{"id":1265,"date":"2025-02-23T18:38:59","date_gmt":"2025-02-23T17:38:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=1265"},"modified":"2025-03-01T15:57:10","modified_gmt":"2025-03-01T14:57:10","slug":"agnes-steuckardt-jacques-bres-dir-les-40-ans-des-cahiers-de-praxematique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/2025\/02\/23\/agnes-steuckardt-jacques-bres-dir-les-40-ans-des-cahiers-de-praxematique\/","title":{"rendered":"Agn\u00e8s STEUCKARDT, Jacques BRES (dir.), Les 40 ans des Cahiers de prax\u00e9matique"},"content":{"rendered":"\n<p>Agn\u00e8s STEUCKARDT, Jacques BRES (dir.), <em>Les 40 ans des Cahiers de prax\u00e9matique<\/em> (2), n\u00b0 80 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Le num\u00e9ro 80 des <em>Cahiers de Prax\u00e9matique<\/em> constitue, avec le 79 (auquel nous avons consacr\u00e9 un compte-rendu pr\u00e9c\u00e9dent), un dossier double sous la direction de Jacques Bres et Agn\u00e8s Steuckardt pour f\u00eater les 40 ans de la revue. Cette fois, le num\u00e9ro s\u2019organise autour de trois groupes de contributions&nbsp;: un premier dans lequel Jeanne-Marie Barb\u00e9ris, Laurence Rosier et Michelle Lecolle r\u00e9fl\u00e9chissent sur leur relation \u00e0 la prax\u00e9matique&nbsp;; un deuxi\u00e8me qui, par des \u00e9tudes de cas, met en jeu \u00ab&nbsp;la puissance euristique&nbsp;\u00bb de la notion de <em>prax\u00e8me<\/em> (Laura Calabrese, C\u00e9cile Lignereux, Damon Mayaffre et Laurent Vanni, ainsi que Camille Bouzereau, Jacques Bres, Jean-Marc Sarale)&nbsp;; un troisi\u00e8me dans lequel Georges Kleiber reprend un th\u00e8me cl\u00e9 de ses recherches pour interroger les rapports entre formes linguistiques et r\u00e9f\u00e9rence au c\u0153ur de ce courant th\u00e9orique n\u00e9 dans le d\u00e9passement de la coupure langue\/parole.<\/p>\n\n\n\n<p>En ouverture, Jeanne-Marie Barb\u00e9ris signe, avec <em>Les formats, ou comment \u00ab\u00a0empathiser\u00a0\u00bb l\u2019 Autre ?<\/em> une r\u00e9flexion philosophique sophistiqu\u00e9e sur la construction prax\u00e9ologique du M\u00eame et de l\u2019Autre dans les formats dialogal, empathique et d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la 1<sup>re<\/sup>\u00a0personne chez le jeune enfant. Les formats sont d\u00e9finis comme des \u00ab\u00a0organisations exp\u00e9rientielles, cadrages concrets et incarn\u00e9s, sch\u00e9matisations issues des situations du monde empirique\u00a0\u00bb qui peuvent se fonder sur l\u2019alignement c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, le face \u00e0 face, ou, dans le cas du <em>Je<\/em>-enfant, l\u2019auto-pointage dans une dynamique mouvante entre le M\u00eame et l\u2019Autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Laurence Rosier retrace son itin\u00e9raire intellectuel d\u2019analyste du discours ayant travaill\u00e9 sur la mat\u00e9rialit\u00e9 langagi\u00e8re, les rapports sociaux et les normes dans le discours rapport\u00e9, l\u2019interjection, l\u2019insulte (par des manifestations X-type comme l\u2019ethnotype,\u00a0le sociotype, le sexotype ou ontotype) en convoquant des notions prax\u00e9matiques comme celle de nomination et de dialogisme jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9laboration plus r\u00e9cente du <em>prax\u00e9otype<\/em>. Cette derni\u00e8re est une classe d\u2019insultes portant sur les capacit\u00e9s physiques et psychiques. L\u2019article est une travers\u00e9e vive et vivace \u00e0 travers \u00ab\u00a0une linguistique qui n\u2019a plus peur du r\u00e9el\u00a0\u00bb (Siblot) ni ne craint de didactiser ses r\u00e9flexions socialement pr\u00e9occup\u00e9es voire inqui\u00e8tes.