{"id":642,"date":"2022-07-08T18:53:25","date_gmt":"2022-07-08T16:53:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=642"},"modified":"2022-07-12T15:07:52","modified_gmt":"2022-07-12T13:07:52","slug":"claire-oger-faire-reference-la-construction-de-lautorite-dans-les-discours-des-institutions","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2022\/07\/08\/claire-oger-faire-reference-la-construction-de-lautorite-dans-les-discours-des-institutions\/","title":{"rendered":"Claire OGER, Faire r\u00e9f\u00e9rence. La construction de l\u2019autorit\u00e9 dans les discours des institutions"},"content":{"rendered":"\n<p>Claire OGER, <em>Faire r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;: La construction de l\u2019autorit\u00e9 dans les discours des institutions<\/em>, Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, 2021, 400 p.<\/p>\n\n\n\n<p>Le volume de Claire Oger, <em>Faire r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;: La construction de l\u2019autorit\u00e9 dans les discours des institutions<\/em>, publi\u00e9 fin 2021 aux \u00e9ditions de l\u2019EHESS, aspire \u00e0 interroger l\u2019autorit\u00e9 discursive au prisme de plusieurs axes de travail, en adoptant une perspective qui s\u2019ancre dans le domaine interdisciplinaire de l\u2019analyse du discours, \u00e0 la crois\u00e9e entre approches linguistiques et sciences humaines et sociales. L\u2019ouvrage s\u2019int\u00e9resse plus pr\u00e9cis\u00e9ment aux manifestations, aux formes et aux modes de fonctionnement de l\u2019autorit\u00e9 en discours en relation aussi avec les notions connexes de l\u00e9gitimit\u00e9 et de cr\u00e9dibilit\u00e9. L\u2019autorit\u00e9 est en effet envisag\u00e9e comme \u00ab&nbsp;une forme particuli\u00e8re de la cr\u00e9dibilit\u00e9, un mode d\u2019intervention \u00e9galement, l\u00e9gitim\u00e9 dans telle ou telle ar\u00e8ne publique&nbsp;\u00bb (p. 20), qui entra\u00eene une forme privil\u00e9gi\u00e9e de circulation influen\u00e7ant et orientant les autres discours.<\/p>\n\n\n\n<p>En abordant les multiples facettes des constructions discursives de l\u2019autorit\u00e9, l\u2019ouvrage propose des outils de r\u00e9flexion et des cat\u00e9gories pour mettre en \u00e9vidence sa nature essentiellement discursive. Le parcours de r\u00e9flexion s\u2019ouvre sur les diverses conceptions de l\u2019autorit\u00e9 \u00e0 travers l\u2019exploration, dans un premier temps, de d\u00e9finitions lexicographiques et, ensuite, des d\u00e9finitions avanc\u00e9es par des travaux de r\u00e9f\u00e9rence, tels que ceux de Hannah Arendt, de Max Weber et de Alexandre Koj\u00e8ve, qui sont investigu\u00e9es \u00e0 la lumi\u00e8re des articulations entre autorit\u00e9 et ob\u00e9issance, entre contrainte et \u00ab&nbsp;persuasion&nbsp;\u00bb ainsi qu\u2019entre rapport de force et relation d\u2019\u00e9galit\u00e9 (p. 31-39). \u00c0 partir de ces travaux, Oger fait remarquer que la dissym\u00e9trie des places s\u2019av\u00e8re cruciale pour l\u2019existence d\u2019une relation d\u2019autorit\u00e9 qui \u00ab&nbsp;se fonde sur un<em> surcro\u00eet<\/em> de cr\u00e9dibilit\u00e9 [\u2026] et sur une position de surplomb symbolique&nbsp;\u00bb (p. 37). Elle montre en outre que l\u2019autorit\u00e9 trouve son origine dans le r\u00e9gime discursif de l\u2019autorit\u00e9 royale, qui est central dans la construction de la figure de l\u2019autorit\u00e9 au pouvoir, organis\u00e9e en particulier autour des manifestations du prestige, dont les prolongements s\u2019attestent dans les mod\u00e8les politiques contemporains.