{"id":744,"date":"2023-02-08T19:56:56","date_gmt":"2023-02-08T18:56:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=744"},"modified":"2023-02-27T08:39:17","modified_gmt":"2023-02-27T07:39:17","slug":"florence-lefeuvre-eds-les-mots-resomptifs-en-discours","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2023\/02\/08\/florence-lefeuvre-eds-les-mots-resomptifs-en-discours\/","title":{"rendered":"Florence LEFEUVRE (\u00e9ds.), Les mots r\u00e9somptifs en discours"},"content":{"rendered":"\n<p>Volume 12, nr. 1, 2022, Florence LEFEUVRE (\u00e9ds.), <em>Les mots r\u00e9somptifs en discours<\/em>, Studii de lingvistic\u0103, n\u00b0 12(1), 2022, https:\/\/studiidelingvistica.uoradea.ro\/arhiva-ro-12-1-2022.html<\/p>\n\n\n\n<p>Sous la coordination de Florence Lefeuvre (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle), la revue <em>Studii de Lingvistic\u0103<\/em> consacre le num\u00e9ro 12 \u00e0 l\u2019analyse <em>des<\/em> <em>mots r\u00e9somptifs en discours<\/em>, une \u00e9tude articul\u00e9e autour des axes suivants&nbsp;: le statut morphosyntaxique des pronoms anaphoriques, connecteurs ou subordonnants (<em>quoi, apr\u00e8s quoi<\/em>, <em>ce en quoi<\/em>, <em>suite \u00e0 cela<\/em>), les valeurs discursives des s\u00e9quencescomme<em> tout \u00e7a<\/em>, <em>j\u2019y pense<\/em>, Ce<em> probl\u00e8me montre que \u2026 <\/em>et <em>Le probl\u00e8me, c\u2019est de + inf \/ compl\u00e9tive<\/em> ou bien la pragmaticalisation des pr\u00e9dicats averbaux qui, dans certains cas, deviennent des marqueurs discursifs \u00e0 valeur \u00e9nonciative (l\u2019adjectif <em>grave<\/em> et les marqueurs <em>ah oui <\/em>ou <em>ah ouais<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Le volume s\u2019ouvre avec deux articles qui traitent de l\u2019importance des indices r\u00e9f\u00e9rentiels dans le fonctionnement discursif des pronoms anaphoriques apr\u00e8s <em>quoi<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab R\u00e9cup\u00e9ration d\u2019une source, connexion et d\u00e9pendance. \u00c0 propos de la r\u00e9somptivit\u00e9 de PREP<em>quoi <\/em>et de quelques configurations similaires\u00bb, Michel Pierrard a analys\u00e9 le fonctionnement de l\u2019anaphore r\u00e9somptive repr\u00e9sent\u00e9e par le sch\u00e9ma [PR\u00c9DICATION 1 s\u00e9quence interm\u00e9diaire PR\u00c9DICATION 2] dans trois cas de figure&nbsp;: dans la s\u00e9quence <em>en<\/em> PREP<em>cela<\/em>, <em>cela <\/em>repr\u00e9sente la non-identification de la classification du r\u00e9f\u00e9rent de l\u2019entit\u00e9 identifi\u00e9e, l\u2019interpr\u00e9tation connective \u00e9tant&nbsp;le r\u00e9sultat d\u2019un effet discursif; dans la s\u00e9quence <em>ce<\/em>PREP<em>quoi<\/em>, <em>ce <\/em>d\u00e9clenche l\u2019anaphore r\u00e9somptive par le positionnement dans une fonction de type associ\u00e9 d\u2019une entit\u00e9 pr\u00e9dicationnelle instaur\u00e9e en objet de discours non cat\u00e9goris\u00e9 ; finalement, dans la s\u00e9quence PREP<em>quoi<\/em>, <em>quoi <\/em>acquiert la fonction d\u2019une anaphore r\u00e9somptive vers la premi\u00e8re pr\u00e9dication avec l\u2019identification de l\u2019objet du discours par la deuxi\u00e8me pr\u00e9dication, la pr\u00e9dominance de la pr\u00e9position favorisant l\u2019interpr\u00e9tation de la s\u00e9quence comme une sorte de connecteur adverbial attribuant un r\u00f4le connectif non subordonnant \u00e0 la s\u00e9quence.