{"id":761,"date":"2023-02-15T19:21:04","date_gmt":"2023-02-15T18:21:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=761"},"modified":"2023-02-27T08:38:21","modified_gmt":"2023-02-27T07:38:21","slug":"camille-nous-dir-le-travail-et-ses-maux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2023\/02\/15\/camille-nous-dir-le-travail-et-ses-maux\/","title":{"rendered":"Camille No\u00fbs (dir.), Le travail et ses maux"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Le travail et ses maux,<\/em> dossier coordonn\u00e9 par la revue <em>Mots. Les langages du politique<\/em> et Camille No\u00fbs, n\u00b0126\/2021.<\/p>\n\n\n\n<p>Le titre \u00e0 double entr\u00e9e de ce dossier de la revue <em>Mots. Les langages du politique<\/em> se veut une r\u00e9flexion en de\u00e7\u00e0 et au-del\u00e0 du projet de publication r\u00e9alis\u00e9 car il se situe \u00e0 l\u2019intersection du sens propre et du sens figur\u00e9. Ainsi, l\u2019enqu\u00eate socio-\u00e9conomique, linguistique et politique ici d\u00e9ploy\u00e9e intercepte les revendications jaillissant des mots et des maux de l\u2019\u00e9poque contemporaine que des travaux r\u00e9cents continuent de mettre en \u00e9vidence (Dujarier, 2021, D\u2019Iribarne, 2022 entre autres)<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. En effet, suite aux manifestations de l\u2019automne 2019, la revue s\u2019est engag\u00e9e dans la d\u00e9fense de \u00ab&nbsp;l\u2019autonomie de la recherche et de l\u2019\u00e9dition scientifique&nbsp;\u00bb et a lanc\u00e9 ce num\u00e9ro portant sur \u00ab&nbsp;le travail et ses mots&nbsp;\u00bb (<em>sic<\/em>), d\u00e9cidant d\u2019anonymiser la co-direction (sign\u00e9e par la r\u00e9daction et Camille No\u00fbs) et de renouer ainsi avec une pratique ancienne pour contrer \u00ab&nbsp;les effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res de la bibliom\u00e9trie&nbsp;\u00bb sur les SHS. S\u2019interroger collectivement sur la question du travail permet ainsi de replacer les attaques contre la recherche et l\u2019enseignement dans un contexte plus large affectant le service public et les droits sociaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dossier de la revue est organis\u00e9 en deux parties. La premi\u00e8re, incluant trois contributions, explore <em>Les avatars du discours n\u00e9o-manag\u00e9rial\u00a0<\/em>; la deuxi\u00e8me, \u00e0 travers trois articles, interroge <em>Les langages de la r\u00e9sistance et de la contestation<\/em>. Ces parties sont\u00a0pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d\u2019un article en guise d\u2019introduction sur <em>Le n\u00e9o-management et ses mots\u00a0: impositions, appropriations, contestations.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la premi\u00e8re partie, les secteurs priv\u00e9 et public offrent un terrain d\u2019enqu\u00eate mouvant et vari\u00e9 pour analyser la p\u00e9n\u00e9tration du discours manag\u00e9rial dans la sph\u00e8re \u00e9conomique, juridique et institutionnelle et pour mesurer son degr\u00e9 de vitalit\u00e9, en d\u00e9pit des \u00e9checs du n\u00e9olib\u00e9ralisme.