{"id":1194,"date":"2024-10-10T19:30:40","date_gmt":"2024-10-10T17:30:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=1194"},"modified":"2024-10-23T13:23:32","modified_gmt":"2024-10-23T11:23:32","slug":"jacques-bres-agnes-steuckardt-dir-les-40-ans-des-cahiers-de-praxematique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.farum.it\/lectures\/2024\/10\/10\/jacques-bres-agnes-steuckardt-dir-les-40-ans-des-cahiers-de-praxematique\/","title":{"rendered":"Jacques BRES, Agn\u00e8s STEUCKARDT (dir.), Les 40 ans des Cahiers de prax\u00e9matique"},"content":{"rendered":"\n<p>Jacques BRES, Agn\u00e8s STEUCKARDT (dir.), Les 40 ans des Cahiers de prax\u00e9matique,&nbsp;Num\u00e9ro anniversaire 79 (1), 2023.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Cahiers de Prax\u00e9matique<\/em> ont f\u00eat\u00e9 leurs 40 ans en 2023 par un double num\u00e9ro 79-80. Le 79, auquel nous nous int\u00e9ressons ici (le 80 fera l\u2019objet d\u2019un autre compte-rendu prochainement), rend compte des rencontres et des dialogues qui ont nourri la prax\u00e9matique comme entreprise \u00ab\u00a0amicale et scientifique\u00a0\u00bb, pour reprendre le titre de l\u2019article par lequel Sophie Moirand ouvre le dossier. L\u2019autrice \u00e9voque les moments o\u00f9 ses interrogations sur les enjeux \u00e9nonciatifs de la r\u00e9f\u00e9renciation ont crois\u00e9 les initiatives des coll\u00e8gues de Praxiling toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues enrichissant la r\u00e9flexion collective \u201csur le sens des mots en discours et sur les relations entre les mots et les choses, entre les dires et les faits, entre les actes et les acteurs sociaux\u201d. Sonia Branca fait le point sur quarante ans de recherches fran\u00e7aises consacr\u00e9es aux \u00e9crits des \u00ab\u00a0peu lettr\u00e9s\u00a0\u00bb \u00e0 la R\u00e9volution \u00e0 partir du compte-rendu de\u00a0<em>L\u2019\u00c9criture des citoyens\u00a0<\/em>qu\u2019en 1995 Agn\u00e8s Steuckardt avait publi\u00e9 dans les\u00a0<em>Cahiers de prax\u00e9matique<\/em>: \u00ab Sa lecture t\u00e9moignait de la proximit\u00e9 de nos objets de recherche\u00a0: l\u2019int\u00e9r\u00eat pour les mat\u00e9riaux \u201cpauvres\u201d, la r\u00e9flexion sur les enjeux de la transcription pour des textes qui s\u2019\u00e9cartent des normes, le souci de ne pas interpr\u00e9ter sans pr\u00e9cautions les d\u00e9viances en les rabattant sur l\u2019influence d\u2019un substrat local, occitan en l\u2019occurrence, le r\u00f4le du support dans la fabrique des textes\u00a0\u00bb. L\u2019id\u00e9e sur laquelle est ax\u00e9 ce num\u00e9ro 79 de la revue de Montpellier est donc de rendre compte de l\u2019ouverture scientifique qui caract\u00e9rise la prax\u00e9matique sans pour autant faire l\u2019impasse sur quelques divergences d\u2019approche qui ont \u00e9merg\u00e9 au fil du temps parmi ses contributeurs. A ce titre, les pages que Jean-Paul Bronckart signe sous le titre aux accents cin\u00e9matographiques \u00ab Si pr\u00e8s&#8230; si loin\u00a0\u00bb reconstruisent, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les raisons de son adh\u00e9sion aux orientations politico-th\u00e9oriques de la prax\u00e9matique et, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, la distance qui s\u2019est creus\u00e9e avec certains compagnons de route \u00e0 partir d\u2019une lecture divergente de la conception saussurienne du signe. Contre l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00ab\u00a0c\u00e9sure totale entre la langue d\u00e9finie comme abstraction et tout le reste renvoy\u00e9 \u00e0 la parole ou \u00e0 l\u2019extra-linguistique\u00a0\u00bb (Siblot, 1990), Bronckart d\u00e9fend une vision processuelle du signe. A cette vision il avait consacr\u00e9 l\u2019ouvrage<em> Ferdinand de Saussure, une science du langage pour une science de l\u2019humain\u00a0<\/em>(2022) co-sign\u00e9 avec Ecaterina Bulea Bronckart apr\u00e8s de longues ann\u00e9es d\u2019\u00e9tude des manuscrits saussuriens, des notes du maitre et de ses \u00e9l\u00e8ves. Cette vision pr\u00e9suppose, en premier lieu, \u00ab\u00a0la construction de deux images mentales radicalement distinctes, l\u2019une ayant trait au contenu repr\u00e9sent\u00e9 et l\u2019autre \u00e0 l\u2019entit\u00e9 sonore repr\u00e9sentante \u00bb mais, en second lieu, un processus d\u2019accouplement \u00ab\u00a0sous l\u2019effet duquel se fixent les empans repr\u00e9sentatifs de chacune des faces, et se constitue par l\u00e0-m\u00eame le signe proprement dit. Dans cette perspective, les signes constituent, dans leur essence m\u00eame, des entit\u00e9s mentales uniques en ce qu\u2019elles r\u00e9sultent d\u2019un processus de d\u00e9gagement parall\u00e8le et simultan\u00e9, et \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la physicalit\u00e9 des sons et \u00e0 l\u2019\u00e9gard des r\u00e9f\u00e9rents\u00a0; et c\u2019est la dynamique en permanence \u00e0 l\u2019\u0153uvre entre les deux faces qui leur conf\u00e8re leur teneur et leur forme d\u00e9finitives \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Val\u00e9rie Bonnet prend comme point de d\u00e9part de ses r\u00e9flexions, intitul\u00e9es \u00ab Les m\u00e9dias, du corpus \u00e0 l\u2019objet \u00bb, l\u2019importance croissante des corpus m\u00e9diatiques dans les \u00e9tudes linguistiques \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980, et encore plus fortement depuis les ann\u00e9es 2000, dont t\u00e9moignent plusieurs num\u00e9ros des <em>Cahiers de prax\u00e9matique<\/em>. De fait, comme la prax\u00e9matique \u00ab&nbsp;analyse les processus du passage de la langue au discours par le truchement des praxis sociales, culturelles, linguistiques&nbsp;\u00bb, elle a favoris\u00e9 l\u2019emploi de corpus m\u00e9diatiques comme observatoires riches pour les ph\u00e9nom\u00e8nes langagiers situ\u00e9s dans leurs temps et espace de production. Ces corpus permettent en effet d\u2019observer la mani\u00e8re dont les m\u00e9dias mod\u00e9lisent l\u2019espace public et refl\u00e8tent des pratiques sociales vari\u00e9es, servant ainsi de \u00ab&nbsp;miroir social&nbsp;\u00bb ou m\u00eame de \u00ab&nbsp;caisse de r\u00e9sonance&nbsp;\u00bb pour des ph\u00e9nom\u00e8nes comme l\u2019expression des \u00e9motions ou la construction de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Mais Bonnet souligne aussi le r\u00f4le des m\u00e9dias dans la m\u00e9diation et dans la mise en circulation d\u2019id\u00e9es et de formes linguistiques d\u2019o\u00f9 l\u2019importance d\u2019une attention accrue \u00e0 la dimension polyphonique et dialogique des productions langagi\u00e8res. Ainsi, les corpus m\u00e9diatiques offrent une perspective sur l\u2019\u00e9volution des dynamiques communicationnelles mais aussi de ph\u00e9nom\u00e8nes syntaxiques, stylistiques ou encore phonologiques, voire phonostylistiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab&nbsp;Figuralit\u00e9, m\u00e9taphore et conceptions du sens (2000-2023)&nbsp;: apports du courant pragma-\u00e9nonciatif et questions ouvertes&nbsp;\u00bb, Mich\u00e8le Monte examine la conception de la m\u00e9taphore telle qu\u2019elle \u00e9merge des quatre articles publi\u00e9s dans le