{"id":484,"date":"2022-02-27T21:02:05","date_gmt":"2022-02-27T20:02:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=484"},"modified":"2022-02-28T16:51:53","modified_gmt":"2022-02-28T15:51:53","slug":"davy-bigot-le-bon-usage-quebecois-etude-sociolinguistique-sur-la-norme-grammaticale-du-francais-parle-au-quebec","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2022\/02\/27\/davy-bigot-le-bon-usage-quebecois-etude-sociolinguistique-sur-la-norme-grammaticale-du-francais-parle-au-quebec\/","title":{"rendered":"Davy BIGOT, Le bon usage qu\u00e9b\u00e9cois. \u00c9tude sociolinguistique sur la norme grammaticale du fran\u00e7ais parl\u00e9 au Qu\u00e9bec"},"content":{"rendered":"\n<p>Davy BIGOT, <em>Le bon usage qu\u00e9b\u00e9cois. Etude sociolinguistique sur la norme grammaticale du fran\u00e7ais parl\u00e9 au Qu\u00e9bec,<\/em> Presses de l&#8217;Universit\u00e9 Laval, Qu\u00e9bec, 2021, pp. 229.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet ouvrage, qui est une version remani\u00e9e de la th\u00e8se de doctorat de l\u2019auteur, soutenue en 2008 \u00e0 l\u2019UQAM, Bigot s\u2019interroge sur l\u2019existence d\u2019une norme du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois parl\u00e9 et sur ses caract\u00e9ristiques. Sa d\u00e9marche s\u2019inscrit dans une perspective sociolinguistique variationniste et le corpus analys\u00e9 comprend les enregistrements d\u2019une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e constitu\u00e9e d\u2019entrevues formelles\u00a0: <em>Le point<\/em> (107 entrevues, 2003-2005), dans lequel 18 variables ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage est organis\u00e9 en trois sections\u00a0: la premi\u00e8re fournit un panorama de la question de la norme en contexte francophone, la deuxi\u00e8me situe la question de la norme linguistique au Qu\u00e9bec et la troisi\u00e8me se concentre sur la norme grammaticale de l\u2019oral soutenu au Qu\u00e9bec sur la base de l\u2019analyse de corpus cit\u00e9e ci-dessus.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapitre I est donc consacr\u00e9 \u00e0 la norme de plusieurs points de vue\u00a0: sociologique, linguistique et sociolinguistique. En sociologie, la norme &#8211; ou plut\u00f4t les normes &#8211; est un ensemble de valeurs communes qui constitue un m\u00e9canisme de r\u00e9gulation de la vie sociale et qui affecte les habitudes langagi\u00e8res des individus et des groupes. Sous son aspect linguistique, la notion de norme est pr\u00e9sent\u00e9e dans son \u00e9volution historique, \u00e0 partir de la tradition des grammairiens indiens et des grammairiens gr\u00e9co-latins, pour arriver \u00e0 la tradition fran\u00e7aise, qui commence au XVe si\u00e8cle. Apr\u00e8s une p\u00e9riode o\u00f9 le <em>bon usage<\/em> du fran\u00e7ais \u00e9tait celui qui se rapprochait le plus du latin ou du grec, ce n\u2019est que plus tard que celui-ci co\u00efncide avec un emploi raffin\u00e9 de la langue, par le biais de strat\u00e9gies rh\u00e9toriques : Vaugelas va alors s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la norme de la langue parl\u00e9e qu\u2019il identifie avec la langue de la classe dominante, la cour. L\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise en laisse une trace avec ses dictionnaires, dans lesquels la notion de bon usage \u00e9volue du fran\u00e7ais des \u00ab\u00a0honnestes gens\u00a0\u00bb \u00e0 celui des \u00e9crivains\u00a0; toutefois, c\u2019est l\u2019Acad\u00e9mie elle-m\u00eame qui en reste l\u2019arbitre. Au XXe si\u00e8cle, c\u2019est le trait\u00e9 de Grevisse, fond\u00e9 sur un corpus de textes litt\u00e9raires, qui s\u2019impose et qui reste aujourd\u2019hui encore la r\u00e9f\u00e9rence normative par excellence.