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9flexion porte ensuite sur la relation dialectique qui relie les deux formes principales de l\u2019autorit\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es dans le deuxi\u00e8me chapitre&nbsp;: l\u2019autorit\u00e9 \u00ab&nbsp;personnelle&nbsp;\u00bb et l\u2019autorit\u00e9 \u00ab&nbsp;fonctionnelle&nbsp;\u00bb, notamment \u00ab&nbsp;institutionnelle&nbsp;\u00bb. La pluralit\u00e9 de formes que l\u2019autorit\u00e9 peut assumer en discours en relation avec ces deux p\u00f4les est \u00e9galement d\u00e9gag\u00e9e&nbsp;: de l\u2019\u00e9nonciation personnelle \u2013 caract\u00e9ris\u00e9e par une inscription directe de la subjectivit\u00e9 du locuteur et li\u00e9e de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une production orale \u2013 jusqu\u2019aux formes de l\u2019effacement \u00e9nonciatif et, plus largement, de la \u00ab&nbsp;neutralisation discursive&nbsp;\u00bb, qui font davantage l\u2019objet de productions \u00e9crites (p. 54-55). Apr\u00e8s avoir abord\u00e9 la question de l\u2019<em>ethos<\/em>, l\u2019attention se dirige sur les sources de l\u00e9gitimation et d\u2019autorisation des discours d\u2019autorit\u00e9. En s\u2019appuyant sur la doctrine des \u00ab&nbsp;deux corps du roi&nbsp;\u00bb, l\u2019auteure soutient la nature \u00e0 la fois distincte et indivisible de l\u2019autorit\u00e9 personnelle et de l\u2019autorit\u00e9 institutionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Les transformations historiques de l\u2019autorit\u00e9 sont ensuite explor\u00e9es afin d\u2019investiguer les relations entre autorit\u00e9 et auctorialit\u00e9, redevables de l\u2019autonomisation de la figure de l\u2019auteur \u00e0 la suite de l\u2019invention de l\u2019imprimerie. L\u2019\u00e9volution de la conception de l\u2019\u0153uvre \u00e9crite et de la figure de l\u2019auteur permet de poser la question de la responsabilit\u00e9 des \u00e9nonc\u00e9s, dont la transformation est t\u00e9moign\u00e9e aussi par le changement de statut de la citation, qui assume une dimension d\u2019attestation au d\u00e9pit de la valeur de v\u00e9rit\u00e9 dont elle \u00e9tait une garantie pendant le Moyen \u00c2ge. La distinction des diverses fonctions de la citation constitue en outre le point de d\u00e9part pour pr\u00e9senter les deux formes de l\u2019argumentation par autorit\u00e9\u00a0\u2013 le raisonnement par autorit\u00e9 et l\u2019autorit\u00e9 polyphonique \u2013 avant d\u2019aborder la question de la responsabilit\u00e9 \u00e9nonciative en relation avec le discours de presse en raison de sa pr\u00e9tention \u00e0 une mise en discours \u00ab\u00a0neutre\u00a0\u00bb. M\u00eame si les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019effacement \u00e9nonciatif caract\u00e9risant le discours journalistique donnent au lecteur l\u2019impression que \u00ab\u00a0tout se passe comme si les \u201cfaits\u201d parlaient d\u2019eux-m\u00eames\u00a0\u00bb (p. 112), Oger montre bien que la hi\u00e9rarchisation des instances \u00e9nonciatives, le niveau de prise en charge et les effets pragmatiques entra\u00een\u00e9s par les postures de co-, sous- et sur\u00e9nonciation \u2013 th\u00e9oris\u00e9es par Alain Rabatel \u2013 orientent la r\u00e9ception de ces \u00e9nonc\u00e9s, en imposant un point de vue \u00ab\u00a0de fa\u00e7on quasi subreptice\u00a0\u00bb (p. 112).