{"id":434,"date":"2021-11-03T12:59:15","date_gmt":"2021-11-03T11:59:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=434"},"modified":"2021-11-07T11:07:50","modified_gmt":"2021-11-07T10:07:50","slug":"michel-bourse-halime-yucel-communication-culturelle-mode-demploi","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/11\/03\/michel-bourse-halime-yucel-communication-culturelle-mode-demploi\/","title":{"rendered":"Michel BOURSE, Halime YUCEL, Communication culturelle : mode d\u2019emploi"},"content":{"rendered":"\n<p>Michel BOURSE, Halime Y\u00fccel, <em>Communication culturelle&nbsp;: mode d\u2019emploi<\/em>\u00b8 Paris, L\u2019Harmattan 2019, 273 p.<\/p>\n\n\n\n<p>Bas\u00e9 sur une bibliographie solide et tr\u00e8s vaste, allant de la linguistique \u00e0 la philosophie, en passant par la psychologie sociale, la sociologie et l\u2019anthropologie, cet ouvrage propose tout \u00e0 la fois une r\u00e9ponse originale \u00e0 la question des conditions et des modalit\u00e9s de la communication en g\u00e9n\u00e9ral et de la communication en contexte interculturel en particulier. On y d\u00e9couvrira donc aussi bien une revue de la litt\u00e9rature scientifique, qui sera l\u2019occasion de la d\u00e9couverte de tel ou tel auteur venant d\u2019horizons diff\u00e9rents, qu\u2019une synth\u00e8se originale, la proposition de pistes d\u2019actions possibles, voire souhaitables, dans une discipline qui conjugue la diversit\u00e9 des approches \u2013 tant la culture poss\u00e8de un caract\u00e8re composite \u2013 et qui vise la prise de conscience de la complexit\u00e9 de l\u2019Autre, condition essentielle d\u2019une rencontre r\u00e9ussie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le point de d\u00e9part est constitu\u00e9 par le constat du malentendu comme obstacle \u00e0 la communication et comme source de tensions, de conflits et de ruptures, dont on fait l\u2019exp\u00e9rience \u00e0 maintes reprises dans la communication interculturelle. Or, comme le disent les auteurs, il faut se d\u00e9placer de la transmission d\u2019un message, dont les coactants ne seraient que le support, \u00e0 l\u2019\u00e9change entre les personnes dont les messages sont l\u2019instrument. Ce changement de perspective constitue en effet la condition pour la communication interculturelle&nbsp;: \u00ab&nbsp;il faut ainsi replacer l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 au c\u0153ur du processus de communication qui ne serait r\u00e9ussie que si les coactants acceptent de mal se comprendre&nbsp;\u00bb (p. 15). C\u2019est autour de cette id\u00e9e que l\u2019itin\u00e9raire propos\u00e9 par les auteurs tout au long de leur ouvrage se d\u00e9roule&nbsp;: passer de l\u2019id\u00e9e du malentendu comme obstacle \u00e0 \u00e9liminer \u00e0 celle d\u2019un malentendu comme condition d\u2019une communication possible, d\u2019une sociabilit\u00e9 et d\u2019un voisinage entre personnes et groupes diff\u00e9rents. Cette option a bien entendu des implications \u00e9thiques et politiques fortes, que les auteurs revendiquent, concernant notamment le rapport de forces entre majorit\u00e9s et minorit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le corps du texte se d\u00e9roule autour de 6 chapitres. Le premier (<em>langage, code, connotation<\/em>) s\u2019int\u00e9resse aux composantes linguistiques de la communication et aux obstacles pouvant surgir \u00e0 cause de la langue (diff\u00e9rence de langue mais, plus fondamentalement, ambigu\u00eft\u00e9 