{"id":1338,"date":"2025-06-15T19:23:24","date_gmt":"2025-06-15T17:23:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=1338"},"modified":"2025-06-21T22:25:06","modified_gmt":"2025-06-21T20:25:06","slug":"sylvie-monjean-decaudin-traite-de-juritraductologie-epistemologie-et-methodologie-de-la-traduction-juridique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/2025\/06\/15\/sylvie-monjean-decaudin-traite-de-juritraductologie-epistemologie-et-methodologie-de-la-traduction-juridique\/","title":{"rendered":"Sylvie MONJEAN-DECAUDIN, Trait\u00e9 de juritraductologie. \u00c9pist\u00e9mologie et m\u00e9thodologie de la traduction juridique"},"content":{"rendered":"\n<p>Sylvie MONJEAN-DECAUDIN, <em>Trait\u00e9 de juritraductologie.<\/em> <em>\u00c9pist\u00e9mologie et m\u00e9thodologie de la traduction juridique<\/em>, Presses Universitaires di Septentrion, Villeneuve d\u2019Asq, 2022, pp. 303.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet ouvrage, Sylvie Monjean-Decaudin \u2013 juriste de formation \u2013 met en garde contre les risques li\u00e9s \u00e0 la traduction de textes juridiques d\u2019un point de vue purement linguistique. Elle pr\u00f4ne donc la n\u00e9cessit\u00e9 de conjuguer les disciplines du droit, des sciences du langage et de la traductologie dans un seul champ d\u2019\u00e9tude interdisciplinaire\u00a0: la juritraductologie. Celle-ci est nourrie \u00e0 la fois par les \u00e9tudes sur la traduction juridique ayant pris tout leur \u00e9lan \u00e0 partir des ann\u00e9es 1990 et par le droit compar\u00e9 mettant en \u00e9vidence les cons\u00e9quences de la traduction de concepts juridiques complexes. La juritraductologie vise donc \u00e0 garantir l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la justice malgr\u00e9 la double \u00ab\u00a0vulnerabilit\u00e9 linguistique\u00a0et juridique\u00a0\u00bb des personnes impliqu\u00e9es, comme l\u2019auteure le montre dans <em>Introduction<\/em>. <em>De la vuln\u00e9rabilit\u00e9 linguistique des personnes et des traductions<\/em> (pp. 19-33), par l\u2019exemple de cinq sc\u00e9narios exposant un voyageur \u00e9tranger \u00e0 des situations inattendues. La mondialisation conduit en effet \u00e0 la circulation des personnes, des capitaux et des biens, et les \u00e9changes juridiques se multiplient avec le besoin d\u2019intercompr\u00e9hension linguistique et, par cons\u00e9quent, de traduction. Mais la traduction, elle aussi, est vuln\u00e9rable et s\u2019expose au risque linguistique et juridique\u00a0: quand une traduction est apport\u00e9e en justice, le r\u00f4le du juge devient d\u00e9terminant, car il a le pouvoir d\u2019appr\u00e9cier le caract\u00e8re probant ou non d\u2019un document &#8211; et donc de sa traduction &#8211; et de la valider ou invalider ind\u00e9pendamment de sa bonne qualit\u00e9 traductologique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage se compose de trois parties, dont la premi\u00e8re, <em>Les pr\u00e9mices et les pr\u00e9misses de la juritraductologie<\/em> (pp. 35-95), \u00e0 la recherche de l\u2019origine de la juritraductologie, remonte aux premiers travaux sur le langage juridique <em>\u2013<\/em> les \u00ab\u00a0pr\u00e9mices\u00a0\u00bb <em>\u2013<\/em>, lorsque la mondialisation a suscit\u00e9 les besoins de contacts interlinguistiques et interjuridiques et, par cons\u00e9quent, la n\u00e9cessit\u00e9 de traduire le droit. Les \u00ab\u00a0pr\u00e9misses\u00a0\u00bb sont en revanche constitu\u00e9es par un raisonnement logique qui croise les sciences juridiques et les sciences du langage pour donner lieu en cons\u00e9quence \u00e0 la juritraductologie comme conclusion. Ainsi, dans le premier chapitre, Monjean-Decaudin s\u2019interroge sur l\u2019<em>\u00e9mergence<\/em> de la juritraductologie en retra\u00e7ant les racines de sa gen\u00e8se \u00e0 partir de la fin du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et, en particulier, au d\u00e9but du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. L\u2019int\u00e9r\u00eat pour ces probl\u00e9matiques linguistiques se manifeste d\u2019abord