<\/p>\n\n\n\n<p>Les transformations de l\u2019autorit\u00e9 \u00e0 la suite de la communication num\u00e9rique et, notamment, du web participatif, permettent de mettre en \u00e9vidence, dans le quatri\u00e8me chapitre, une s\u00e9rie de contrastes qui concernent l\u2019autorit\u00e9 dans les discours num\u00e9riques. En effet, Oger refuse l\u2019id\u00e9e d\u2019une crise de l\u2019autorit\u00e9 qui caract\u00e9riserait la communication num\u00e9rique, en soulignant plut\u00f4t sa modification\u00a0: \u00ab\u00a0les hi\u00e9rarchies institu\u00e9es et les magist\u00e8res traditionnels se trouvent au moins bouscul\u00e9s, sinon subvertis, par un ensemble de m\u00e9canismes qui tendent non pas \u00e0 faire dispara\u00eetre toute forme ou notion d\u2019autorit\u00e9, mais \u00e0 en modifier radicalement les assises ainsi que les lieux d\u2019inscription\u00a0\u00bb (p. 121). L\u2019auteure en d\u00e9gage deux transformations majeures\u00a0: la dimension quantifi\u00e9e de l\u2019autorit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la notion de notori\u00e9t\u00e9, qui s\u2019appuie \u00e0 la fois sur la cr\u00e9dibilit\u00e9 et la confiance inspir\u00e9es par le locuteur\u00a0; le d\u00e9placement de l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019instance \u00e9nonciative au dispositif de communication, en th\u00e9orisant l\u2019existence d\u2019une autorit\u00e9 \u00ab\u00a0dispositive\u00a0\u00bb (p. 142).<\/p>\n\n\n\n<p>La dimension constitutive de l\u2019autorit\u00e9 dans la construction des savoirs et dans la recherche de la v\u00e9rit\u00e9 au sein du discours scientifique fait l\u2019objet d\u2019analyse du cinqui\u00e8me chapitre. Les m\u00e9canismes argumentatifs qui \u00e9tayent la recherche sont examin\u00e9s pour d\u00e9gager les diverses manifestations de l\u2019autorit\u00e9 dans ce contexte o\u00f9 \u00ab&nbsp;le recours \u00e0 des <em>autorit\u00e9s <\/em>contribue \u00e0 la construction de la l\u00e9gitimit\u00e9 de locuteurs <em>autoris\u00e9s<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 193). En prenant de la distance de l\u2019attitude de fermeture que l\u2019on reproche souvent aux communaut\u00e9s scientifiques, l\u2019ouvrage montre que le discours acad\u00e9mique est travers\u00e9 par le sens commun et produit des effets d\u2019\u00e9vidence ou de v\u00e9rit\u00e9 en recourant \u00e0 diff\u00e9rentes proc\u00e9dures de neutralisation discursive.<\/p>\n\n\n\n<p>La notion de performativit\u00e9, analys\u00e9e, dans un premier temps, dans sa dimension sociale en relation avec la notion d\u2019id\u00e9ologie et, ensuite, dans le cadre des discours d\u2019expert, permet ensuite de mettre en relief l\u2019efficacit\u00e9 des discours d\u2019autorit\u00e9. Apr\u00e8s avoir soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019envisager les diff\u00e9rentes dimensions de la performativit\u00e9, Oger invite \u00e0 la consid\u00e9rer tout particuli\u00e8rement dans ses vis\u00e9es plut\u00f4t que dans ses r\u00e9sultats effectifs. Elle pr\u00f4ne par ailleurs pour une vision forte de la performativit\u00e9, qui consid\u00e8re les \u00e9nonc\u00e9s performatifs comme des actes permettant d\u2019\u00ab&nbsp;infl\u00e9chir le cours des \u00e9v\u00e9nements, [de] ma\u00eetriser celui des interactions, [de] modifier le statut de la parole ou [de] red\u00e9finir la situation d\u2019\u00e9nonciation&nbsp;\u00bb (p. 237).