<\/p>\n\n\n\n<p>Michelle Lecolle revient sur un parcours d\u2019\u00e9tudes et de rencontres autour du \u00ab&nbsp;rapport dialectique du langage au r\u00e9el&nbsp;\u00bb (Gard\u00e8s-Madray &amp; Siblot, 1983) et saisit l\u2019occasion pour offrir quelques notes personnelles et intellectuelles en souvenir de Sarah Leroy, \u00ab&nbsp;une v\u00e9ritable touche \u00e0 tout, alliant rigueur, curiosit\u00e9 intellectuelle et une forme d\u2019audace&nbsp;\u00bb qui l\u2019amen\u00e8rent \u00e0 travailler entre France et Alg\u00e9rie sur l\u2019antonomase du nom propre, sur le nom propre \u00e0 l\u2019oral et sur l\u2019emprunt et les contacts de langues.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article de Laura Calabrese propose une r\u00e9flexion sur la nomination des objets sociaux en se fondant notamment sur le concept de \u00ab dialogisme de la nomination \u00bb (Siblot), selon lequel l\u2019acte de nommer implique syst\u00e9matiquement un positionnement de l\u2019\u00e9nonciateur par rapport \u00e0 l\u2019ensemble des discours ant\u00e9rieurs qui ont contribu\u00e9 \u00e0 fa\u00e7onner le r\u00e9f\u00e9rent ou plut\u00f4t <em>un<\/em> r\u00e9f\u00e9rent. Autrement dit, le r\u00e9f\u00e9rent n\u2019est que rarement une entit\u00e9 discr\u00e8te, stable et ind\u00e9pendante\u202fdu r\u00e9seau discursif qui le fa\u00e7onne. Certes, l\u2019auteure souligne que pour les r\u00e9f\u00e9rents concrets la m\u00e9diation discursive tend \u00e0 s\u2019effacer, mais pour les concepts sociopolitiques, la r\u00e9f\u00e9rence demeure plus n\u00e9gociable au sein des pratiques discursives (d\u00e9bats et controverses lexico-s\u00e9mantiques). En analysant des exemples issus de pol\u00e9miques dans le domaine de la migration, l\u2019article met en \u00e9vidence que la nomination des objets sociaux participe de leur cat\u00e9gorisation. Ainsi, la prax\u00e9matique permet de d\u00e9crypter, \u00e0 travers les traces \u00e9pilinguistiques, la mani\u00e8re dont le langage encode et reconfigure la polyphonie de la r\u00e9alit\u00e9 sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Le fonctionnement prax\u00e9mique des noms de sentiment et d\u2019attitude dans l\u2019interaction \u00e9pistolaire<\/em>, C\u00e9cile Lignereux se livre \u00e0 une analyse praxique de la nomination des sentiments et des attitudes dans les lettres de Mme\u00a0de S\u00e9vign\u00e9 \u00e0 sa fille. Ce terrain lui permet d\u2019\u00ab\u00a0illustrer l\u2019ind\u00e9niable op\u00e9rativit\u00e9 heuristique d\u2019une approche qui, au-del\u00e0 du fructueux examen de lexies trop souvent coup\u00e9es des mod\u00e8les dans lesquels elles s\u2019enracinent, des pratiques qui les motivent et des relations intersubjectives o\u00f9 elles s\u2019incarnent, fournit les outils d\u2019un authentique renouvellement des modes de lecture et d\u2019interpr\u00e9tation des textes \u00e9pistolaires\u00a0\u00bb. Li\u00e9e aux <em>praxis<\/em> sociales, la repr\u00e9sentation s\u00e9mantique de lexies telles qu\u2019<em>amiti\u00e9 <\/em>ou <em>tendresse<\/em> retrouve sa fonctionnalit\u00e9 sociale situ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019analyse que Damon Mayaffre et Laurent Vanni proposent des discours d\u2019Emmanuel Macron (2017-2024), met en jeu l\u2019exigence de repenser la r\u00e9f\u00e9rence en politique sous l\u2019angle de la \u00ab&nbsp;prof\u00e9rence&nbsp;\u00bb, propri\u00e9t\u00e9 