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir d\u2019un corpus d\u2019ouvrages litt\u00e9raires de 2 000 \u00e0 2 020 (d\u2019apr\u00e8s la base <em>Frantext<\/em>), Zhao Liping (\u00ab Le pronom <em>quoi<\/em> en emploi&nbsp;anaphorique r\u00e9somptif\u00bb) a constat\u00e9 que le pronom <em>quoi <\/em>peut renvoyer \u00e0 une&nbsp;ou \u00e0 plusieurs situations qui prennent la forme d\u2019unit\u00e9s pr\u00e9dicatives ou d\u2019\u00e9nonc\u00e9s d\u00e9limit\u00e9s par des indices typographiques (ponctuation), morphosyntaxiques (marqueurs du discours, temps verbal) ou contextuels. En effet, les signes de ponctuation deviennent un indice pour d\u00e9limiter l\u2019ant\u00e9c\u00e9dent : lorsque le groupe <em>apr\u00e8s quoi <\/em>est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une virgule, d&#8217;un point-virgule ou d&#8217;un point, l\u2019ant\u00e9c\u00e9dent sera situ\u00e9 dans la proposition ou la phrase imm\u00e9diatement avant <em>apr\u00e8s quoi<\/em>. Si la s\u00e9paration est \u00e9tablie par un point, l\u2019ant\u00e9c\u00e9dent pourra \u00eatre plus \u00e9loign\u00e9 et, enfin, quand le point et l\u2019alin\u00e9a se trouvent devant la phrase pr\u00e9c\u00e9dant <em>apr\u00e8s quoi<\/em>, ils peuvent bloquer la recherche d\u2019un ant\u00e9c\u00e9dent \u00e9loign\u00e9. En ce qui concerne l\u2019inventaire des indices morphosyntaxiques, celui-ci est form\u00e9 des marqueurs du cadre temporel ou spatial du discours (le temps verbal et la conjonction <em>mais<\/em>). En fin de compte, s\u2019ajoutent \u00e0 ce dispositif les indices contextuels, la connaissance du monde et la s\u00e9mantique lexicale.<\/p>\n\n\n\n<p>Suivent trois contributions qui examinent d\u2019autres cat\u00e9gories syntaxiques \u00e0 r\u00f4le r\u00e9somptif dans&nbsp;le discours : <em>tout \u00e7a<\/em>, <em>j\u2019y pense<\/em>, <em>ce<\/em>. Dans\u00ab \u00c9tude de la s\u00e9quence <em>tout \u00e7a<\/em>: l\u2019anaphore r\u00e9somptive en question\u00bb, Zo\u00e9 Maillard explique le rapprochement de la s\u00e9quence analys\u00e9e des anaphores r\u00e9somptives par le &nbsp;fonctionnement de <em>\u00e7a<\/em>, forme neutre indiff\u00e9rente au nombre et au genre du r\u00e9f\u00e9r\u00e9, et de l\u2019adjectif ind\u00e9fini <em>tout <\/em>qui renvoie \u00e0 &nbsp;une totalit\u00e9. La conclusion tir\u00e9e par l\u2019auteure est que la s\u00e9quence <em>tout \u00e7a <\/em>est une structure qui permet de renvoyer non seulement \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment pr\u00e9cis du discours, mais aussi \u00e0 un contexte plus large : si le d\u00e9monstratif seul peut servir \u00e0 faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce qui est en dehors du discours (\u00ab \u00e0 savoir l\u2019implicite \u00bb), la pr\u00e9sence de l\u2019adjectif d\u00e9fini <em>tout <\/em>oriente naturellement vers l\u2019anaphore r\u00e9somptive.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab<em> J\u2019y pense <\/em>: \u00e9tude du r\u00e9somptif <em>y<\/em> \u00bb<em>, <\/em>Florence Lefeuvre se propose d\u2019analyser l\u2019emploi r\u00e9somptif du pronom adverbial <em>y <\/em>dans l\u2019unit\u00e9 pr\u00e9dicative <em>j\u2019y pense<\/em> renvoyant \u00e0 l\u2019un des cas suivants : \u00ab un \u00e9nonc\u00e9 plus ou moins long \u00bb (Maillard 1974), \u00ab une proposition ou un ensemble de propositions qui peut \u00eatre relativement long et non pas \u00e0 une simple entit\u00e9 r\u00e9f\u00e9rentielle \u00bb (Guillot 2007), ou \u00e0 une \u00ab unit\u00e9 pr\u00e9dicative\u00bb (Lefeuvre 2007 et 2016). La th\u00e8se d\u00e9fendue par Lefeuvre est que, dans le cas de l\u2019oral repr\u00e9sent\u00e9 et de l\u2019oral spontan\u00e9, le pronom adverbial &nbsp;<em>y <\/em>est \u00ab un localisant \u00bb qui se rapproche s\u00e9mantiquement des pronoms de l\u2019indiff\u00e9renci\u00e9 (<em>ce, cela, \u00e7a, quoi <\/em>notamment), pouvant se combiner avec un humain, un non anim\u00e9 ou une unit\u00e9 pr\u00e9dicative. Une autre hypoth\u00e8se qui s\u2019en d\u00e9gage est que <em>j\u2019y pense <\/em>s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 comme une unit\u00e9 phras\u00e9ologique, avec des valeurs discursives vari\u00e9es qui renvoient aux \u00ab routines &nbsp;discursives \u00bb: une valeur temporelle (<em>quand j\u2019y pense<\/em>, <em>maintenant que j\u2019y pense, pendant que j\u2019y pense<\/em>), un changement de th\u00e9matique <em>(mais) j\u2019y pense<\/em>), un r\u00f4le organisationnel, d\u00e9volu \u00e0 la pr\u00e9sentation d\u2019un nouvel objet de discours (emploi cataphorique). \u00c0 la fin de son analyse, Lefeuvre ouvre une nouvelle piste de travail concernant l\u2019analyse diachronique des emplois fig\u00e9s de <em>j\u2019y pense.