fonci\u00e8re du langage). En passant en revue les apports de la r\u00e9flexion linguistique (Saussure, Benveniste, Sapir et Whorf, Jakobson, Bloomfield, Hjelmslev, Barthes), les auteurs montrent les limites d\u2019une conception uniquement r\u00e9f\u00e9rentielle du langage, ainsi que de la conception de la communication comme transfert d\u2019une information entre des sujets transparents. Ils s\u2019attachent donc \u00e0 montrer la complexit\u00e9 de cet acte, ses implications affectives et connotatives, les allusions et autres dimensions implicites qui rendent le ph\u00e9nom\u00e8ne de la communication infiniment plus riche et complexe qu\u2019une approche r\u00e9ductrice pourrait bien nous le faire croire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapitre deux (<em>la variation culturelle<\/em>), qui part du constat que la communication ressemble souvent \u00e0 un dialogue de sourds, explore la litt\u00e9rature consacr\u00e9e \u00e0 la dimension pragmatique du langage, ainsi qu\u2019\u00e0 la variation culturelle des rituels communicatifs, sources de malentendus sp\u00e9cifiques (distorsions interpr\u00e9tatives par rapport aux attitudes et comportements mis en \u0153uvre par les coactants dans la situation de communication). \u00c0 partir des travaux de Catherine Kerbrat-Orecchioni et en convoquant les apports de nombreux autres auteurs (D. Hymes, D. C. Barnlund, Gumperz, Bourdieu, Goffman, Rogers entre autres), on montre la complexit\u00e9 des dimensions qui interviennent pour permettre l\u2019\u00ab&nbsp;accordage&nbsp;\u00bb entre les participants. Cette complexit\u00e9 d\u00e9coule notamment du feuillet\u00e9 de niveaux qui doivent entrer en ligne de compte&nbsp;: en plus du niveau linguistique, les niveaux intrapsychique, interactionnel et social. L\u2019interaction constituant souvent une intrusion dans la sph\u00e8re de l\u2019Autre, des rituels de politesse visant \u00e0 pr\u00e9server la face de l\u2019interlocuteur sont mis en place mais, une fois de plus, ceux-ci sont culturellement d\u00e9termin\u00e9s et peuvent conduire \u00e0 une mauvaise interpr\u00e9tation des comportements adopt\u00e9s, que seule une attitude d\u2019empathie peut arriver \u00e0 surmonter.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapitre trois (<em>le contrat de communication<\/em>) d\u00e9veloppe la complexit\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments intervenant dans l\u2019\u00e9change communicatif, et qui d\u00e9terminent la construction du sens, \u00e0 partir de consid\u00e9rations d\u2019ordre s\u00e9miotique, \u00e0 savoir le partage de \u00ab&nbsp;codes&nbsp;\u00bb communs, permettant d\u2019attribuer une signification aux signes \u00e9chang\u00e9s par les partenaires de l\u2019interaction. Les fondements th\u00e9oriques convoqu\u00e9s dans ce cas sont les travaux d\u2019U. Eco sur les \u00ab&nbsp;encyclop\u00e9dies&nbsp;\u00bb et ceux de M. P\u00eacheux sur l\u2019id\u00e9ologie, concr\u00e9tis\u00e9e, entre autres choses, par les \u00ab&nbsp;formations discursives&nbsp;\u00bb qui montrent l\u2019aspect pr\u00e9construit du langage, la pression sociale sur les locuteurs, contraints de prendre un <em>habitus<\/em> linguistique et de subir des formes de censure sociale (Bourdieu), ce qui m\u00e8ne \u00e0 une forme de \u00ab&nbsp;gu\u00e9rilla s\u00e9miologique&nbsp;\u00bb, que l\u2019on ne pourra d\u00e9passer que gr\u00e2ce \u00e0 la coop\u00e9ration du r\u00e9cepteur, responsable de la construction du sens tout autant que