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la troisi\u00e8me partie de ce premier chapitre, qui aborde la question de la norme d\u2019un point de vue sociolinguistique, Bigot adopte la d\u00e9finition de communaut\u00e9 linguistique fournie par Chevillet (1991&nbsp;: 19), selon laquelle cette derni\u00e8re serait un \u00ab&nbsp;ensemble de locuteurs \u00e9tant d\u00e9termin\u00e9 par l\u2019axe <em>g\u00e9ographique<\/em> (stratification horizontale), l\u2019axe <em>social<\/em> (stratification verticale) et l\u2019axe <em>affectif<\/em> constitu\u00e9 par son environnement&nbsp;\u00bb (p. 23). Une communaut\u00e9 linguistique ainsi d\u00e9finie va donc \u00e9laborer au fil du temps sa norme linguistique, qui peut \u00eatre objective, subjective ou encore prescriptive, cette derni\u00e8re rejoignant la notion de langue standard, c\u2019est-\u00e0-dire la norme de r\u00e9f\u00e9rence pour une communaut\u00e9 linguistique donn\u00e9e. Cet \u00e9tat des lieux sur la notion de norme est suivi d\u2019une pr\u00e9sentation du ph\u00e9nom\u00e8ne de la variation et des facteurs sociaux qui en sont \u00e0 l\u2019origine, qui s\u2019inspire de plusieurs \u00e9tudes (notamment anglo-\u00e9tatsuniennes) sur le sujet.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapitre II se focalise sur la question de la norme au Qu\u00e9bec, en commen\u00e7ant par une pr\u00e9sentation de l\u2019histoire du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois depuis le R\u00e9gime fran\u00e7ais jusqu\u2019\u00e0 nos jours. A l\u2019\u00e9poque de la Nouvelle-France, les \u00e9tudes de Poirier semblent d\u00e9montrer que les premiers immigrants \u00e9taient majoritairement francophones et que c\u2019est \u00e0 partir de la vari\u00e9t\u00e9 de fran\u00e7ais populaires, notamment de la moiti\u00e9 nord de la France, que s\u2019est constitu\u00e9 le fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs \u00e9tudes corroborent, selon Bigot, l\u2019hypoth\u00e8se que les premiers colons parlaient un fran\u00e7ais tr\u00e8s proche, voire identique, au fran\u00e7ais de Paris, du moins sous l\u2019aspect phon\u00e9tique, alors que pour la syntaxe les t\u00e9moignages sont moins nombreux. Par contre, au XVIIe si\u00e8cle apparaissent d\u00e9j\u00e0 les premiers qu\u00e9b\u00e9cismes lexicaux, tels qu\u2019<em>achaler<\/em> ou <em>amarrer<\/em>. Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s la conqu\u00eate anglaise que commencent les travaux de description du fran\u00e7ais canadien, notamment dans sa dimension lexicale\u00a0: apr\u00e8s cela, Vigier, Maguire, Dunn et Clapin, entre autres, emploient une approche prescriptive qui fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la norme parisienne. L\u2019anglicisation de la langue s\u2019intensifie apr\u00e8s 1850, \u00e0 cause notamment de l\u2019industrialisation et touche toutes les classes sociales francophones. C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que nait, chez les anglophones, le mythe n\u00e9gatif du <em>French Canadian patois<\/em> et qu\u2019en m\u00eame temps les francophones eux-m\u00eames d\u00e9crient la qualit\u00e9 de la langue au Qu\u00e9bec. Les premi\u00e8res associations pour la promotion de la langue fran\u00e7aise voient le jour dans les ann\u00e9es 1900, ainsi qu\u2019une combinaison de plus en plus \u00e9troite entre langue et religion catholique. Les pr\u00eatres sulpiciens provenant de Paris ont eu, selon Bigot, un r\u00f4le important dans la pr\u00e9servation du fran\u00e7ais parl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me partie du chapitre II se concentre sur la question linguistique \u00e0 partir de la R\u00e9volution Tranquille, en tra\u00e7ant un panorama socio-historique de la fin des ann\u00e9es 1950 \u00e0 aujourd\u2019hui et en abordant ensuite la <em>querelle du joual<\/em> et les travaux d\u2019am\u00e9nagement linguistique. La question du <em>joual<\/em>, langue identitaire ou langue barbare et primitive selon les diff\u00e9rentes perspectives, arrive sur la sc\u00e8ne en 1960, persiste pendant toute la d\u00e9cennie et refait surface dans les ann\u00e9es 1990. Toutefois, selon Bigot, il n\u2019existe aucune d\u00e9finition ni consensuelle ni linguistique du <em>joual<\/em>, qui peut \u00eatre d\u00e9fini comme la vari\u00e9t\u00e9 de fran\u00e7ais parl\u00e9 par les classes ouvri\u00e8res de Montr\u00e9al ou bien le registre populaire du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois. A partir des ann\u00e9es 1960, les commissions sur la question linguistique, puis