num\u00e9ro 35 des <em>Cahiers de Prax\u00e9matique<\/em> (D\u00e9trie, Prandi, Nyckees, Klinkenberg) et les met en rapport avec des r\u00e9flexions ult\u00e9rieures \u00e9labor\u00e9es au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. Les textes du dossier 35 offrent des perspectives distinctes mais compl\u00e9mentaires sur la figuralit\u00e9. Prandi critique l\u2019application des concepts \u00ab&nbsp;litt\u00e9ral&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;figur\u00e9&nbsp;\u00bb aux signifi\u00e9s des mots et des \u00e9nonc\u00e9s et soutient que l\u2019interpr\u00e9tation \u00ab&nbsp;non litt\u00e9rale&nbsp;\u00bb se base sur un conflit conceptuel entre le dit et le contexte, for\u00e7ant une interpr\u00e9tation figur\u00e9e. Klinkenberg voit dans la figure un effet herm\u00e9neutique, o\u00f9 le r\u00e9cepteur doit interpr\u00e9ter l\u2019allotopie pr\u00e9sente dans l\u2019\u00e9nonc\u00e9 pour en d\u00e9duire un sens m\u00e9taphorique. D\u00e9trie, quant \u00e0 elle, insiste sur l\u2019ad\u00e9quation des figures \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019\u00e9nonciateur et la repr\u00e9sentation linguistique du monde. Enfin, Nyckees explore la d\u00e9viance s\u00e9mantique des m\u00e9taphores, affirmant que ces derni\u00e8res s\u2019\u00e9cartent des cat\u00e9gories logiques usuelles pour \u00e9laborer des \u00ab&nbsp;cat\u00e9gorisations temporaires qui r\u00e9solvent par le langage des contradictions de type ontologique&nbsp;\u00bb. En d\u00e9pit de leurs divergences th\u00e9oriques quant \u00e0 l\u2019importance accord\u00e9 au conflit conceptuel, ces articles s\u2019accordent sur le caract\u00e8re constructiviste de la m\u00e9taphore, o\u00f9 le sens figur\u00e9 n\u2019est pas contenu dans l\u2019\u00e9nonc\u00e9 lui-m\u00eame, mais \u00e9merge \u00e0 travers l\u2019interaction avec le contexte. Le dossier montre ainsi comment les m\u00e9taphores ne sont pas seulement des \u00e9carts par rapport \u00e0 la norme, mais des outils qui fa\u00e7onnent la compr\u00e9hension du monde \u00e0 partir des structures grammaticales elles-m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article \u00ab P\u00e9riph\u00e9rie gauche, p\u00e9riph\u00e9rie droite : deux \u00e9volutions diff\u00e9rentes en fran\u00e7ais \u00bb de Bernard Combettes analyse l\u2019\u00e9volution des constituants p\u00e9riph\u00e9riques en fran\u00e7ais, en particulier les ajouts en fin d\u2019\u00e9nonc\u00e9 et les constructions d\u00e9tach\u00e9es en position initiale. Chronologiquement, les constructions d\u00e9tach\u00e9es \u00e0 gauche ont connu une \u00e9volution qui remonte au moyen fran\u00e7ais, avec une stabilisation \u00e0 partir du fran\u00e7ais moderne. Leur r\u00f4le \u00e9tait principalement de maintenir la continuit\u00e9 th\u00e9matique dans le discours. Ces constructions ont vu un certain retour \u00e0 l\u2019int\u00e9gration syntaxique apr\u00e8s avoir acquis une grande autonomie, particuli\u00e8rement au cours du XIXe si\u00e8cle. Les ajouts en fin d\u2019\u00e9nonc\u00e9, en revanche, apparaissent au XVIIe si\u00e8cle et connaissent un grand d\u00e9veloppement \u00e0 partir du fran\u00e7ais pr\u00e9classique et classique. Ils se sont autonomis\u00e9s progressivement, marquant un changement \u00e9nonciatif ou informationnel, souvent utilis\u00e9 pour corriger ou surench\u00e9rir sur le contenu pr\u00e9c\u00e9dent. En fran\u00e7ais contemporain, ces ajouts se comportent comme des phrases ind\u00e9pendantes. L\u2019\u00e9tude compare ces deux \u00e9volutions, en montrant que, contrairement aux ajouts, les constructions d\u00e9tach\u00e9es ont suivi un cycle complexe d\u2019autonomie puis de r\u00e9int\u00e9gration.