l\u2019\u00e9metteur. Si tout cela conduit \u00e0 une instabilit\u00e9 fonci\u00e8re du sens, une composante importante intervient malgr\u00e9 tout pour limiter l\u2019incertitude&nbsp;; celle-ci repr\u00e9sente la fonction sociale de la culture et du groupe d\u2019appartenance&nbsp;: il s\u2019agit de la communaut\u00e9 interpr\u00e9tative et du contrat d\u2019interpr\u00e9tation. Les auteurs convoqu\u00e9s dans ce cas (E. Veron, Greimas, Charaudeau, Jost, pour arriver jusqu\u2019aux approches philosophiques de Husserl et Derrida) permettent de montrer \u00e0 quel point la d\u00e9termination et le partage d\u2019un sens autour d\u2019un \u00e9change verbal sont fonction d\u2019une co-intentionnalit\u00e9 des coactants, ce qui exige une n\u00e9gociation de l\u2019accord ainsi que la convergence autour d\u2019un foyer commun, \u00e0 travers un processus adaptatif et social de l\u2019usage de la langue. La conclusion vise \u00e0 montrer la limite du mod\u00e8le du code (communication comme codage et d\u00e9codage d\u2019un invariant), qu\u2019il faut, d\u00e8s lors, remplacer par le mod\u00e8le inf\u00e9rentiel, bas\u00e9 sur la formulation d\u2019hypoth\u00e8ses \u00e0 partir des diff\u00e9rentes dimensions \u00e9voqu\u00e9es, ce dont rend compte, entre autres, P. Grice, \u00e0 travers sa th\u00e9orie des maximes conversationnelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapitre quatre (<em>l\u2019\u00ab&nbsp;accordage&nbsp;\u00bb affectif<\/em>) est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019empathie et se concentre tout particuli\u00e8rement sur la fonction phatique du langage, en tant que recherche commune, dans et par le langage, d\u2019une communion affective entre les coactants, ce qui constitue la condition de n\u2019importe quel type de communication, bien avant le partage d\u2019un code linguistique commun, qui peut bien souvent s\u2019av\u00e9rer illusoire. A partir de la th\u00e9orisation de Malinowski et surtout de Jakobson, les auteurs explorent les dimensions de cette fonction, qui prend \u00e9galement en compte les aspects implicites, comme les implicatures conversationnelles de Grice, ainsi que la fonction m\u00e9talinguistique, dans la mesure o\u00f9 celle-ci permet de s\u2019accorder sur le sens \u00e0 attribuer aux proc\u00e9d\u00e9s phatiques, \u00e0 la nature parfois ind\u00e9termin\u00e9e. Une partie du chapitre est \u00e9galement consacr\u00e9e \u00e0 la gestualit\u00e9 (Cosnier, Ekman) en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment phatique permettant, entre autres choses, d\u2019aider au d\u00e9codage des \u00e9nonc\u00e9s, de g\u00e9rer l\u2019alternance des tours de parole ainsi que la relation entre les partenaires, ce qui vise \u00e0 assurer une forme d\u2019\u00ab&nbsp;accordage affectif&nbsp;\u00bb, \u00e0 savoir l\u2019empathie aboutissant \u00e0 un \u00e9quilibre confortable entre les tendances au rapprochement et \u00e0 l\u2019\u00e9vitement que toute relation nous inspire. Pour qualifier cet \u00e9tat d\u2019\u00e9quilibre, les auteurs proposent le terme d\u2019\u00ab&nbsp;hom\u00e9ostasie&nbsp;\u00bb, emprunt\u00e9 \u00e0 la biologie, et montrent \u00e0 quel point la fonction phatique peut y contribuer aux diff\u00e9rentes \u00e9tapes de l\u2019interaction. C\u2019est \u00e0 ce sujet que sont convoqu\u00e9es les analyses de Goffman concernant les rituels de la relation, ainsi que les phases de l\u2019\u00e9change identifi\u00e9es par l\u2019analyse conversationnelle (Schlegloff, Traverso).