du langage selon laquelle \u00ab&nbsp;le simple fait d\u2019\u00e9noncer un mot suffit \u00e0 mat\u00e9rialiser la r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019il d\u00e9signe&nbsp;\u00bb (Viktorovitch). En conjuguant prax\u00e9matique et d\u00e9marche logom\u00e9trique, les auteurs montrent que le discours de Macron s\u2019autonomise de la r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019il pourrait d\u00e9signer afin de constituer une praxis linguistique et politique. Les discours se caract\u00e9risent en effet par l\u2019usage d\u2019unit\u00e9s prof\u00e9rentielles telles que \u00ab projet \u00bb, \u00ab grand d\u00e9bat \u00bb ou \u00ab je suis un pr\u00e9sident nouveau&nbsp;\u00bb qui confondent \u00ab&nbsp;la&nbsp;<em>chose<\/em>&nbsp;publique&nbsp;\u00bb avec \u00ab&nbsp;le&nbsp;<em>verbe<\/em>&nbsp;public&nbsp;\u00bb. En particulier, la r\u00e9p\u00e9tition de formes comme \u00ab&nbsp;bienveillance&nbsp;\u00bb, \u00ab prot\u00e9ger \u00bb ou \u00ab je prends soin de vous \u00bb produit une posture de soin (c\u2019est-\u00e0-dire de <em>care<\/em>) visant \u00e0 mettre en sc\u00e8ne une politique sociale sans la conduire mat\u00e9riellement. Ainsi, le verbe de Macron n\u2019est d\u00e9sormais plus aussi myst\u00e9rieux qu\u2019il pouvait le paraitre \u00e0 l\u2019aune de l\u2019obligation v\u00e9ri-conditionnelle qui traversait la conception du discours politique adopt\u00e9e dans <em>Macron ou le myst\u00e8re du verbe. Ses discours d\u00e9crypt\u00e9s par la machine<\/em> (\u00c9d. de l\u2019Aube, 2021). La d\u00e9marche prof\u00e9rentielle du pr\u00e9sident telle qu\u2019elle \u00e9merge de l\u2019analyse des linguistes ni\u00e7ois investit le verbe d\u2019une toute-puissance pragmatique qui semble configurer une \u00ab&nbsp;n\u00e9o-sophistique&nbsp;\u00bb assignant \u00e0 l\u2019analyse des pratiques langagi\u00e8res le r\u00f4le&nbsp;\u00ab&nbsp;n\u00e9o-platonique&nbsp;\u00bb d\u2019interroger le rapport entre parole et v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Camille Bouzereau, Jacques Bres et Jean-Marc Sarale signent deux contributions jumelles consacr\u00e9es au prax\u00e8me <em>s\u00e9paratisme<\/em>. Cette \u00e9tude de cas se fonde sur une notion du prax\u00e8me comme fonction qui se r\u00e9alise dans l\u2019acte de nommer. Dans <em>Du prax\u00e8me s\u00e9paratisme (I). Th\u00e9orie, morphosyntaxe, \u00e9tudes diachronique et lexicom\u00e9trique <\/em>les auteurs analysent d\u2019abord la structure morpho-s\u00e9mantique de l\u2019item lexical : marques morphosyntaxiques (-<em>isme<\/em>) et constructions actancielles attribuent \u00e0 <em>s\u00e9paratisme<\/em> une potentialit\u00e9 de sens et d\u2019axiologisation \u00ab&nbsp;de la dialectique du m\u00eame et de l\u2019autre&nbsp;: le <em>s\u00e9paratisme<\/em>, c\u2019est <em>eux<\/em>, c\u2019est pas <em>nous<\/em>&nbsp;\u00bb. Ensuite, l\u2019exploration textom\u00e9trique, atteste la fr\u00e9quence et la nature des collocations et des cooccurrences associ\u00e9es au prax\u00e8me depuis le XVII si\u00e8cle (dictionnaires, Frantext et presse fran\u00e7aise) jusqu\u2019aux discours politique et m\u00e9diatique contemporain. L\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un programme de sens (s\u00e9paratisme = <em>schisme religieux<\/em>) qui s\u2019enracine et se transforme en discours trouve dans cette analyse de corpus une assise empirique diachronique. X\u00e9nisme venu de l\u2019anglais, <em>s\u00e9paratisme<\/em> s\u2019interpr\u00e8te comme un pr\u00e9construit