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article \u00ab Les noms sous-sp\u00e9cifi\u00e9s anaphoriques r\u00e9somptifs <em>vs<\/em> leur \u00e9quivalent prototypique dans les constructions sp\u00e9cificationnelles attributives : comparaison dans un corpus diversifi\u00e9 en genres \u00bb d\u2019Ana\u00efs Vajnovszki analyse la construction anaphorique r\u00e9somptive avec d\u00e9monstratif en initiale pour examiner le lien entre les noms sous-sp\u00e9cifi\u00e9s et l\u2019anaphore r\u00e9somptive. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, cette contribution traite des <em>noms sous-sp\u00e9cifi\u00e9s<\/em> (Nss), consid\u00e9r\u00e9s comme des mots abstraits, dont les caract\u00e9ristiques sont la pr\u00e9sence d\u2019une relative incompl\u00e9tude informationnelle, notamment dans la construction r\u00e9somptive avec d\u00e9monstratif en initiale (<em>Ce probl\u00e8me montre que [\u2026]<\/em>), et dans les constructions attributives qui anticipent le contenu sous la forme d\u2019une r\u00e9ification (<em>Le probl\u00e8me, c\u2019est de + inf \/ compl\u00e9tive<\/em>). En fait, cette \u00e9tude met en exergue les caract\u00e9ristiques des deux types de constructions : si les constructions anaphoriques r\u00e9somptives se contentent de renvoyer \u00e0 une s\u00e9quence ant\u00e9rieure, les constructions attributives op\u00e8rent la cat\u00e9gorisation d\u2019un contenu propositionnel, ce qui permet \u00e0 l\u2019auteure d\u2019expliquer la faible pr\u00e9sence du pluriel.<\/p>\n\n\n\n<p>Les articles d\u2019Irina Ghidali et de H. Vu Thi pr\u00e9sentent les cas o\u00f9 les pr\u00e9dicats averbaux (<em>grave<\/em>, <em>ah oui<\/em>, <em>ah ouais<\/em>) deviennent, dans certains cas, des marqueurs discursifs. Dans \u00ab<em> Grave <\/em>: de l\u2019adjectif \u00e0 l\u2019unit\u00e9 r\u00e9somptive \u00bb, Irina Ghidali dresse un panorama des emplois de l\u2019adjectif qualificatif <em>grave<\/em> dans la langue parl\u00e9e, afin de mettre en \u00e9vidence le fonctionnement r\u00e9somptif de cet adjectif suite \u00e0 un processus de pragmaticalisation. Partant de la description de <em>grave<\/em> en tant qu\u2019adjectif standard, non standard et adverbial, l\u2019auteure souligne les caract\u00e9ristiques syntaxiques et s\u00e9mantiques qui distinguent les deux classes (l\u2019adverbe n\u2019accepte ni les marques de flexion ni les degr\u00e9s de comparaison), et qui le rapprochent d\u2019un adverbe non pr\u00e9dicatif, similaire \u00e0 <em>tr\u00e8s.<\/em> En tant que marqueur discursif r\u00e9somptif<em>, grave<\/em> pr\u00e9sente une diversit\u00e9 de valeurs \u00e9nonciatives intrins\u00e8quement li\u00e9es \u00e0 l\u2019interlocution, l\u2019auteure mettant au premier plan la valeur affective visant \u00e0 renforcer l\u2019acte d\u2019acceptation et l\u2019adh\u00e9sion du locuteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me article, \u00ab Les marqueurs r\u00e9somptifs. \u00c9tude de cas : <em>ah oui \/ ah ouais<\/em> \u00bb, a pour objectif de montrer que les expressions <em>ah oui \/ ah ouais<\/em> perdent, dans la majorit\u00e9 de leurs usages, la valeur pr\u00e9dicative pour devenir des marqueurs discursifs avec des valeurs s\u00e9mantiques diff\u00e9rentes. De plus, Hieu Vu Thi souligne aussi leur caract\u00e8re interchangeable, car le m\u00eame