{"id":680,"date":"2022-10-20T19:03:39","date_gmt":"2022-10-20T17:03:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=680"},"modified":"2022-10-31T13:39:56","modified_gmt":"2022-10-31T12:39:56","slug":"francoise-wuilmart-dir-de-shakespeare-a-mein-kampf-faut-il-tout-retraduire","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2022\/10\/20\/francoise-wuilmart-dir-de-shakespeare-a-mein-kampf-faut-il-tout-retraduire\/","title":{"rendered":"Fran\u00e7oise WUILMART (dir.), De Shakespeare \u00e0 Mein Kampf : faut-il tout retraduire ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Fran\u00e7oise WUILMART (dir.), <em>De Shakespeare \u00e0 <\/em>Mein Kampf&nbsp;:<em> faut-il tout retraduire<\/em>&nbsp;?, Revue <em>\u00c9quivalences<\/em>, n. 48\/1-2, 2021<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019introduction de la revue r\u00e9dig\u00e9e par Jean-Pierre Lef\u00e8bvre (\u00ab\u00a0Retraduire\u00a0\u00bb, p.11-28) pose une question pr\u00e9alable relative \u00e0 la d\u00e9licate position \u00e9thique du (re-)traducteur en particulier face \u00e0 des \u0153uvres philosophiques ou litt\u00e9raires de r\u00e9f\u00e9rence que l\u2019on consid\u00e8re comme des classiques. La retraduction toujours accueillie avec le soup\u00e7on p\u00e9joratif d\u2019\u00eatre de \u2018seconde main\u2019 est motiv\u00e9e par des imp\u00e9ratifs \u00e9conomiques ou m\u00e9diatiques. L\u2019auteur note ainsi le malaise du traducteur qui reprend une ancienne traduction dans une posture quasi in\u00e9vitable de remaniement, et d\u2019am\u00e9lioration \u2013 croit-il \u2013, de la premi\u00e8re version. Il s\u2019agit aussi parfois de lutter contre des enthousiasmes, fruits des enjeux soci\u00e9taux d\u2019une \u00e9poque donn\u00e9e et de redimensionner, par exemple, une \u2018surpo\u00e9tisation\u2019 d\u2019un texte dans une nouvelle traduction qui entend respecter la sobri\u00e9t\u00e9 de l\u2019original (l\u2019auteur remet ici en discussion la traduction de H\u00f6lderlin par Jaccottet). Cependant avec la retraduction d\u2019\u0153uvres aussi fondamentales que <em>le Capital<\/em> de Marx, J.-P. Lef\u00e8bvre en collaboration avec les th\u00e9oriciens du philosophe allemand, mesure la difficult\u00e9 de ses choix \u00ab\u00a0th\u00e9oriques plus que langagiers\u00a0\u00bb. En particulier, ces choix sont hautement significatifs lorsqu\u2019il s\u2019agit de la traduction de concepts fondamentaux tels que <em>Mehrwert<\/em> pour lequel il propose le n\u00e9ologisme de \u2018survaleur\u2019 au lieu du traditionnel \u2018plus-value\u2019, alors m\u00eame que ce dernier s\u2019\u00e9tait s\u00e9diment\u00e9 dans les discours de la lutte ouvri\u00e8re. Les m\u00eames tergiversations affectent <em>la Ph\u00e4nomenologie des Geistes <\/em>(<em>La Ph\u00e9nom\u00e9nologie de l\u2019esprit<\/em>) de Hegel dont la premi\u00e8re traduction de Jean Hyppolite faisait foi (on cite en exemple la difficult\u00e9 de traduire l\u2019allemand <em>aufheben<\/em> \u00e9quivalent de \u2018supprimer\u2019 <em>ou<\/em> de \u2018abolir\u2019). Dans la retraduction de <em>Die Traumdeutung <\/em>(<em>l\u2019Interpr\u00e9tation des r\u00eaves<\/em>) de Freud, Lef\u00e8bvre essaie d\u2019op\u00e9rer un \u2018m\u00e9nage s\u00e9mantique\u2019 afin de restituer la transparence et la trivialit\u00e9 voulues par le p\u00e8re de la psychanalyse. Quoi qu\u2019il en soit la retraduction est, en effet, le r\u00e9sultat de tout un pan de m\u00e9moire et d\u2019histoire construit par ceux qui ont re\u00e7u ces traductions avec leurs critiques, commentaires et ex\u00e9g\u00e8ses.