dans des Etats plurilingues et plurijuridiques, comme le Canada, la Suisse, la Belgique, o\u00f9 la \u00ab\u00a0jurilinguistique\u00a0\u00bb <em>\u2013<\/em> qui propose des techniques visant \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 du langage juridique en mati\u00e8re de r\u00e9daction, de traduction, de terminologie, de lexicographie \u2013 se diffuse gr\u00e2ce \u00e0 Jean-Claude G\u00e9mar qui en a diffus\u00e9 la d\u00e9nomination. En France, avec les travaux de Jean-Louis Sourioux, Pierre Lerat et G\u00e9rard Cornu \u00e9merge la \u00ab\u00a0linguistique juridique\u00a0\u00bb, qui ne concerne pas seulement l\u2019\u00e9tude du langage du droit mais aussi du droit du langage\u00a0: dans ce sillage, la juritraductologie fran\u00e7aise croise la <em>traduction du droit<\/em> et le <em>droit de la traduction<\/em>. Une autre impulsion \u00e0 la discipline est venue, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, de la traduction juridique dans le cadre du droit international et de l\u2019Union europ\u00e9enne et, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, de la traduction du droit par les juristes comparatistes, sans oublier leur comp\u00e9n\u00e9tration avec la traductologie, telle qu\u2019elle s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir de la Seconde Guerre mondiale. Apr\u00e8s avoir mis en \u00e9vidence l\u2019\u00e9mergence de la discipline, l\u2019auteure se concentre, dans le deuxi\u00e8me chapitre, sur la convergence qui a permis la construction de la \u00ab\u00a0traductologie juridique\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0juritraductologie\u00a0\u00bb \u00e0 partir de 2010. Monjean-Decaudin rappelle d\u2019abord l\u2019importance incontournable des travaux de Jacques Pelage (le premier \u00e0 utiliser le n\u00e9ologisme juritraductologie) en France, et de Abdel Maher Hadi et Claude Bocquet en Suisse, ayant jet\u00e9 la base des \u00e9l\u00e9ments qui caract\u00e9riseront la discipline\u00a0; ensuite elle montre, en l\u2019explicitant segment par segment, la validit\u00e9 de la d\u00e9finition de la discipline qui consiste \u00e0 \u00ab\u00a0d\u00e9crire, analyser et th\u00e9oriser l\u2019objet \u00e0 traduire et l\u2019objet traduit, en tant qu\u2019objet appartenant au droit et utilis\u00e9 par le droit\u00a0\u00bb (p. 77). Enfin, elle pr\u00e9sente les <em>Legal Translation Studies<\/em> (LTS) (qui int\u00e8grent la juritraductologie avec les sciences juridiques et les attentes des professionnels), dont elle s\u2019\u00e9loigne car ils se limitent \u00e0 l\u2019\u00e9tude de textes ayant un contenu juridique, tandis que la juritraductologie soutient que tout texte ayant un effet juridique, ind\u00e9pendamment de son contenu, doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un texte juridique.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie, <em>Le droit et la traduction<\/em> (pp. 99-159) s\u2019occupe de ce pilier fondamental pour la juritraductologie en tant que \u00ab\u00a0vecteur causal\u00a0\u00bb de la traduction du droit (p. 97), de plus en plus n\u00e9cessaire afin de faire valoir ses droits mondialis\u00e9s. Pour pouvoir \u00eatre utilis\u00e9e et fonctionner, la traduction, elle aussi, doit \u00eatre encadr\u00e9e par des dispositions normatives et jurisprudentielles qui touchent toutes les branches du droit. Dans le premier chapitre, Monjean-Decaudin discute le cas selon lequel le droit d\u00e9signe l\u2019objet \u00e0 traduire et pose, en amont, l\u2019acte de traduction. Elle se concentre, d\u2019abord, sur les exigences juridiques de la traduction dans plusieurs contextes, notamment celui supra-\u00e9tatique du droit international public et priv\u00e9 \u2013 n\u00e9cessitant de traductions officielles ou de traduction asserment\u00e9e, l\u00e9galis\u00e9e et apostill\u00e9e \u2013 ou celui des politiques linguistiques nationales \u2013 variable selon les Etats \u2013, et ensuite, sur les deux types de <em>prescriptions<\/em> qui r\u00e9gissent le droit de la traduction et constituent \u00ab\u00a0un droit fondamental \u00e0 l\u2019assistance linguistique, universel et indivisible\u00a0\u00bb (p. 99)\u00a0: les r\u00e8gles <em>contextualis\u00e9es<\/em> \u2013 rattach\u00e9es \u00e0 une fonctionnalit\u00e9 pour le droit \u2013 et les r\u00e8gles <em>consacr\u00e9es<\/em> \u2013 ayant pour but de garantir le respect des droits des personnes allophones. Le chapitre se conclut par un long survol sur le d\u00e9veloppement du droit \u00e0 l\u2019assistance linguistique (DALAL) en France, surtout pour ce qui est de l\u2019interpr\u00e9tation, en tant que droit fondamental pour le justiciable et comme garantie proc\u00e9durale, d\u00e9clin\u00e9 \u00e9galement pour des situations particuli\u00e8res (victimes, sourds-muets, migrants\u2026). Dans le deuxi\u00e8me chapitre, l\u2019auteure s\u2019int\u00e9resse au droit de la traduction qui intervient en revanche en aval, apr\u00e8s la r\u00e9alisation de l\u2019acte de traduction, pour la ratifier et en encadrer la validation. C\u2019est bien cette validation qui attribue \u00e0 la traduction, appartenant d\u00e9sormais au domaine du droit, des effets juridiques. Pour \u00eatre valid\u00e9e par l\u2019appr\u00e9ciation du juge et, par cons\u00e9quent, produire les effets voulus, \u00ab\u00a0la traduction doit r\u00e9pondre \u00e0 des crit\u00e8res de forme et de fond \u00e9nonc\u00e9s par la r\u00e8gle de droit\u00a0\u00bb (p. 137), qui ne co\u00efncident pas n\u00e9cessairement avec les crit\u00e8res de qualit\u00e9 du linguiste et du traductologue. La validation du juge peut donc porter, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, sur la forme de la traduction, sur la langue de traduction, sur le respect d\u2019un formalisme plus ou moins strict selon les cas et, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, sur le fond. Parfois le juge exige la litt\u00e9ralit\u00e9 de la traduction, parfois il permet de s\u2019en \u00e9loigner\u00a0; en tout cas, le passage d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre ne doit pas d\u00e9naturer l\u2019original pour une bonne r\u00e9alisation juridique et, par cons\u00e9quent, pour la s\u00e9curit\u00e9 juridique fond\u00e9e sur l\u2019interpr\u00e9tation uniforme. Trois cas de figure peuvent se pr\u00e9senter\u00a0: la traduction est valid\u00e9e malgr\u00e9 sa mauvaise qualit\u00e9 ; elle est partiellement valid\u00e9e malgr\u00e9 sa mauvaise qualit\u00e9 ; c\u2019est le juge lui-m\u00eame qui interpr\u00e8te le texte en langue \u00e9trang\u00e8re, \u00e0 condition d\u2019en pr\u00e9ciser le sens en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me partie fait \u00e9tat de la distinction entre <em>La traduction du droit<\/em> (pp. 161-240), syntagme privil\u00e9gi\u00e9 par les juristes comparatistes qui s\u2019int\u00e9ressent surtout \u00e0 l\u2019objet par son appartenance d\u2019ordre linguistico-culturelle, et la <em>traduction juridique<\/em> dont l\u2019appartenance est plut\u00f4t d\u2019ordre fonctionnel, en ce qu\u2019elle est utilis\u00e9e par le droit. Dans le premier chapitre, apr\u00e8s une courte introduction historique, l\u2019auteure touche les probl\u00e9matiques \u00e9pist\u00e9mologiques li\u00e9es \u00e0 la traduction du droit, \u00e0 partir de la question de l\u2019\u00ab\u00a0(in)traduisibilit\u00e9\u00a0\u00bb. La juritraductologie montre qu\u2019\u00ab\u00a0il est possible de comparer l\u2019incomparable et que, dans la pratique, la traduction est possible\u00a0\u00bb (p. 166), mais aussi qu\u2019il est n\u00e9cessaire de tenir compte de la relation intrins\u00e8que entre le droit et la langue. Cette derni\u00e8re est un outil qui exprime la technicit\u00e9 du droit, mais la grande majorit\u00e9 de ses termes sont \u00e9galement utilis\u00e9s dans la langue g\u00e9n\u00e9rale. A cette polys\u00e9mie externe, qui pose une difficult\u00e9 suppl\u00e9mentaire au traducteur, s\u2019ajoute la \u00ab\u00a0qualification juridique\u00a0\u00bb\u00a0:\u00a0lorsqu\u2019un mot de la langue g\u00e9n\u00e9rale entre dans le champ de l\u2019application du droit, un transfert s\u00e9mantique entre les