locuteur peut dire indiff\u00e9remment tant\u00f4t <em>oui<\/em>, tant\u00f4t <em>ouais<\/em>, tant dans un m\u00eame tour de parole que d\u2019un tour de parole \u00e0 l\u2019autre. Syntaxiquement, ils sont distincts : <em>ah oui <\/em>joue le r\u00f4le de pr\u00e9dicat, tandis que <em>ah ouais<\/em> est un marqueur discursif pouvant ouvrir ou cl\u00f4turer une unit\u00e9 pr\u00e9dicative. Et s\u00e9mantiquement, selon le contexte, les termes <em>ah oui \/ ah ouais <\/em>peuvent avoir des valeurs s\u00e9mantiques diff\u00e9rentes : l\u2019assentiment, la confirmation, l\u2019\u00e9tonnement, l\u2019admiration, l\u2019ajout d\u2019information.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la section <em>Varia<\/em>, l\u2019article de Roxana Voicu (\u00ab Satire et transgression dans l\u2019<em>Eloge de la folie &nbsp;&nbsp;<\/em>d\u2019Erasme. La construction argumentative du sens de <em>fou <\/em>et de <em>sage<\/em>\u00bb) porte sur la construction discursive du sens de <em>fou <\/em>et de <em>sage <\/em>dans l\u2019<em>Eloge de la folie (Moriae Encomium ou Stultitiae Laus) <\/em>d\u2019Erasme et sur le rapport d\u2019antonymie \u00e0 travers le r\u00f4le de la doxa dans la construction du sens. Valorisant la th\u00e9orie de l\u2019argumentation d\u2019Anscombre et Ducrot (1983) et la th\u00e9orie des blocs s\u00e9mantiques de Carel (2011), l\u2019auteure m\u00e8ne une analyse argumentative par l\u2019\u00e9tude des encha\u00eenements discursifs, r\u00e9unissant dans un rapport d\u2019opposition la <em>folie<\/em> et la <em>sagesse<\/em> dans le but de montrer que ce renversement des valeurs de la doxa conduirait au paradoxe. En plus, l\u2019argument que le paradoxe ne trouve pas sa place au niveau logico-s\u00e9mantique est le fait que la folie est illustr\u00e9e par un \u00eatre humain livr\u00e9 \u00e0 ses instincts, \u00e0 toutes les pulsions.<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion, il est \u00e9vident que les contributions de ce volume mettent en \u00e9vidence de nouveaux aspects discursifs des pronoms, connecteurs ou subordonnants qui sont cens\u00e9s ouvrir de nouvelles pistes d\u2019analyse dans le domaine de l\u2019anaphore r\u00e9somptive, tels que l\u2019analyse diachronique et discursive des \u00e9l\u00e9ments reli\u00e9s au niveau s\u00e9quentiel ou bien la pragmaticalisation en fonction de leurs valeurs discursives.<\/p>\n\n\n\n<p>[Daniela Dinc\u0103]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Volume 12, nr. 1, 2022, Florence LEFEUVRE (\u00e9ds.), Les mots r\u00e9somptifs en discours, Studii de lingvistic\u0103, n\u00b0 12(1), 2022, https:\/\/studiidelingvistica.uoradea.ro\/arhiva-ro-12-1-2022.html Sous la coordination de Florence Lefeuvre (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle), la revue Studii de Lingvistic\u0103 consacre le num\u00e9ro 12 \u00e0 l\u2019analyse des mots r\u00e9somptifs en discours, une \u00e9tude articul\u00e9e autour des axes suivants&nbsp;: le statut morphosyntaxique\u2026 <span class=\"read-more\"><a href=\"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2023\/02\/08\/florence-lefeuvre-eds-les-mots-resomptifs-en-discours\/\">Leggi tutto &raquo;<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-744","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n-48"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/744"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=744"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/744\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":779,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/744\/revisions\/779"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=744"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=744"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=744"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}