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment aborder aussi effront\u00e9ment la traduction d\u2019un sonnet de Shakespeare\u00a0? H\u00e9l\u00e8ne L\u00e9targez (\u00ab\u00a0Une traduction du sonnet 116\u00a0\u00bb, p.29-45) s\u2019y est pourtant attel\u00e9e, mue par son \u00ab\u00a0amour immod\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb pour le plus c\u00e9l\u00e8bre des po\u00e8tes anglais. Pour cela elle a d\u00fb faire face \u00e0 de nombreux \u00e9cueils tels que \u00ab\u00a0les contraintes formelles extr\u00eames du sonnet \u00e9lisab\u00e9thain, la compr\u00e9hension de la langue de l\u2019\u00e9poque, la fid\u00e9lit\u00e9 au sens [\u2026], la transposition des nombreux effets sonores, et le rendu des abondantes m\u00e9taphores\u00a0\u00bb (p.30). Il a fallu ainsi retisser les trames riches du tissu po\u00e9tique du sonnet shakespearien malgr\u00e9 les contraintes de la m\u00e9trique de la langue fran\u00e7aise, une langue qui manque par ailleurs de plasticit\u00e9, constate-t-elle. La traductrice rel\u00e8ve par exemple la gageure qui consiste \u00e0 d\u00e9crypter la syntaxe sibylline du vers \u00ab\u00a0<em>I never writ, nor no man ever loved<\/em>\u00a0\u00bb o\u00f9 <em>no man<\/em> peut \u00eatre soit sujet, soit objet du verbe <em>loved<\/em> (\u00ab\u00a0que personne n\u2019a jamais aim\u00e9\u00a0\u00bb, ou bien \u00ab\u00a0qui n\u2019a jamais aim\u00e9 aucun homme\u00a0\u00bb) et o\u00f9 affleure subliminalement l\u2019\u00e9vocation d\u2019un sentiment amoureux platonique envers un homme. Dans ce cas, la fid\u00e9lit\u00e9 de la langue fran\u00e7aise, travaill\u00e9e par la traduction, doit se lire dans les ambigu\u00eft\u00e9s m\u00eames et les \u00ab\u00a0reflets changeants\u00a0\u00bb de la po\u00e9sie shakespearienne. La traductrice note l\u2019importance de l\u2019intuition et des affinit\u00e9s sensibles avec l\u2019auteur que l\u2019on choisit de transposer dans une langue-cible et, en ce sens, elle admet avoir f\u00e9minis\u00e9, donc en un certain sens in\u00e9vitablement trahi, l\u2019intention du po\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume M\u00e9tayer (\u201c<em>The rape of the lock<\/em> d\u2019Alexander Pope par Pierre Vinclair: une retraduction \u00e0 distance\u201d p.47-69) passe en revue les nombreuses retraduction d\u2019un texte h\u00e9ro\u00efcomique du d\u00e9but du 18<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. De \u00ab&nbsp;Le rapt de la boucle&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;La boucle d\u00e9rob\u00e9e&nbsp;\u00bb jusqu\u2019\u00e0 \u00ab&nbsp;La boucle de cheveux enlev\u00e9e&nbsp;\u00bb, on devine, \u00e0 travers ces nombreuses versions du titre, les gammes de variations parfois fantaisistes qui ont pu caract\u00e9riser les diff\u00e9rentes traductions de l\u2019\u0153uvre (Voltaire, Marmontel, Louis-S\u00e9bastien Mercier, Madame de Caylus etc.). Le nouveau titre que propose Pierre Vinclair, qui ressuscite le po\u00e8me apr\u00e8s bien des ann\u00e9es de silence \u00e9ditorial, \u00ab&nbsp;Le rapt de la boucle&nbsp;\u00bb para\u00eet \u00e0 G. M\u00e9tayer le plus appropri\u00e9 puisque le vocable \u2018rapt\u2019 \u00ab&nbsp;constitue le point d\u2019intersection s\u00e9mantique&nbsp;\u00bb d\u00e9ployant \u00ab&nbsp;la double signification d\u2019un vol et d\u2019un viol&nbsp;\u00bb (p.61). Ici encore il est question de tenir autant que possible l\u2019\u00e9quilibre entre une actualisation n\u00e9cessaire de l\u2019\u00e9criture et une fid\u00e9lit\u00e9 historique de l\u2019\u0153uvre \u00e0 m\u00eame de combler les attentes du lecteur du 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ronique B\u00e9ghain (\u00ab&nbsp;Retraduction d\u2019Orwell&nbsp;: surcodage de l\u2019oralit\u00e9, acclimatation et stigmatisation sociale&nbsp;\u00bb, p.71-83), quant \u00e0 elle, analyse la retraduction de Michel P\u00e9tris du premier livre d\u2019Orwell <em>Down and Out in Paris and London<\/em> (1933) dont le titre <em>Dans la d\u00e8che<\/em> <em>\u00e0 Paris et \u00e0 Londres<\/em> \u00e9dit\u00e9e en 1982, est bien loin de la premi\u00e8re version <em>La vache enrag\u00e9e<\/em> sign\u00e9e Ren\u00e9-No\u00ebl Raimbault et Gwen Gilbert. L\u2019autrice et traductrice elle-m\u00eame d\u2019Orwell souligne \u00ab&nbsp;le parti pris de vulgarisation&nbsp;\u00bb qui apparait de mani\u00e8re \u00e9vidente dans les deux traductions et qui semblent d\u00e9voyer le style plus neutre du texte source (ex.&nbsp;<em>where\u2019s the sense of working&nbsp;?<\/em>&nbsp;du texte original traduit par \u00ab&nbsp;pourquoi que je travaillerais&nbsp;?&nbsp;\u00bb). Pour l\u2019autrice, certains des choix op\u00e9r\u00e9s par les traducteurs d\u2019Orwell sont \u00e0 l\u2019\u00e9vidence surcod\u00e9s dans le sens d\u2019une interpr\u00e9tation de la variation lexicale et syntaxique qui penche plut\u00f4t \u2013 et \u00e0 tort \u2013 vers le populaire (par l\u2019usage de l\u2019argot), voire l\u2019outrancier&nbsp;: en effet, pourquoi traduire <em>I work hard<\/em>&nbsp;par \u00ab&nbsp;je travaille comme un n\u00e8gre&nbsp;\u00bb&nbsp;? Ainsi, ces choix lourds d\u2019implication id\u00e9ologique ne tiennent pas compte, loin de l\u00e0, de la posture politique d\u2019Orwell \u00e0 l\u2019\u00e9poque, un positionnement &nbsp;qui ne semble pas avoir \u00e9t\u00e9 compris.<\/p>\n\n\n\n<p>Olivier Mannoni pose la question elle aussi id\u00e9ologique dans son article&nbsp;: \u00ab&nbsp;Retraduire <em>Mein Kampf<\/em>&nbsp;: pour quoi, pour qui&nbsp;?&nbsp;\u00bb (p.85-90), reprenant les d\u00e9bats et les tergiversations qui ont accompagn\u00e9 la parution de <em>Historiciser le mal, une \u00e9dition critique de Mein Kampf<\/em> (Fayard, 2021), \u00e9dition \u00e0 laquelle O. Mannoni a contribu\u00e9, encadr\u00e9 par le travail de nombreux historiens. La premi\u00e8re traduction de <em>Mein Kampf<\/em> en 1934 est une adaptation de la langue allemande \u00e0 la langue fran\u00e7aise qui all\u00e8ge la prose du texte-source en \u00e9liminant les r\u00e9p\u00e9titions, le flou et la confusion qui caract\u00e9risent ses phrases \u00ab&nbsp;ponctu\u00e9es d\u2019une arm\u00e9e d\u2019adverbes&nbsp;et de particules illocutoires&nbsp;\u00bb. L\u2019article fait part de quelques remarques qui int\u00e9ressent les traducteurs de la langue allemande sous le r\u00e9gime hitl\u00e9rien&nbsp;: ainsi <em>v<\/em><em>\u00f6lkisch<\/em> (qui ne peut \u00eatre traduit par \u00ab&nbsp;raciste&nbsp;\u00bb) ou m\u00eame <em>Judentum<\/em> dont l\u2019auteur conteste la