{"id":1388,"date":"2025-10-19T18:16:07","date_gmt":"2025-10-19T16:16:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=1388"},"modified":"2025-10-26T21:09:32","modified_gmt":"2025-10-26T20:09:32","slug":"herve-delplanque-stephanie-schwerter-dir-lincomprehension-culturelle-a-lepreuve-du-droit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/2025\/10\/19\/herve-delplanque-stephanie-schwerter-dir-lincomprehension-culturelle-a-lepreuve-du-droit\/","title":{"rendered":"Herv\u00e9 DELPLANQUE, Stephanie SCHWERTER (dir.), L\u2019incompr\u00e9hension culturelle \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du droit"},"content":{"rendered":"\n<p>Herv\u00e9 DELPLANQUE, Stephanie SCHWERTER (dir.), <em>L\u2019incompr\u00e9hension culturelle \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du<br>droit<\/em>,  Berlin, Frank &amp; Timme, 2025 (\u00ab&nbsp;Trans\u00dcD \u2013 Arbeiten zur Theorie und Praxis des \u00dcbersetzens und Dolmetschens&nbsp;\u00bb, 151), pp. 255.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous la direction d\u2019Herv\u00e9 Delplanque et Stephanie Schwerter, l\u2019ouvrage collectif <em>L\u2019incompr\u00e9hension culturelle \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du droit<\/em>, paru en 2025 dans la collection \u00ab&nbsp;Trans\u00dcD \u2013 Arbeiten zur Theorie und Praxis des \u00dcbersetzens und Dolmetschens&nbsp;\u00bb, r\u00e9unit des contributions de diff\u00e9rents professionnels qui r\u00e9fl\u00e9chissent sur des questions juridiques \u00e0 travers une approche interdisciplinaire, m\u00ealant droit national et international, linguistique et traductologie.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019\u00ab&nbsp;Introduction&nbsp;\u00bb (pp. 9-15), Delplanque et Schwerter soulignent l\u2019importance de la diversit\u00e9 culturelle comme condition principale pour un droit \u00e0 la diff\u00e9rence qui doit \u00eatre consacr\u00e9, institutionnalis\u00e9 et prot\u00e9g\u00e9. Toutefois, une premi\u00e8re apparente opposition na\u00eet entre la pluralit\u00e9 culturelle et l\u2019uniformit\u00e9 juridique. Les auteurs se demandent donc comment ces deux notions peuvent cohabiter dans un monde de plus en plus multiculturel, sans g\u00e9n\u00e9rer des incompr\u00e9hensions culturelles, c\u2019est-\u00e0-dire des malentendus ou des difficult\u00e9s de communication qui surviennent lorsque des personnes de cultures diff\u00e9rentes interagissent.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage, divis\u00e9 en quatre parties, rassemble au total treize contributions.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re partie, intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Approches pratiques et empiriques&nbsp;\u00bb, compte trois contributions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Culture(s), conflits et droit p\u00e9nal \u2013 Voyage au pays des incompr\u00e9hensions&nbsp;\u00bb (pp. 19-43), Delplanque et Schwerter rapportent les principales d\u00e9finitions de <em>culture<\/em> et abordent le sujet de l\u2019<em>\u00e9cart culturel<\/em>. Dans une situation d\u2019\u00e9cart, si les deux interlocuteurs sont capables d\u2019accepter la diff\u00e9rence culturelle, il en r\u00e9sulte un \u00e9change harmonieux. Dans le cas inverse, un jugement n\u00e9gatif peut provoquer l\u2019arr\u00eat des \u00e9changes. Par cons\u00e9quent, il est essentiel d\u2019\u00eatre conscient des diff\u00e9rentes mani\u00e8res d\u2019agir, et d\u2019\u00e9viter des interpr\u00e9tations erron\u00e9es car il n\u2019existe pas une culture, mais des cultures. Et m\u00eame si le droit conserve une vocation \u00e0 l\u2019unicit\u00e9, il \u00e9volue et s\u2019adapte aux changements sociaux et culturels, comme il est arriv\u00e9 en France dans le cas de la d\u00e9p\u00e9nalisation de l\u2019adult\u00e8re, de l\u2019IVG ou de l\u2019abolition de la peine de mort.