qui finit au fil du temps par repr\u00e9senter les diff\u00e9rentes controverses sur les rapports entre l\u2019Etat et les minorit\u00e9s. La suite de cette contribution, intitul\u00e9e <em>Du prax\u00e8me s\u00e9paratisme (II). Le dialogisme de la nomination \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des discours<\/em>, se concentre sur la dimension dialogique de cette nomination dans l\u2019espace de la communication contemporaine en France. Associ\u00e9 d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00e9pith\u00e8te <em>social<\/em>, <em>s\u00e9paratisme<\/em> nomme \u00ab&nbsp;dialogiquement les faits de s\u00e9paration territoriale en milieu urbain, avec pour actant confirm\u00e9 <em>x<\/em> les classes favoris\u00e9es&nbsp;\u00bb. Ensuite, le nom se trouve \u00ab&nbsp;mis au service d\u2019un contre-discours, pour cat\u00e9goriser certaines pratiques communautaires, per\u00e7ues comme diff\u00e9rentialistes, au moyen de l\u2019adjonction \u00e0 <em>s\u00e9paratisme<\/em> d\u2019adjectifs comme <em>islamiste, religieux<\/em>, etc.&nbsp;: la formule discursive \u201cs\u00e9paratisme islamiste\u201d s\u2019imposera dans les discours, sous le r\u00e9glage de sens <em>s\u00e9paratisme-isl*<\/em>&nbsp;\u00bb. L\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un prax\u00e8me au profil pol\u00e9mique, qui d\u00e9l\u00e9gitime les praxis sociales qu\u2019il cat\u00e9gorise, se trouve ainsi solidement confirm\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00ab\u00a0dernier mot\u00a0\u00bb est confi\u00e9 \u00e0 Georges Kleiber qui, dans son article <em>Sur le fonctionnement r\u00e9f\u00e9rentiel des d\u00e9monstratifs anaphoriques : comment trouve-t-on le \u00ab bon \u00bb r\u00e9f\u00e9rent ?<\/em> insiste sur le fait que \u00ab\u00a0le lieu de r\u00e9sidence du r\u00e9f\u00e9rent d\u2019un d\u00e9monstratif anaphorique [n\u2019est] pas le texte-amont lui-m\u00eame, mais la m\u00e9moire discursive qui en est issue\u00a0\u00bb. Le fonctionnement des d\u00e9monstratifs anaphoriques est pour l\u2019auteur simplement d\u00e9ictique faisant entrer une information dans la m\u00e9moire discursive\u00a0comme le montre l\u2019un des exemples fournis\u00a0: <em>Un fauteuil d\u2019osier jaune et rouge est accot\u00e9 au tronc du marronnier central devant le pr\u00e9au. Ce marronnier doit servir de piquet aux r\u00e9cr\u00e9ations et de poteau de torture lorsque les gar\u00e7ons jouent aux Indiens sioux<\/em>. Du point de vue s\u00e9miotique, ce fonctionnement est compar\u00e9 par Kleiber \u00e0 un <em>travelling <\/em>cin\u00e9matographique qui permet d\u2019associer le contenu v\u00e9hicul\u00e9 par le N du d\u00e9monstratif anaphorique et celui de l\u2019information de la m\u00e9moire discursive correspondant au \u00ab\u00a0bon\u00a0\u00bb r\u00e9f\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p>Une telle richesse de regards crois\u00e9s sur les rapports entre langue, praxis et soci\u00e9t\u00e9 ne peut qu\u2019inspirer confiance dans la capacit\u00e9 de la prax\u00e9matique \u00e0 porter encore beaucoup de fruits \u00e0 l\u2019avenir, notamment en ce qui concerne la prise en compte de la multimodalit\u00e9 des (techno-)discours publics que Laurence Rosier a bien raison d\u2019\u00e9voquer dans son article.<\/p>\n\n\n\n<p>[Silvia Nugara]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Agn\u00e8s STEUCKARDT, Jacques BRES (dir.), Les 40 ans des Cahiers de prax\u00e9matique (2), n\u00b0 80 2023. 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