traduction par \u00ab&nbsp;juiverie&nbsp;\u00bb \u00e0 la connotation trop antis\u00e9mite (le mot injurieux allemand serait <em>Judenschaft<\/em> qui n\u2019est employ\u00e9 que rarement dans <em>Mein Kampf<\/em>). &nbsp;Dans cette nouvelle traduction, il s\u2019est agi d\u2019essayer de conserver autant que possible les caract\u00e9ristiques du style de Hitler (\u00ab&nbsp;ses sch\u00e9mas circulaires obsessionnels, [\u2026] une avalanche de termes qui, en apparence inutiles, provoquent chez le lecteur&nbsp;une sorte d\u2019assoupissement de la vigilance&nbsp;\u00bb p. 90), traits d\u00e9finitoires, s\u2019il en est, du langage totalitaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Fabio Regattin analyse les deux traductions italiennes (de 1966 et de 2010) du r\u00e9cit dystopique sign\u00e9 Michaux <em>Voyage de Grande Garabagne<\/em> publi\u00e9 en 1936 (\u00ab&nbsp;Retraduire la cr\u00e9ativit\u00e9 langagi\u00e8re&nbsp;: les deux versions italiennes du <em>Voyage de Grande Garabagne<\/em> d\u2019Henri Michaux&nbsp;\u00bb p. 91-108). On devine la difficult\u00e9 de traduire ces \u00ab&nbsp;explosions n\u00e9ologiques&nbsp;\u00bb qui caract\u00e9risent ce texte singulier, en particulier pour transposer le phonosymbolisme des signifiants servant \u00e0 d\u00e9signer les ethnies (\u00ab&nbsp;les Emanglons&nbsp;\u00bb) ou les toponymes (\u00ab&nbsp;Orpdorp&nbsp;\u00bb). La r\u00e9flexion de Gambier, selon laquelle la retraduction serait un retour au texte-source par rapport \u00e0 une premi\u00e8re version plus attach\u00e9e \u00e0 plaire au grand public, semble \u00eatre confirm\u00e9e dans ce cas.<\/p>\n\n\n\n<p>Christina Vignali (\u00ab&nbsp;De <em>Po\u00e8me-bulles<\/em> \u00e0 <em>Orfi aux enfers<\/em>&nbsp;: ennoblissement et clarification de <em>Poema a fumetti<\/em> de Dino Buzzati&nbsp;\u00bb p.109-120) se propose de lire avec un \u0153il critique les traductions de cet ouvrage unique en son genre recr\u00e9ant un r\u00e9cit mythique de la qu\u00eate d\u2019Orph\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 traduit deux fois (1970 et 2007). L\u2019autrice met \u00e0 l\u2019\u00e9preuve la r\u00e9flexion de Berman selon laquelle \u00ab&nbsp;une traduction tend vers l\u2019ach\u00e8vement d\u00e8s lors qu\u2019elle se rapproche du texte-source&nbsp;\u00bb. Or l\u2019accessibilit\u00e9 en tant qu\u2019objectif affich\u00e9 d\u2019une seconde traduction ne doit pas s\u2019op\u00e9rer sous le diktat des strat\u00e9gies \u00e9ditoriales exigeant une plus grande clarification. La cons\u00e9quence peut \u00eatre \u00e9videmment une entropie regrettable, par exemple lorsque le po\u00e8me de Buzzati, si original dans sa mise en sc\u00e8ne iconographique, se rapproche du genre de la bande dessin\u00e9e pour plaire \u00e0 un public plus large.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, dans la derni\u00e8re contribution, Fran\u00e7oise Wuilmart se demande \u00ab&nbsp;Fallait-il retraduire Stefan Zweig&nbsp;?