les lois qui se succ\u00e8dent, modifient profond\u00e9ment le statut du fran\u00e7ais au Qu\u00e9bec. Ce processus va culminer avec la promulgation de la loi 101 en 1977 par le gouvernement L\u00e9vesque, qui fait du fran\u00e7ais la seule langue officielle au Qu\u00e9bec. L\u2019Office de la Langue Fran\u00e7aise et le Conseil de la Langue Fran\u00e7aise jouent, eux aussi, un r\u00f4le important dans l\u2019am\u00e9nagement linguistique, mais leur action se cantonne essentiellement au lexique et \u00e0 la terminologie. Si la qualit\u00e9 de la langue au Qu\u00e9bec est longuement d\u00e9battue, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019une norme du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois n\u2019est pas encore \u00e9tablie au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la quatri\u00e8me partie du chapitre II se consacre \u00e0 la question de la norme du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois&nbsp;: apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les diff\u00e9rentes propositions de norme et les \u00e9tudes \u00e0 partir des ann\u00e9es Soixante, Bigot propose que&nbsp;: \u00ab&nbsp;le probl\u00e8me de la norme du fran\u00e7ais parl\u00e9 au Qu\u00e9bec peut \u00eatre r\u00e9solu en proposant que le fran\u00e7ais parl\u00e9 par l\u2019\u00e9lite sociale et culturelle du Qu\u00e9bec en situation de communication formelle soit le mod\u00e8le qui se &nbsp;rapproche le plus de ce qui peut \u00eatre d\u00e9fini comme norme, au sens du bon usage, du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois oral. Par \u00e9lite sociale et culturelle du Qu\u00e9bec, j\u2019entends les personnes dont la position sociale est \u00e9lev\u00e9e et dont la profession rel\u00e8ve du domaine public, ce qui leur assure ainsi une cote maximale sur le march\u00e9 linguistique. On peut prendre pour exemples les avocats, les responsables d\u2019entreprises, les professeurs, ou encore les sportifs de haut niveau, etc.&nbsp;\u00bb (p. 103). L\u2019auteur examine ensuite dans le d\u00e9tail les diff\u00e9rentes dimensions linguistiques de cette norme, en commen\u00e7ant par le lexique, sur lequel la discussion commence au Qu\u00e9bec d\u00e8s le XIXe si\u00e8cle, et trace un panorama de la production lexicographique qu\u00e9b\u00e9coise ainsi que des pol\u00e9miques qu\u2019elle a engendr\u00e9es. Apr\u00e8s le lexique, Bigot aborde la norme de la prononciation du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois. Si le mod\u00e8le Radio-canadien, plut\u00f4t tourn\u00e9e vers le fran\u00e7ais \u00ab&nbsp;international&nbsp;\u00bb, voire parisien, ne fait pas l\u2019unanimit\u00e9 chez les linguistes, alors qu\u2019il semble \u00eatre une r\u00e9f\u00e9rence pour la population, celui propos\u00e9 par Ostiguy et Tousignant se rapproche davantage de l\u2019usage qu\u00e9b\u00e9cois. Une \u00e9tude plus r\u00e9cente (Reinke 2005) semble d\u00e9montrer qu\u2019il existe un mod\u00e8le standard de prononciation qu\u00e9b\u00e9coise adopt\u00e9 par toutes les chaines de t\u00e9l\u00e9vision publiques et priv\u00e9es. En fin de chapitre, Bigot propose que \u00ab&nbsp;la norme, \u00e0 l\u2019oral, soit bas\u00e9e sur le parler de l\u2019\u00e9lite sociale et culturelle qu\u00e9b\u00e9coise en situation de communication soutenue&nbsp;\u00bb (p. 122).<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me chapitre constitue la partie originale de l\u2019ouvrage, \u00e0 savoir une \u00e9tude de corpus qui analyse 18 variables, et dont le but est \u00ab\u00a0de brosser un premier portrait de la grammaire du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois oral soutenu \u00e0 partir de donn\u00e9es empiriques\u00a0\u00bb (p. 123), afin de v\u00e9rifier si la norme de r\u00e9f\u00e9rence est celle du \u00ab\u00a0fran\u00e7ais international\u00a0\u00bb et du <em>Bon Usage<\/em> de Gr\u00e9visse et Goosse, ou s\u2019il existe une norme qu\u00e9b\u00e9coise s\u2019\u00e9tant d\u00e9velopp\u00e9e au fil des d\u00e9cennies. Le corpus est constitu\u00e9 \u00ab\u00a0d\u2019entrevues journalistiques diffus\u00e9es dans l\u2019\u00e9mission <em>Le