout en suscitant des \u00e9motions comme c\u2019est le cas de l\u2019usage des \u00e9mojis qui accompagnent un message \u00ab dont ils constituent la nuance \u00bb (p.123) ou des \u00ab m\u00e8mes \u00bb sur Internet (133). Pour conclure, nous dit Jean-Bernard Cheymols, \u00ab la vitesse du bref fournit m\u00eame la perspective de devancer le risque de dissipation de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re qui guette le court \u00bb (p.139).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la troisi\u00e8me section, intitul\u00e9e <em>L\u2019unit\u00e9 de la bri\u00e8vet\u00e9<\/em>, l\u2019auteur s\u2019interroge sur les rapports entre le <em>court<\/em> et le <em>bref<\/em> : s\u2019agit-il de deux notions antinomiques ou au contraire sont-elles li\u00e9es sous l\u2019\u00e9gide de la bri\u00e8vet\u00e9\u00a0? Et l\u2019auteur de r\u00e9pondre que \u00ab le court et le bref ont pour caract\u00e9ristique commune \u00e9vidente de prendre place dans un temps r\u00e9duit \u00bb (p.141). La notion de <em>bri\u00e8vet\u00e9<\/em> reste tout de m\u00eame une notion probl\u00e9matique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <em>court <\/em>et le<em> bref <\/em>sont unis par une dialectique, par une sorte de compl\u00e9mentarit\u00e9, la d\u00e9finition du <em>court<\/em> appelant celle du <em>bre<\/em>f et vice versa. Mais o\u00f9 cette compl\u00e9mentarit\u00e9 se situe-t-elle ? D\u2019apr\u00e8s l\u2019auteur, elle s\u2019appuie \u00ab sur le besoin contemporain d\u2019une union de deux d\u00e9sirs en apparence contradictoires, celui de la nouveaut\u00e9 d\u2019une exp\u00e9rience qui en appelle d\u2019autres [\u2026] et celui d\u2019une assurance de disponibilit\u00e9, en d\u2019autres termes d\u2019un possible qui s\u2019ouvre [\u2026] \u00bb (p.146). Le <em>court <\/em>peut fonctionner en tant que point d\u2019appui. Que l\u2019on songe aux formats courts sur Internet qui semblent efficaces dans l\u2019instant. Et pourtant ils permettent la reprise rapide, \u00ab chaque contenu [\u00e9tant] un point d\u2019arr\u00eat mais aussi un point de d\u00e9part \u00bb (pp.153-154). Mais le <em>court<\/em> peut aussi fonctionner comme un point de rep\u00e8re. Il suffit de penser aux alertes dans les salles des march\u00e9s financiers, qui cr\u00e9ent une tension permanente ou encore aux panneaux indicateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le<em> bref<\/em>, en revanche, peut appara\u00eetre comme une \u00e9volution du <em>court<\/em>. C\u2019est le cas notamment du format court de certaines \u00e9missions t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es qui montrent une abondance de plans fragment\u00e9s et de variations dans la focalisation, \u00ab autant de saillies du bref dans le court \u00bb (p.161). Pour conclure, l\u2019auteur s\u2019interroge sur le degr\u00e9 de synonymie entre court et succinct.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la quatri\u00e8me section, intitul\u00e9e <em>Entrer dans la bri\u00e8vet\u00e9<\/em>, l\u2019auteur se penche sur les diff\u00e9rentes perspectives \u00e0 partir desquelles il est possible de faire l\u2019exp\u00e9rience de la bri\u00e8vet\u00e9. En particulier, \u00e0 propos du <em>carpe diem<\/em>, l\u2019auteur s\u2019interroge sur le point de savoir si \u00ab vivre la bri\u00e8vet\u00e9 et jouir du moment pr\u00e9sent sont-elles deux attitudes compatibles \u00bb (p. 177). En effet, la bri\u00e8vet\u00e9 contient en m\u00eame temps la pr\u00e9sence et la proximit\u00e9, tout comme la bri\u00e8vet\u00e9 \u00ab entretient des rapports complexes avec l\u2019imm\u00e9diatet\u00e9, dont elle ne saurait simplement d\u00e9couler \u00bb (p.187). Et qu\u2019en est-t-il du rapport entre bri\u00e8vet\u00e9 et temporalit\u00e9 ? C\u2019est Paul Ricoeur qui dans <em>Temps et R\u00e9cit <\/em>pose la question essentielle : \u00ab D\u00e9plorerions-nous la bri\u00e8vet\u00e9 de la vie humaine, si elle ne se d\u00e9tachait sur le fond de l\u2019immensit\u00e9 du temps ? \u00bb (p.183).<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois une menace p\u00e8se sur la bri\u00e8vet\u00e9 : celle de l\u2019imm\u00e9diatet\u00e9 avec ses \u00ab algorithmes qui devancent notre volont\u00e9 \u00bb (p.188). Mais rien n\u2019est perdu pour autant car il demeure possible de se d\u00e9fendre en cultivant la richesse du moment qui peut, \u00e0 juste titre, \u00ab constituer une exp\u00e9rience authentique de passage \u00bb (p.197). C\u2019est bien l\u2019exp\u00e9rience artistique du peintre qui dit : \u00ab Jadis on peignait sur le motif ; aujourd\u2019hui, on l\u2019attrape en plein mouvement \u00ab (<em>Ibidem<\/em>). L\u2019auteur se penche \u00e9galement sur le rapport entre bri\u00e8vet\u00e9 et finitude et sur la possibilit\u00e9 de la r\u00e9versibilit\u00e9 de la bri\u00e8vet\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa conclusion, Jean-Bernard Cheymol admet que la conception du <em>bref <\/em>et du <em>court<\/em>, en tant que composantes de la bri\u00e8vet\u00e9, \u00ab engage une attitude de pens\u00e9e qui repose sur des pr\u00e9suppos\u00e9s non d\u00e9nu\u00e9s d\u2019id\u00e9ologie \u00bb (p. 219). Derri\u00e8re l\u2019impression, patente et parfois tangible, que tout se dissout, il faut finalement admettre que \u00ab tout ne va pas vite dans la bri\u00e8vet\u00e9 \u00bb (p.222).<\/p>\n\n\n\n<p>[Danio MALDUSSI]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Bernard CHEYMOL, Trait\u00e9 du bref, Paris, Hermann, 2025, pp.230 L\u2019ouvrage Trait\u00e9 du bref de Jean-Bernard Cheymol propose une r\u00e9flexion d\u2019envergure sur la notion de bri\u00e8vet\u00e9. \u00ab La bri\u00e8vet\u00e9 dans tous ses \u00e9tats \u00bb pourrait d\u2019ailleurs \u00eatre, \u00e0 notre avis, un titre alternatif tant cette formule r\u00e9sume bien la forme concise et le contenu du livre.\u2026 <span class=\"read-more\"><a href=\"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/2026\/06\/23\/jean-bernard-cheymol-traite-du-bref\/\">Leggi tutto &raquo;<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[52],"tags":[],"class_list":["post-1545","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n-58"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1545"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1545"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1545\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1580,"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1545\/revisions\/1580"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1545"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1545"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1545"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}