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;M\u00e9compr\u00e9hensions culturelles et traduction juridique \u2013 Le rem\u00e8de d\u2019une approche interdisciplinaire&nbsp;\u00bb (pp. 45-63), Kerstin Peglow affirme que l\u2019interdisciplinarit\u00e9 et l\u2019interculturalit\u00e9 constituent la base de la traduction juridique. Comme le langage juridique est une langue sp\u00e9cialis\u00e9e, la difficult\u00e9 de traduire certains termes sp\u00e9cifiques exige une analyse approfondie des textes dans la langue source. Apr\u00e8s avoir identifi\u00e9 le syst\u00e8me juridique de la langue cible, il est n\u00e9cessaire de trouver une <em>\u00e9quivalence fonctionnelle<\/em> (p. 57) pour transmettre le sens du texte d\u2019origine en tenant compte de la situation de communication et des destinataires. Les solutions traductives propos\u00e9es par Peglow sont, d\u2019abord, la p\u00e9riphrase, l\u2019int\u00e9gration du mot \u00e9tranger (en langue source) et la traduction litt\u00e9rale&nbsp;; ensuite, des n\u00e9ologismes cr\u00e9es <em>ad hoc<\/em> et, enfin, une <em>\u00e9quivalence descriptive<\/em> (p. 59) pour d\u00e9crire la fonction ou la signification d\u2019un terme dans la langue source.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Les incompr\u00e9hensions culturelles dans la traduction des actes judiciaires&nbsp;\u00bb (pp. 65-80), Dorina Irimia compare des actes judiciaires fran\u00e7ais avec des actes roumains en observant les mani\u00e8res de traiter les affaires dans les deux pays. D\u2019apr\u00e8s l\u2019autrice, il faut se demander quelles r\u00e9alit\u00e9s culturelles sont recouvertes par ces affaires avant de les traduire. Le traitement des affaires dans deux pays peut \u00eatre identique, proche, inexistant ou avec des moyens diff\u00e9rents selon les cas. Mais, en toute circonstance, la connaissance approfondie des deux syst\u00e8mes judiciaires et un <em>accommodement raisonnable<\/em> (p. 77) dans la traduction seraient utiles pour trouver la tournure qui, en m\u00eame temps, respecte le sens du texte original et soit claire pour le lecteur.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie, intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;R\u00e9flexions philosophiques et linguistiques&nbsp;\u00bb, compte trois autres contributions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Limiter le risque d\u2019incompr\u00e9hensions culturelles \u2013 De la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019adapter le droit aux \u00e9volutions de la soci\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00bb (pp. 83-101), H\u00e9lo\u00efse Granville met en \u00e9vidence l\u2019interconnexion entre droit et soci\u00e9t\u00e9 en d\u00e9finissant le premier comme le contributeur majoritaire \u00e0 la cr\u00e9ation des valeurs forgeant la culture. Ensuite, des r\u00e9flexions sont d\u00e9velopp\u00e9es pour pallier le risque d\u2019incompr\u00e9hensions culturelles du droit, ainsi que d\u2019incompr\u00e9hensions juridiques de la culture. \u00c0 cet effet, il est n\u00e9cessaire de trouver un \u00e9quilibre en consid\u00e9rant que les cultures sont en constante \u00e9volution et, m\u00eame si le droit doit se fa\u00e7onner \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, il ne peut pas \u00eatre soumis \u00e0 des modifications continues, ce qui g\u00e9n\u00e9rerait une forte ins\u00e9curit\u00e9 juridique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Les d\u00e9fis d\u2019une traduction juridique fid\u00e8le&nbsp;\u00bb (pp. 103-120), Nada Kfouri Khoury montre que les diff\u00e9rences culturelles peuvent entraver une traduction claire des affaires juridiques. Pour aboutir \u00e0 une traduction exempte de malentendus, les traducteurs doivent, d\u2019une part, s\u2019inspirer des \u00e9l\u00e9ments linguistiques des textes, comme la ponctuation et les performatifs, et d\u2019autre part, prendre en compte les rep\u00e8res contextuels, en particulier dans le droit international, o\u00f9 les syst\u00e8mes juridiques et les coutumes varient consid\u00e9rablement. Dans la conclusion, elle \u00e9voque l\u2019Intelligence Artificielle pour la traduction juridique en remarquant ses limites pr\u00e9cis\u00e9ment en termes de compr\u00e9hension contextuelle et de nuances linguistiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Juges bilingues et incompr\u00e9hensions culturelles dans le contexte francophone minoritaire canadien \u2013 Un point de vue de justiciable&nbsp;\u00bb (pp. 121-140), Agn\u00e8s Whitfield discute des droits linguistiques qui encadrent l\u2019acc\u00e8s aux juges bilingues en Ontario et s\u2019attarde sur les diff\u00e9rentes mani\u00e8res dont les juges bilingues et unilingues se sont positionn\u00e9s au sein de l\u2019infrastructure judiciaire par rapport \u00e0 l\u2019exercice des droits linguistiques. Elle remarque que l\u2019usage du fran\u00e7ais n\u2019est pas toujours per\u00e7u comme un droit, mais plut\u00f4t comme un accommodement, et que la pr\u00e9sence d\u2019un juge bilingue ne garantit pas une \u00e9galit\u00e9 effective entre les deux langues, au d\u00e9triment des justiciables francophones.