<\/p>\n\n\n\n<p>En prolongeant la r\u00e9flexion sur la performativit\u00e9, ce sont ensuite le statut et la nature des discours d\u2019experts qui sont interrog\u00e9s \u00e0 travers la pluralit\u00e9 des mod\u00e8les de l\u2019expertise et des conceptions de la place de l\u2019expert. Oger soutient que les propri\u00e9t\u00e9s de ces discours ne font que refl\u00e9ter les ambigu\u00eft\u00e9s et les paradoxes de la position de l\u2019expert, en r\u00e9v\u00e9lant une d\u00e9sincarnation de son autorit\u00e9, qui se d\u00e9place de l\u2019\u00e9nonciation personnelle vers une autorit\u00e9 \u00ab&nbsp;dispositive&nbsp;\u00bb. L\u2019autorit\u00e9 de l\u2019expert se manifeste ainsi de plus un plus dans un \u00ab&nbsp;parler neutre&nbsp;\u00bb (p. 268-269).<\/p>\n\n\n\n<p>Une r\u00e9flexion sur l\u2019institution du \u00ab&nbsp;Neutre&nbsp;\u00bb est d\u00e9velopp\u00e9e dans le chapitre huit \u00e0 partir des consid\u00e9rations de Roland Barthes, qui envisage la neutralisation des oppositions comme \u00ab&nbsp;une forme d\u2019effacement des diff\u00e9rences significatives&nbsp;\u00bb (p. 274). Elle devient ainsi une mani\u00e8re d\u2019effacer non seulement la confrontation pol\u00e9mique mais toute forme de dissensus, en donnant lieu au&nbsp;\u00ab&nbsp;\u201clissage\u201d d\u2019un discours soucieux d\u2019intelligibilit\u00e9 et d\u2019acceptabilit\u00e9&nbsp;\u00bb (p. 276). L\u2019auteure montre bien la nature d\u00e9sincarn\u00e9e de l\u2019autorit\u00e9 dans les discours des institutions, en s\u2019appuyant sur la pr\u00e9sence r\u00e9currente d\u2019un ensemble de proc\u00e9d\u00e9s qu\u2019elle rassemble sous le nom de \u00ab&nbsp;neutralisation discursive&nbsp;\u00bb. Ceux-ci vont des diverses formes de l\u2019effacement \u00e9nonciatif \u00e0 l\u2019emploi de combinaisons phras\u00e9ologiques fig\u00e9es et, notamment, des formules, telles que d\u00e9finies par Alice Krieg-Planque. Dans les discours institutionnels, ces proc\u00e9d\u00e9s visent \u00e0 la neutralit\u00e9 comme garantie de la position impartiale des institutions, en for\u00e7ant l\u2019adh\u00e9sion ou bien en excluant la contradiction \u00e0 travers l\u2019effacement des tensions ainsi que des formes de la conflictualit\u00e9. Oger remarque en outre que les discours institutionnels se distinguent par un recours privil\u00e9gi\u00e9 \u00e0 l\u2019explication au d\u00e9triment de l\u2019argumentation ainsi que par la construction d\u2019un ethos d\u2019optimiste, qui s\u2019accompagne de formes de narration \u00e9difiante contribuant \u00e0 construire des discours \u00ab&nbsp;consolatoires&nbsp;\u00bb. Ainsi, \u00ab&nbsp;la coh\u00e9sion et l\u2019existence m\u00eame des institutions reposent sur leur capacit\u00e9 de produire l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, encourageant les synergies et les identifications, tout en tol\u00e9rant un faible niveau d\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9&nbsp;\u00bb (p. 310).