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Samir Bedreddine et Camille No\u00fbs s\u2019int\u00e9ressent aux discours sur l\u2019innovation qui se diffusent dans les entreprises gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation de services ou de d\u00e9partements sp\u00e9cifiques o\u00f9 les \u00ab&nbsp;managers de l\u2019innovation&nbsp;\u00bb d\u00e9veloppent des pratiques langagi\u00e8res qui contribuent \u00e0 alimenter et \u00e0 cristalliser le discours manag\u00e9rial visant \u00e0 concilier la production organis\u00e9e et l\u2019autonomie salariale. A partir de l\u2019analyse de trois grandes entreprises fran\u00e7aises (Energ\u00e9o, BatiCorp, R\u00e9s\u2019O), ils s\u2019attaquent \u00e0 d\u00e9tecter les strat\u00e9gies linguistiques et discursives mises en place pour la promotion de l\u2019innovation souvent bas\u00e9es sur des \u00ab traductions abusives du langage manag\u00e9rial anglo-saxon&nbsp;\u00bb. Leur recherche empirique r\u00e9v\u00e8le les tensions entre organisation et innovation, la l\u00e9gitimation de ce discours n\u2019\u00e9tant pas \u00e9vidente&nbsp;et passant par l\u2019expertise et la hi\u00e9rarchie. Cette recherche montre, aussi, comment l\u2019acculturation des salari\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de m\u00e9thodologies sp\u00e9cifiques permet de propager l\u2019innovation bien que les r\u00e9sistances soient nombreuses (<em>Dire et diriger l\u2019innovation pour transformer l\u2019organisation du travail, <\/em>pp. 15-32).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une perspective sociologique, Dominique Maillard et Camille No\u00fbs \u00e9tudient le discours de la transformation du travail \u00e0 travers le langage de l\u2019engagement \u00e9labor\u00e9 par les organismes offrant des missions de service civique. Les d\u00e9nominations des intitul\u00e9s de mission sont analys\u00e9es, \u00e0 partir d\u2019un corpus d\u2019annonces collect\u00e9es sur le site de l\u2019Agence nationale du service civique. Ensuite, par le biais du logiciel Sphinx, un rep\u00e9rage du lexique associ\u00e9 \u00e0 ce travail est r\u00e9alis\u00e9 pour identifier des figures \u00e9mergentes. Enfin, une mise en contexte et une analyse de contenu th\u00e9matique sont d\u00e9velopp\u00e9es. Les r\u00e9sultats de cette analyse montrent que, souvent, les \u00e9nonc\u00e9s promettant le changement masquent, de fait, les mots traduisant les normes traditionnelles du travail (<em>Les habits neufs du travail\u00a0: l\u2019offre de missions de service civique, <\/em>pp. 33-52).<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport entre tradition et modernisation n\u00e9o-manag\u00e9riale est au c\u0153ur des recherches d\u2019Isabelle Hur\u00e9 et Camille No\u00fbs, qui se penchent sur les institutions fran\u00e7aises, notamment sur la Cour de Cassation et les audiences de rentr\u00e9e tenues par les procureurs g\u00e9n\u00e9raux et les premiers pr\u00e9sidents<em>.<\/em> Les auteures s\u2019int\u00e9ressent en particulier \u00e0 la construction discursive de l\u2019<em>ethos <\/em>des juges lors de ces audiences solennelles qui se sont d\u00e9roul\u00e9es dans un contexte politique de transition (1980-2020), marqu\u00e9 par des r\u00e9formes dites de modernisation de la justice obligeant l\u2019institution judiciaire \u00e0 se penser selon les termes de la \u00ab&nbsp;rationalit\u00e9 de type manag\u00e9riale&nbsp;\u00bb. Leurs productions discursives ne s\u2019inscrivent pas dans le registre du combat id\u00e9ologique contre les r\u00e9formateurs&nbsp;; au contraire, ces hauts magistrats deviennent des acteurs de la mise en \u0153uvre de ces r\u00e9formes, en projetant une image de soi \u00e0 la fois de garants de la continuit\u00e9 et de l\u2019unit\u00e9 du droit et de garants de la modernisation de la Cour. Ce double discours se structure autour de l\u2019affirmation d\u2019un <em>ethos <\/em>de continuit\u00e9, ce qui permet aux chefs de la Cour de Cassation d\u2019\u00e9viter des tensions id\u00e9ologiques, de r\u00e9pondre \u00e0 leur devoir professionnel et de garantir le \u00ab&nbsp;changement dans la continuit\u00e9&nbsp;\u00bb (<em>Les hauts magistrats et l\u2019\u00ab entreprise Justice&nbsp;\u00bb, <\/em>pp. 53-70). &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si les trois premi\u00e8res contributions r\u00e9v\u00e8lent une appropriation du discours manag\u00e9rial de la part des instances examin\u00e9es par des strat\u00e9gies d\u2019hybridation avec leurs propres r\u00e9f\u00e9rentiels (la start-up pour les managers de l\u2019innovation, le b\u00e9n\u00e9volat pour les missions de service civique, la justice pour les magistrats de la Cour de Cassation), la deuxi\u00e8me partie du dossier fait \u00e9merger les r\u00e9sistances et les contestations que le travail et ses discours font circuler.<\/p>\n\n\n\n<p>Agn\u00e8s Vandevelde-Rougale et Camille No\u00fbs examinent les caract\u00e9ristiques linguistiques de l\u2019expression <em>\u00ab&nbsp;pas dupe&nbsp;\u00bb<\/em>, son fonctionnement et sa circulation, ainsi que son \u00e9paisseur et sa mise en relief. Sa dimension pragmatique, comme support de r\u00e9affirmation subjective et de construction d\u2019un locuteur collectif sur une sc\u00e8ne pol\u00e9mique, permet de mettre en lumi\u00e8re son potentiel subversif. En adoptant une perspective interdisciplinaire, \u00e0 la crois\u00e9e de l\u2019analyse du discours, des sciences de l\u2019information et de la communication, de la sociologie clinique, les auteures analysent des occurrences singuli\u00e8res de cet \u00e9nonc\u00e9 et ses reformulations paraphrastiques <em>(\u00ab&nbsp;ils nous prennent pour des cons&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;on ne m\u2019la fait pas&nbsp;\u00bb<\/em>, etc.) afin de d\u00e9tecter leur emploi contestataire du discours manag\u00e9rial. Bien que la diffusion du discours manag\u00e9rial &#8211; au-del\u00e0 des fronti\u00e8res sectorielles, organisationnelles, nationales et linguistiques &#8211; contribue \u00e0 l\u2019uniformisation du langage au travail, il faut noter que cette formulation permet de creuser l\u2019\u00e9cart entre discours de pouvoir et r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle pour faire \u00e9merger les dissonances et les ambivalences des pratiques communicationnelles dans les organisations. En outre, la r\u00e9p\u00e9tition de cet \u00e9nonc\u00e9 peut alerter sur l\u2019importance \u00ab&nbsp;de l\u2019ancrage des discours d\u2019autorit\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te pour pr\u00e9server leur l\u00e9gitimit\u00e9&nbsp;\u00bb et encourager \u00e0 repenser la communication \u00ab&nbsp;de et dans les organisations&nbsp;\u00bb (<em>\u00ab&nbsp;Nous ne sommes pas dupes&nbsp;\u00bb&nbsp;: une co-\u00e9nonciation contestataire, <\/em>pp. 71-89).<\/p>\n\n\n\n<p>Le contexte sanitaire de la pand\u00e9mie, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment la situation dramatique des EHPAD en France, constitue le point de d\u00e9part de l\u2019\u00e9tude de Sophie B\u00e9roud, Cristina Nizzoli et Camille No\u00fbs. Elles s\u2019int\u00e9ressent aux usages du mot <em>maltraitance <\/em>et de ses d\u00e9riv\u00e9s (<em>maltraitant, maltrait\u00e9<\/em>\u2026) dans un corpus compos\u00e9 de livres de t\u00e9moignage \u00e9crits par des salari\u00e9es, tout en le comparant \u00e0 un corpus de presse syndicale et \u00e0 la parole du personnel soignant, recueillie \u00e0 travers une trentaine d\u2019entretiens semi-directifs. L\u2019analyse des strat\u00e9gies discursives montre que l\u2019emploi du mot <em>maltraitance<\/em>, et plus encore du syntagme <em>maltraitance institutionnelle<\/em>, est corr\u00e9l\u00e9 aux positions socio-professionnelles des locutrices et \u00e0 