<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me partie, intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Dimensions politiques et publiques&nbsp;\u00bb, englobe trois contributions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Aspects de l\u2019incompr\u00e9hension culturelle en interpr\u00e9tation de service public en France \u2013 Une \u00e9tude de terrain&nbsp;\u00bb (pp. 143-161), Mohannad Alhalaki a conduit une enqu\u00eate par <em>focus group<\/em>, une d\u00e9marche bas\u00e9e sur la discussion interactive d\u2019un groupe de six interpr\u00e8tes, pour illustrer les incompr\u00e9hensions culturelles en ISP (interpr\u00e9tation de service public). Plusieurs aspects et cons\u00e9quences de ces incompr\u00e9hensions ont \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9s. Parmi les aspects d\u2019incompr\u00e9hension en ISP, il a d\u00e9tect\u00e9 les diff\u00e9rences linguistiques entre les interlocuteurs, les diff\u00e9rences culturelles qui sont parfois pr\u00e9sentes au sein d\u2019une m\u00eame langue, et l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 du r\u00f4le de l\u2019interpr\u00e8te. Quant aux cons\u00e9quences d\u2019incompr\u00e9hension en ISP, le ralentissement du processus, les tensions entre les interlocuteurs, le co\u00fbt cognitif pour l\u2019interpr\u00e8te et \u00e9conomique pour l\u2019usager, ainsi que la mise en doute des comp\u00e9tences de l\u2019interpr\u00e8te sont les implications les plus fr\u00e9quentes. Il conclut avec un approfondissement sur ces th\u00e9matiques afin d\u2019am\u00e9liorer les approches d\u2019acquisition de comp\u00e9tences de l\u2019ISP dans les centres de formation.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Traduire la notion de paix en arabe \u2013 Les enjeux de l\u2019incompr\u00e9hension de la traduction institutionnelle internationale&nbsp;\u00bb (pp. 163-179), Hanaa Beldjerd examine la traduction vers l\u2019arabe du mot \u00ab&nbsp;paix&nbsp;\u00bb au sein de l\u2019Organisation des Nations Unies. La notion de paix est difficile \u00e0 d\u00e9finir car sa conception d\u00e9pend des \u00e9poques et des contextes. Toutefois, dans le sens onusien, cette notion d\u00e9signe non seulement l\u2019absence des guerres, mais aussi l\u2019\u00e9galit\u00e9 et la libert\u00e9 des peuples. Pour cette raison, la traduction onusienne de paix en arabe est <em>silm<\/em>, qui s\u2019av\u00e8re un \u00ab&nbsp;calque institutionnel&nbsp;\u00bb (p. 167) privil\u00e9giant la forme de la langue-culture source au d\u00e9triment du contenu de la langue-culture cible. Ainsi, le vrai d\u00e9bat porte sur la compr\u00e9hension du produit de la traduction, qui reste \u00e9trange pour les arabophones en dehors du contexte institutionnel. Par cons\u00e9quent, la traduction de paix ne peut pas \u00eatre une simple op\u00e9ration de substitution de signes linguistiques entre deux syst\u00e8mes distincts, mais c\u2019est le r\u00e9sultat d\u2019une communication interculturelle et d\u2019une horizontalit\u00e9 entre les deux langues-cultures.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Peut-on <em>domestiquer<\/em> en traduction juridique&nbsp;? Le cas de la Constitution marocaine&nbsp;\u00bb (pp. 181-203), Mohammed Jadir compare les deux versions de la Constitution marocaine pr\u00e9par\u00e9e lors du printemps arabe de 2011. Apr\u00e8s l\u2019analyse de facteurs exog\u00e8nes et endog\u00e8nes, il \u00e9tablit que la version fran\u00e7aise est la version source de la Constitution, alors que la version arabe est la version cible, qui a subi des processus de <em>domestication<\/em>, <em>naturalisation<\/em> et <em>marocanisation<\/em> tendant, d\u2019une part, \u00e0 valoriser la figure du roi et, d\u2019autre part, \u00e0 surmonter les malentendus et le choc culturel chez les citoyens marocains. Les modifications syntaxiques, lexicales et modales confirment le choix d\u2019une strat\u00e9gie traductionnelle <em>sourcibliste<\/em> alternant litt\u00e9ralit\u00e9 pour respecter le type de texte \u00e0 traduire, et <em>ultraciblisme<\/em> pour \u00e9viter les incompr\u00e9hensions culturelles chez le lecteur marocain, bien que les \u00e9quivalents propos\u00e9s en arabes soient parfois juridiquement erron\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La quatri\u00e8me partie, intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;T\u00e9moignages de