<\/p>\n\n\n\n<p>Les diff\u00e9rences entre les discours d\u2019autorit\u00e9 et les discours autoritaires constituent la derni\u00e8re \u00e9tape de la r\u00e9flexion sur l\u2019autorit\u00e9 discursive propos\u00e9e par l\u2019ouvrage. Les discours autoritaires sont ici pr\u00e9sent\u00e9s comme une d\u00e9rive \u2013 et non pas comme une d\u00e9rivation \u2013 des discours d\u2019autorit\u00e9. Oger affirme en effet que l\u2019autorit\u00e9 repose sur la confiance et l\u2019acceptation, alors que l\u2019autoritarisme suppose l\u2019ob\u00e9issance et le silence contraint. La notion d\u2019autorit\u00e9 est aussi mise en contraste avec celles de domination et de violence afin de dresser des parall\u00e8les entre une \u00ab&nbsp;propagande&nbsp;\u00bb en contexte pluraliste et les formes de propagande totalitaire. L\u2019auteure souligne en outre que le recours \u00e0 la violence physique ou la menace de mort dans les r\u00e9gimes totalitaires influence les usages de la langue, qui est exploit\u00e9e pour interdire la contestation ou bien la pens\u00e9e m\u00eame. Il en r\u00e9sulte un r\u00e9gime \u00e9nonciatif de la \u00ab&nbsp;subjectivit\u00e9 emp\u00each\u00e9e&nbsp;\u00bb (p. 335), contrainte par le cadre institutionnel qui peut inhiber l\u2019expression de la subjectivit\u00e9 et m\u00eame l\u2019exercice d\u2019une parole libre.<\/p>\n\n\n\n<p>Posant la distinction essentielle entre autorit\u00e9 et autoritarisme, l\u2019ouvrage d\u00e9gage le r\u00f4le de premier plan jou\u00e9 par la composante discursive de l\u2019autorit\u00e9 au fil des neuf chapitres qui multiplient les angles d\u2019approche \u00e0 cet objet discursif. L\u2019autorit\u00e9 en discours est en effet envisag\u00e9e comme \u00ab&nbsp;un ph\u00e9nom\u00e8ne social \u00e0 d\u00e9crire et \u00e0 analyser, un r\u00e9gime discursif mouvant \u00e0 rep\u00e9rer et \u00e0 interroger, plut\u00f4t qu\u2019une valeur \u00e0 attaquer ou \u00e0 d\u00e9fendre, et plut\u00f4t qu\u2019un objet fig\u00e9, dont les propri\u00e9t\u00e9s pourraient \u00eatre immuables&nbsp;\u00bb (p. 351). Oger montre que le r\u00e9gime d\u2019autorit\u00e9 suppose n\u00e9cessairement une dissym\u00e9trie entre les discours ou les prises de parole, qui peut se manifester aussi par des formes d\u2019effacement \u00e9nonciatif et de neutralisation discursive, comme c\u2019est le cas pour les discours institutionnels. C\u2019est \u00e0 travers ces m\u00e9canismes que se d\u00e9ploie \u00ab&nbsp;le charme discret de l\u2019autorit\u00e9 institutionnelle&nbsp;\u00bb (p. 341). En explorant la pluralit\u00e9 des formes et des manifestations de l\u2019autorit\u00e9 en discours, l\u2019ouvrage d\u2019Oger met en relief les m\u00e9canismes indirectes et subreptices qui assurent l\u2019efficacit\u00e9 des discours d\u2019autorit\u00e9, qui orientent les autres discours en les conformant \u00e0 la vision du monde qu\u2019ils construisent.<\/p>\n\n\n\n<p>[Claudia CAGNINELLI]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Claire OGER, Faire r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;: La construction de l\u2019autorit\u00e9 dans les discours des institutions, Paris, \u00c9ditions de l\u2019EHESS, 2021, 400 p. 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