&nbsp;\u00bb ( p.121-148). Cette question initiale en sous-tend une autre&nbsp;: la traduction se d\u00e9roulerait-elle sur un temps parall\u00e8le \u2013 le temps de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u2013 au temps du texte original vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ternit\u00e9&nbsp;? Une traduction id\u00e9ale devrait \u00eatre \u00e0 m\u00eame de d\u00e9ployer ses sens multiples tout au long des \u00e9poques. Or le premier traducteur de Zweig (Alzir Hella) et malgr\u00e9 les louanges de Zweig envers la traduction de celui qui \u00e9tait aussi son ami, \u00e9tait bel et bien un \u00ab&nbsp;cibliste outrancier&nbsp;\u00bb. Cette position traductive, induite par un d\u00e9sir de clarification et d\u2019ennoblissement du texte-source, le conduit, selon l\u2019autrice, \u00e0 des infid\u00e9lit\u00e9s, voire \u00e0 des contresens. Ainsi certains choix traductifs sont tr\u00e8s critiquables comme la suppression de r\u00e9p\u00e9titions au nom d\u2019une certain id\u00e9al inh\u00e9rent au g\u00e9nie de la langue fran\u00e7aise, tout comme la neutralisation de certaines modalisations (\u00ab&nbsp;une foule impatiente&nbsp;\u00bb au lieu de \u00ab&nbsp;une foule en liesse&nbsp;\u00bb pour l\u2019allemand <em>ungest<\/em><em>\u00fcm<\/em>), voire la suppression pure et simple de passages entiers. Le moins que l\u2019on puisse dire est que cette traduction n\u2019est pas sensible \u00e0 \u00ab&nbsp;la voix du texte&nbsp;\u00bb qui doit \u00eatre entendue, en l\u2019occurrence chez Zweig il s\u2019agissait de rendre \u00ab&nbsp;la voix de l\u2019enthousiasme, de la d\u00e9couverte, de la pers\u00e9v\u00e9rance id\u00e9aliste, de l\u2019admiration, de la revendication, ou de la r\u00e9volte, et aussi\u2026 la voix de la conclusion <em>sub speciae aeternitatis<\/em>&nbsp;\u00bb (p.129).<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion, ce volume constitue une nouvelle d\u00e9monstration de la part de subjectivit\u00e9 qui impr\u00e8gne les traductions successives d\u2019une \u0153uvre, qu\u2019elle soit philosophique ou litt\u00e9raire, et du r\u00f4le qu\u2019elles jouent pleinement dans les enjeux soci\u00e9taux d\u2019une \u00e9poque donn\u00e9e dans une langue-culture donn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>[Lorella SINI]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fran\u00e7oise WUILMART (dir.), De Shakespeare \u00e0 Mein Kampf&nbsp;: faut-il tout retraduire&nbsp;?, Revue \u00c9quivalences, n. 48\/1-2, 2021 L\u2019introduction de la revue r\u00e9dig\u00e9e par Jean-Pierre Lef\u00e8bvre (\u00ab\u00a0Retraduire\u00a0\u00bb, p.11-28) pose une question pr\u00e9alable relative \u00e0 la d\u00e9licate position \u00e9thique du (re-)traducteur en particulier face \u00e0 des \u0153uvres philosophiques ou litt\u00e9raires de r\u00e9f\u00e9rence que l\u2019on consid\u00e8re comme des classiques.\u2026 <span class=\"read-more\"><a href=\"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2022\/10\/20\/francoise-wuilmart-dir-de-shakespeare-a-mein-kampf-faut-il-tout-retraduire\/\">Leggi tutto &raquo;<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[33],"tags":[],"class_list":["post-680","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n-47"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/680"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=680"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/680\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":706,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/680\/revisions\/706"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=680"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=680"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=680"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}