praticiens&nbsp;\u00bb, inclut les quatre derni\u00e8res contributions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab\u00a0Morte pour des endives trop cuites \u2013 Homicide en mode culinaire\u00a0\u00bb (pp. 207-224), Delplanque analyse un cas particulier d\u2019homicide\u00a0: un vieil homme fran\u00e7ais tue son \u00e9pouse pour des motifs futiles. La victime, d\u00e9j\u00e0 atteinte d\u2019un d\u00e9but de maladie d\u2019Alzheimer, est accus\u00e9e d\u2019insolence et de gaspillage apr\u00e8s avoir br\u00fbl\u00e9 des l\u00e9gumes. Pour cette raison, le mari la frappe, elle tombe, se cogne la t\u00eate contre un meuble et meurt. La dynamique sera d\u00e9finie accidentelle et les filles du couple seront les premi\u00e8res \u00e0 justifier la r\u00e9action de leur p\u00e8re, qui, d\u2019apr\u00e8s ce qu\u2019il dit, ne voulait pas tuer son \u00e9pouse, mais revendiquer son r\u00f4le de chef de famille. Dans ce cas, l\u2019incompr\u00e9hension culturelle, caus\u00e9e par la r\u00e9action excessive de l\u2019homme, ne r\u00e9side pas dans la diversit\u00e9 linguistique ou juridique, mais plut\u00f4t dans des facteurs temporels et g\u00e9n\u00e9rationnels. De ce fait, le contexte dans lequel l\u2019homme a grandi et celui dans lequel la famille a v\u00e9cu sont examin\u00e9s pour mieux comprendre pourquoi cet homme est rest\u00e9 fig\u00e9 dans un r\u00f4le de <em>pater familias<\/em> autoritaire, d\u00e9sormais heureusement d\u00e9pass\u00e9, et pourquoi il n\u2019a pas suivi l\u2019\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Le Juge face \u00e0 l\u2019interculturalit\u00e9&nbsp;\u00bb (pp. 225-233), Marie Auriault clarifie le r\u00f4le des Juges des enfants dans la protection de l\u2019enfance et dans le jugement de la d\u00e9linquance juv\u00e9nile en fournissant de nombreux exemples issus de contextes ultramarins. Dans ces cas, la pr\u00e9sence d\u2019un interpr\u00e8te s\u2019av\u00e8re essentielle pour briser les barri\u00e8res linguistiques, surmonter les incompr\u00e9hensions culturelles et transmettre donc correctement les messages. Avec l\u2019aide des interpr\u00e8tes, les Juges visent \u00e0 trouver un \u00e9quilibre entre l\u2019application des normes fran\u00e7aises, la pr\u00e9servation de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les justiciables \u2013 quelles que soient leurs origines et leurs cultures \u2013, et la protection des valeurs humaines universelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;L\u2019avocat, le client et l\u2019interpr\u00e8te \u2013 Trio \u00e0 une voix&nbsp;\u00bb (pp. 235-242), Camir Kerifa raconte ses exp\u00e9riences en tant qu\u2019avocate dans le domaine du droit des \u00e9trangers. Comme les personnes immigr\u00e9es ne ma\u00eetrisent pas la langue fran\u00e7aise, l\u2019article pr\u00e9liminaire du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale pr\u00e9voit le droit de recours \u00e0 l\u2019interpr\u00e8te comme garantie d\u2019un proc\u00e8s \u00e9quitable. Donc, d\u2019apr\u00e8s l\u2019autrice, la place conf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l\u2019interpr\u00e8te est indispensable \u00e0 la manifestation de la v\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 l\u2019exercice des droits de la d\u00e9fense afin que le justiciable soit \u00ab&nbsp;acteur&nbsp;\u00bb et non pas \u00ab&nbsp;spectateur&nbsp;\u00bb de la proc\u00e9dure.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;L\u2019enqu\u00eateur judiciaire face aux obstacles traductologiques \u2013 Entretien avec Franck Berthelot, adjudant-chef de gendarmerie&nbsp;\u00bb (pp. 243-251), Delplanque et Schwerter interrogent Franck Berthelot sur son travail d\u2019enqu\u00eateur. Berthelot indique plusieurs exemples, en particulier en Guyane, o\u00f9 la diversit\u00e9 culturelle influe sur l\u2019application du droit en allant jusqu\u2019\u00e0 l\u2019effacer face aux incompr\u00e9hensions.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage est cl\u00f4tur\u00e9 par les pr\u00e9sentations des auteurs et des autrices de chaque contribution.<\/p>\n\n\n\n<p>[Lorenzo SERGI]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Herv\u00e9 DELPLANQUE, Stephanie SCHWERTER (dir.), L\u2019incompr\u00e9hension culturelle \u00e0 l\u2019\u00e9preuve dudroit, Berlin, Frank &amp; Timme, 2025 (\u00ab&nbsp;Trans\u00dcD \u2013 Arbeiten zur Theorie und Praxis des \u00dcbersetzens und Dolmetschens&nbsp;\u00bb, 151), pp. 255. 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