deux se produit. Et encore, les diverses fonctions du texte juridique influencent celles de sa traduction. Pour cette raison, apr\u00e8s un rappel des th\u00e9ories du skopos et des typologies textuelles propos\u00e9es au fil du temps, l\u2019auteure adapte la typologie fonctionnaliste de Claude Bocquet \u00e0 la juritraductologie (textes qui <em>cr\u00e9ent<\/em>, <em>appliquent<\/em> ou <em>exposent<\/em> la norme), sur la base de la <em>convergence<\/em> ou de la <em>divergence<\/em> entre la fonction remplie par le texte source et par sa traduction. Ensuite Monjean-Decaudin distingue entre <em>traduction<\/em> <em>horizontale<\/em> r\u00e9alis\u00e9e entre deux langues ayant statut \u00e9gal, et <em>traduction verticale<\/em>, lorsque la traduction est r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir d\u2019une langue de statut culturel sup\u00e9rieur. Dans l\u2019Union europ\u00e9enne, la supranationalit\u00e9 du droit europ\u00e9en instaure la verticalit\u00e9 normative et linguistique et assure l\u2019uniformisation et l\u2019\u00e9quivalence de toutes les versions textuelles produites. Cependant, cette pluralit\u00e9 provoque aussi l\u2019exigence de nombreuses traductions horizontales, territorialis\u00e9es ou localis\u00e9es, li\u00e9es aux cultures nationales. Enfin, l\u2019auteure pr\u00e9sente un aper\u00e7u de la traduction des caract\u00e9ristiques linguistiques et terminologiques du droit, notamment des d\u00e9cisions de justice, et aborde la question de la linguistique de corpus et des ressources \u00e0 la disposition du traducteur. Dans le deuxi\u00e8me chapitre l\u2019attention se d\u00e9place vers deux propositions m\u00e9thodologiques de travail. La premi\u00e8re voudrait guider le raisonnement des <em>professionnels de la traduction juridique<\/em> et s\u2019articule selon plusieurs \u00e9tapes\u00a0: dans la premi\u00e8re le traducteur cr\u00e9e une fiche pr\u00e9paratoire \u00e0 la comparaison des concepts appartenant aux deux droits analys\u00e9s et donc au terme \u00e0 traduire\u00a0; ensuite une \u00e9tude s\u00e9mantico-juridique du terme source est effectu\u00e9e suivant un ensemble de questions propos\u00e9es par Monjean-Decaudin\u00a0; enfin, on pr\u00e9pare le tableau correspondant pour le terme cible. Ce travail analytique servira pour \u00e9laborer une <em>fiche juritraductologique<\/em> <em>de traduction<\/em> (FJT), qui reprend et synth\u00e9tise seulement les questions utiles \u00e0 la mise en \u00e9quivalence du terme pour la traduction. La seconde m\u00e9thodologie propos\u00e9e s\u2019adresse aux <em>\u00e9tudiants en traduction juridique<\/em>. Dans ce cas, le travail commence par une phase pr\u00e9liminaire de contextualisation qui doit\u00a0: cerner le type de document \u00e0 traduire, l\u2019auteur, le(s) destinataire(s) et les fonctions du document et de la traduction\u00a0; comparer le droit source et cible\u00a0; \u00e9valuer la juridicit\u00e9 du texte. Enfin, le processus de traduction lui-m\u00eame est divis\u00e9 en trois \u00e9tapes : l\u2019\u00e9tape <em>s\u00e9masiologique<\/em> \u2013 extraction du sens pertinent du concept \u00e9tudi\u00e9 dans les documents \u2013, l\u2019\u00e9tape de <em>droit compar\u00e9<\/em> \u2013 recherche des candidats potentiels et, pour chacun d\u2019eux, recherche s\u00e9masiologique \u2013 et l\u2019\u00e9tape <em>onomasiologique<\/em> \u2013 finalisation du processus en partant du contenu s\u00e9mantique pour aller vers la d\u00e9signation d\u2019un mot.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage est cl\u00f4tur\u00e9 par une s\u00e9rie d\u2019annexes, une bibliographie, un index alphab\u00e9tique et un index de la jurisprudence cit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>[Chiara PREITE]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sylvie MONJEAN-DECAUDIN, Trait\u00e9 de juritraductologie. \u00c9pist\u00e9mologie et m\u00e9thodologie de la traduction juridique, Presses Universitaires di Septentrion, Villeneuve d\u2019Asq, 2022, pp. 303. 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