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab Quantifieurs de proximit\u00e9 factuelle et prax\u00e9matique : Un instant apr\u00e8s le train d\u00e9raillait\/aurait d\u00e9raill\u00e9&nbsp;\u00bb, Hans Kronning explore les quantifieurs de proximit\u00e9 factuelle (QPF), \u00e0 savoir des expressions qui quantifient la proximit\u00e9 d\u2019un \u00e9v\u00e9nement par rapport \u00e0 un point temporel comme par exemple <em>un instant apr\u00e8s<\/em> ou <em>un pas de plus<\/em>. Ces segments permettent de marquer la probabilit\u00e9 ou la quasi-r\u00e9alisation d\u2019un fait&nbsp;: par exemple, <em>Un pas de plus et il me tuait<\/em> illustre une quasi-r\u00e9alisation. Kronning montre que l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une \u00e9tude des QPF plut\u00f4t que des emplois \u00ab expressifs \u00bb de l\u2019imparfait offre un cadre plus pr\u00e9cis pour comprendre comment le discours articule la relation entre le fait et sa non-r\u00e9alisation (construction contrefactuelle). Les QPF permettent en effet une lecture nuanc\u00e9e de la proximit\u00e9 factuelle apportant une meilleure compr\u00e9hension des nuances temporelles et conditionnelles l\u00e0 o\u00f9 l\u2019imparfait seul peut manquer de cette sp\u00e9cificit\u00e9 analytique. Cette observation ouvre sur une approche typologique comparant le fonctionnement des QPF dans les langues romanes qui se distinguent entre elles aussi bien pour les formes verbales employ\u00e9es dans l\u2019apodose que pour la syntaxe interne des expressions concern\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Catherine Schnedecker se penche sur la valeur s\u00e9mantique de la s\u00e9quence peu \u00e9tudi\u00e9e <em>Dieu sait qui<\/em> (DSQ) au sein d\u2019un paradigme de formes dites ind\u00e9finies (locutions construites sur une base verbale, d\u2019une part, et formes en QU-, d\u2019autre part). Ensuite, elle \u00e9tudie sa distribution et ses emplois dans l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des occurrences que DSQ enregistre dans Frantext et SketchEngine (SKE). Les r\u00e9sultats de cette exploration en langue et en discours montrent que dans son paradigme, DSQ se distingue au plan formel (pas de n\u00e9gation et nom propre comme sujet) et en termes de fr\u00e9quence d\u2019emploi. Les s\u00e9quences en <em>Dieu sait<\/em> enregistrent en effet une fr\u00e9quence faible par rapport \u00e0 <em>Je ne sais qui<\/em> ou <em>On ne sait qui<\/em> et pourtant \u00ab&nbsp;elles persistent dans l\u2019usage&nbsp;\u00bb. Cela est d\u00fb, par exemple, au figement assez abouti de la s\u00e9quence, \u00e0 sa r\u00e9sistance aux variations temporelles, \u00e0 sa charge expressive et aux contraintes limit\u00e9es que DSQ impose \u00e0 son environnement discursif.<\/p>\n\n\n\n<p>Par cet excursus \u00e0 travers des probl\u00e9matiques linguistiques aussi vari\u00e9es, ce num\u00e9ro 79 des <em>Cahiers de Prax\u00e9matique<\/em> rend compte d\u2019une trajectoire intellectuelle riche et encore prometteuse sur le \u00ab\u00a0rapport dialectique et pratique du langage au r\u00e9el\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>[Silvia Nugara]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jacques BRES, Agn\u00e8s STEUCKARDT (dir.), Les 40 ans des Cahiers de prax\u00e9matique,&nbsp;Num\u00e9ro anniversaire 79 (1), 2023. Les Cahiers de Prax\u00e9matique ont f\u00eat\u00e9 leurs 40 ans en 2023 par un double num\u00e9ro 79-80. 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