leurs trajectoires personnelles. La construction de l\u2019<em>ethos<\/em> discursif passe par la l\u00e9gitimation de leur parole et l\u2019int\u00e9gration de leurs destinataires \u00e0 un \u00ab&nbsp;univers de sens&nbsp;\u00bb, celui du soin oppos\u00e9 \u00e0 la maltraitance inscrite dans le registre de l\u2019\u00e9motion et de la souffrance. L\u2019\u00e9tude des usages du syntagme <em>maltraitance institutionnelle<\/em> permet d\u2019\u00e9clairer la mani\u00e8re dont il peut constituer \u00ab&nbsp;un op\u00e9rateur d\u2019imputation de la responsabilit\u00e9&nbsp;\u00bb et de faire \u00e9merger d\u2019autres strat\u00e9gies de mise \u00e0 distance, telles que l\u2019euph\u00e9misation (le n\u00e9ologisme <em>non-traitance<\/em>) et le renversement (la revendication de la bientraitance). Cela permet \u00e9galement de restituer l\u2019interdiscours dans lequel ces r\u00e9cits biographiques se greffent (<em>Parler du travail en EHPAD pour mettre \u00e0 distance la maltraitance, <\/em>pp. 91-108).<\/p>\n\n\n\n<p>A partir d\u2019une analyse des discours portant sur la parit\u00e9 au sein de la F\u00e9d\u00e9ration Syndicale Unitaire (FSU) et de deux syndicats enseignants qui lui sont affili\u00e9s, Zo\u00e9 Haller et Camille No\u00fbs \u00e9tudient la mani\u00e8re dont les combats f\u00e9ministes sont per\u00e7us par les militants et pris en charge par les organisations syndicales. En s\u2019appuyant sur une enqu\u00eate par observations et entretiens et sur l\u2019analyse qualitative des textes issus des congr\u00e8s syndicaux et des bulletins publi\u00e9s par la F\u00e9d\u00e9ration, les syndicats et le secteur Femmes de la FSU, elles mettent au jour les contradictions du discours syndical sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 femmes\/hommes au travail. Si, d\u2019une part, les syndicats ont int\u00e9gr\u00e9 cette question dans leurs combats, d\u2019autre part ils se r\u00e9v\u00e8lent plus r\u00e9ticents lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019appliquer ces termes \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019organisation. Sur le plan discursif, la mobilisation de la notion de <em>parit\u00e9<\/em>, con\u00e7ue en termes math\u00e9matiques (\u00ab\u00a0l\u2019\u00e9gale repr\u00e9sentation de chaque sexe au sein des instances syndicales\u00a0\u00bb) ou r\u00e9glementaires (\u00ab\u00a0des mesures contraignantes pour garantir cette \u00e9galit\u00e9\u00a0\u00bb), fait preuve d\u2019une relative banalisation des enjeux f\u00e9ministes au sein de la FSU. Tout de m\u00eame, les prises de distance qu\u2019elle entra\u00eene pourraient refl\u00e9ter la d\u00e9politisation de la revendication de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes et l\u2019\u00ab\u00a0\u00e9vacuation des enjeux politiques associ\u00e9s au paritarisme\u00a0\u00bb <em>(Dire les in\u00e9galit\u00e9s et porter le combat f\u00e9ministe dans les organisations syndicales, <\/em>pp. 109-126).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Cf. Dujairier M.A., <em>Troubles dans le travail. Sociologie d\u2019une cat\u00e9gorie de pens\u00e9e<\/em>, Paris, PUF, 2021 et D\u2019Iribarne, <em>Le grand d\u00e9classement. Pourquoi les fran\u00e7ais n\u2019aiment pas leur travail,<\/em> Paris, Albin Michel, 2022.<\/p>\n\n\n\n<p>[Maria Margherita MATTIODA]<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le travail et ses maux, dossier coordonn\u00e9 par la revue Mots. Les langages du politique et Camille No\u00fbs, n\u00b0126\/2021. Le titre \u00e0 double entr\u00e9e de ce dossier de la revue Mots. 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