<\/p>\n\n\n\n<p>Le cinqui\u00e8me chapitre (<em>le jeu<\/em>) adopte par contre la perspective de la validit\u00e9 pratique de la communication intersubjective, \u00e0 savoir sa dimension pragmatique d\u2019acte de langage. Apr\u00e8s avoir \u00e9voqu\u00e9 les conditions de validit\u00e9 propos\u00e9es par Habermas (qu\u2019on retrouve par ailleurs chez Grice), les auteurs \u00e9voquent la th\u00e9orie des actes de langage d\u2019Austin, ainsi que la dimension polyphonique mise en avant par Bakhtine et Ducrot, qui r\u00e9v\u00e8le la complexit\u00e9 des voix s\u2019exprimant dans la prise de parole individuelle ainsi que les r\u00e9sonances que celle-ci peut avoir par rapport aux instances discursives qui la traversent. Une place centrale, dans cette r\u00e9flexion, est accord\u00e9e aux th\u00e9ories avanc\u00e9es par Ludwig Wittgenstein concernant les \u00ab&nbsp;jeux de langage&nbsp;\u00bb, qui d\u00e9montrent le caract\u00e8re illusoire d\u2019une signification purement compositionnelle, reposant sur le sens des mots. En effet, \u00ab&nbsp;seule la proposition a un sens&nbsp;\u00bb (p. 181) et la notion de jeux de langage d\u00e9signe pr\u00e9cis\u00e9ment les utilisations diff\u00e9rentes des signes en fonction des activit\u00e9s que l\u2019on accomplit (genres de discours, situations ou actes de langage), qui modifient radicalement le sens des propositions, tout comme la r\u00e8gle du jeu modifie la valeur de l\u2019objet employ\u00e9 dans le jeu lui-m\u00eame. C\u2019est le conflit entre des r\u00e8gles du jeu diff\u00e9rentes qui est \u00e0 la base de l\u2019incompr\u00e9hension des propositions \u00e9chang\u00e9es et qui peut aboutir \u00e0 des \u00ab&nbsp;diff\u00e9rends&nbsp;\u00bb, v\u00e9ritables conflits de sens, qui m\u00e8nent \u00e0 des rencontres rat\u00e9es, telles qu\u2019on peut ordinairement les observer dans les situations de conflit interculturel.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier chapitre (<em>les antagonismes culturels<\/em>) s\u2019int\u00e9resse aux probl\u00e8mes interpr\u00e9tatifs (surtout en r\u00e9ception), qui reposent sur la perception biais\u00e9e de la communication par r\u00e9f\u00e9rence au \u00ab&nbsp;logiciel&nbsp;\u00bb culturel de chacun des coactants, ce qui se concr\u00e9tise ordinairement par la notion de pr\u00e9jug\u00e9 et par les cons\u00e9quences pratiques des st\u00e9r\u00e9otypes en termes de proph\u00e9tie autor\u00e9alisatrice. Les auteurs proposent un tour d\u2019horizon autour des analyses les plus r\u00e9pandues des dimensions culturelles, depuis Hofstede jusqu\u2019\u00e0 Schwartz et Hall, qui constituent autant de cl\u00e9s de lecture ou, si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re, de r\u00e8gles des jeux de langages pratiqu\u00e9s simultan\u00e9ment et inconsciemment par les coactants et qui m\u00e8nent \u00e0 des r\u00e9sultats divergents par rapport aux intentions du locuteur, qu\u2019il s\u2019agisse de valeurs plus ou moins abstraites \u2013 telles que la masculinit\u00e9 ou la f\u00e9minit\u00e9 \u2013 ou de la gestion concr\u00e8te de l\u2019environnement (temps, espace, intrusions dans la territorialit\u00e9, contact physique et visuel). Bref, c\u2019est, une fois de plus, la complexit\u00e9 pluridimensionnelle de la communication et de son interpr\u00e9tation qui \u00e9merge au terme de cette analyse. C\u2019est, dans ce cas, la perspective conversationnelle de Kerbrat-Orecchioni et d\u2019Armengaud qui est propos\u00e9e par les auteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la conclusion, les auteurs reviennent sur la notion de malentendu, dont il est montr\u00e9 le caract\u00e8re non seulement in\u00e9liminable, mais n\u00e9cessaire, voire souhaitable, afin de permettre aux coactants de prendre conscience de l\u2019\u00e9paisseur et de la richesse de l\u2019Autre. L\u2019argumentation passe \u00e0 travers la pr\u00e9sentation de deux auteurs principalement&nbsp;: les philosophes K. Appiah et J. Ranci\u00e8re. Le premier pr\u00e9conise le \u00ab&nbsp;cosmopolitisme&nbsp;\u00bb, qui consiste \u00e0 accorder moins d\u2019importance aux principes qu\u2019aux pratiques, car ce sont ces derni\u00e8res qui permettent de vivre ensemble en paix. Cela entra\u00eene l\u2019adoption d\u2019une \u00ab&nbsp;\u00e9thique de l\u2019instabilit\u00e9&nbsp;\u00bb, s\u2019opposant \u00e0 un universalisme syst\u00e9matique et rigide. Ranci\u00e8re, quant \u00e0 lui, argumente en faveur de la m\u00e9sentente comme condition pratique du vivre ensemble d\u00e9mocratique, \u00e0 condition, toutefois, de reconna\u00eetre la rationalit\u00e9 et le droit \u00e0 la parole de l\u2019Autre, bref, \u00e0 son statut de personne. La construction de la sc\u00e8ne de la m\u00e9sentente et de la \u00ab&nbsp;synth\u00e8se argumentative&nbsp;\u00bb permettant de s\u2019approprier la langue des autres est confi\u00e9e aux r\u00e9flexions finales de J. Habermas, pour qui le terrain commun, dans le contexte interculturel comme dans toute autre forme de communication, n\u2019est jamais donn\u00e9, mais se forme dans la rencontre.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage adopte donc un parti-pris r\u00e9solument optimisme et montre un fil rouge \u00e0 travers la pr\u00e9sentation d\u2019une litt\u00e9rature abondante. On y trouvera de nombreuses suggestions th\u00e9oriques et des remarques originales. La seule r\u00e9serve que nous nous permettons de formuler \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ce travail concerne l\u2019absence d\u2019explicitation de sa structure&nbsp;: le parcours n\u2019est pas d\u00e9clar\u00e9 ouvertement dans l\u2019introduction et les chapitres se pr\u00e9sentent comme une r\u00e9flexion suivie, sans division en paragraphes, ni bilan final. La conclusion aussi appara\u00eet comme un \u00e9ni\u00e8me chapitre, que les auteurs utilisent pour pr\u00e9senter de nouveaux th\u00e9oriciens qui n\u2019avaient pas encore \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9s auparavant et auxquels ils finissent par confier leurs propres conclusions, qui ne sont pas pr\u00e9sent\u00e9es comme telles. On aurait aim\u00e9 entendre davantage leur voix et leurs argumentations, car cette volont\u00e9 apparente d\u2019impersonnalit\u00e9 discursive se traduit parfois par l\u2019absence de prise de position, notamment lorsque plusieurs options descriptives sont pr\u00e9sent\u00e9es, car, dans ces cas, les alternatives, bien que sous-tendues par une convergence de fond, d\u00e9coupent le champ descriptif de mani\u00e8re diff\u00e9rente. Dans ce cas, la hi\u00e9rarchisation des options recens\u00e9es aurait constitu\u00e9 un outil pr\u00e9cieux permettant au lecteur de mieux se positionner \u00e0 son tour.<\/p>\n\n\n\n<p>[Ruggero DRUETTA]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Michel BOURSE, Halime Y\u00fccel, Communication culturelle&nbsp;: mode d\u2019emploi\u00b8 Paris, L\u2019Harmattan 2019, 273 p. 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