point<\/em>, qui, jusqu\u2019en juin 2006, faisait suite au T\u00e9l\u00e9journal de 22 heures de Radio-Canada\u00a0\u00bb (p. 129), enregistr\u00e9es entre avril 2003 et novembre 2005 (107 entrevues, 131\u00a0800 mots). Les variables sexe, cat\u00e9gorie d\u2019emploi et \u00e2ge ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9es. Les variables retenues sont les suivantes\u00a0: les pronoms d\u00e9monstratifs, les pronoms forts, <em>dont<\/em> vs <em>que<\/em> dans les relatives indirectes, <em>quand<\/em> vs <em>quand<\/em> <em>que<\/em>, <em>tout<\/em> et <em>tous<\/em> en \/tUt\/, le participe pass\u00e9 de <em>faire<\/em>, l\u2019expression du conditionnel, l\u2019expression du futur, <em>avoir<\/em> et <em>\u00eatre<\/em> devant les verbes de mouvement, le pr\u00e9sentatif (<em>c\u2019est<\/em> vs <em>ce sont<\/em>), les interrogatives directes, les interrogatives indirectes, la double n\u00e9gation, <em>j\u2019vais<\/em> vs <em>j\u2019vas<\/em>, le <em>l<\/em> non \u00e9tymologique apr\u00e8s <em>\u00e7a<\/em>, l\u2019expression de la cons\u00e9quence, l\u2019expression de la restriction. Bigot conclut de son \u00e9tude que les formes vernaculaires comptent pour 18,7% du total des formes, mais que la plupart appartiennent \u00e0 deux cat\u00e9gories\u00a0: le futur p\u00e9riphrastique et <em>c\u2019est<\/em> + argument pluriel, qui seraient devenues des \u00ab\u00a0variantes normatives officieuses\u00a0\u00bb (p. 189). Ceci d\u00e9montrerait que la norme du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois formel est largement calqu\u00e9e sur la norme du bon usage europ\u00e9en. En conclusion, Bigot souligne \u00ab\u00a0qu\u2019il existe une norme du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois qui diverge de celles des autres pays francophones sur les plans de la prononciation et du lexique, mais qui converge vers un mod\u00e8le plus commun \u00e0 l\u2019ensemble de la francophonie pour ce qui est de la grammaire\u00a0\u00bb (p. 197).<\/p>\n\n\n\n<p>Cet ouvrage constitue une synth\u00e8se utile sur le concept de norme et sur la question de la norme du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois, mais il montre encore un peu trop qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine une th\u00e8se de doctorat et manque par moments de mise \u00e0 jour des r\u00e9f\u00e9rences. Certaines affirmations restent peu \u00e9tay\u00e9es (en quoi les locuteurs choisis sont-ils repr\u00e9sentatifs de l\u2019\u00e9lite \u00e9conomique et culturelle qu\u00e9b\u00e9coise, par exemple\u00a0?) et l\u2019auteur oscille parfois entre une approche descriptive et une approche normative.<\/p>\n\n\n\n<p>[ANNA GIAUFRET]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Davy BIGOT, Le bon usage qu\u00e9b\u00e9cois. Etude sociolinguistique sur la norme grammaticale du fran\u00e7ais parl\u00e9 au Qu\u00e9bec, Presses de l&#8217;Universit\u00e9 Laval, Qu\u00e9bec, 2021, pp. 229. Dans cet ouvrage, qui est une version remani\u00e9e de la th\u00e8se de doctorat de l\u2019auteur, soutenue en 2008 \u00e0 l\u2019UQAM, Bigot s\u2019interroge sur l\u2019existence d\u2019une norme du fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois parl\u00e9\u2026 <span class=\"read-more\"><a href=\"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2022\/02\/27\/davy-bigot-le-bon-usage-quebecois-etude-sociolinguistique-sur-la-norme-grammaticale-du-francais-parle-au-quebec\/\">Leggi tutto &raquo;<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[31],"tags":[],"class_list":["post-484","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n-45"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/484"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=484"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/484\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":559,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/484\/revisions\/559"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=484"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=484"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=484"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}