{"id":401,"date":"2021-11-02T19:57:39","date_gmt":"2021-11-02T18:57:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=401"},"modified":"2021-11-07T11:08:22","modified_gmt":"2021-11-07T10:08:22","slug":"mots-les-langages-du-politique-n-124-numero-thematique-chanter-le-collectif","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/11\/02\/mots-les-langages-du-politique-n-124-numero-thematique-chanter-le-collectif\/","title":{"rendered":"Mots. Les langages du politique, n\u00b0 124, num\u00e9ro th\u00e9matique Chanter le collectif"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Mots. Les langages du politique<\/em>, n\u00b0 124, num\u00e9ro th\u00e9matique<em> Chanter le collectif<\/em>, Dossier coordonn\u00e9 par Paul BACOT, Val\u00e9rie BONNET et Fran\u00e7ois GENTON, Lyon, ENS \u00c9ditions, novembre 2020, pp. 171.<\/p>\n\n\n\n<p>Le n\u00b0 124 de <em>Mots. Les langages du politique<\/em> est consacr\u00e9 au dossier <em>Chanter le collectif<\/em>. Il est articul\u00e9 en une introduction et en cinq contributions qui abordent la notion d\u2019\u00ab&nbsp;hymne&nbsp;\u00bb au fil des \u00e9poques et au sein de contexte politiques multiples.  Il est compl\u00e9t\u00e9 par un article de la section <em>Varia<\/em> (pp. 127-144) et par un entretien avec Jean-Michel ADAM au sujet de la nouvelle \u00e9dition de <em>La linguistique textuelle&nbsp;: introduction \u00e0 l\u2019analyse textuelle des discours<\/em> (pp. 147-163).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019introduction au dossier,<em> L\u2019hymne ou l\u2019identit\u00e9 partag\u00e9e<\/em> (pp. 9-25), Paul BACOT, Val\u00e9rie BONNET et Fran\u00e7ois GENTON examinent les liens entre les trois mots-cl\u00e9s du volume&nbsp;: \u00ab&nbsp;hymne&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;identit\u00e9&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;partage&nbsp;\u00bb. Leur attention est d\u2019abord focalis\u00e9e sur les hymnes nationaux, arch\u00e9types de l\u2019hymne. Ils en rappellent la cr\u00e9ation et l\u2019identification officielle dans un panorama qui traverse le temps et les continents \u00e0 partir des \u00e9tudes qui s\u2019y rapportent et en proposant des comparaisons visant \u00e0 une possible cat\u00e9gorisation des hymnes. Ainsi, <em>La Marseillaise <\/em>est li\u00e9e \u00e0 un moment unique de l\u2019histoire ; certains hymnes c\u00e9l\u00e8brent la monarchie ; d\u2019autres placent les pays dont ils sont le symbole sous une protection divine. La derni\u00e8re cat\u00e9gorie identifi\u00e9e par les auteur(e)s rel\u00e8ve de l\u2019<em>Hymne \u00e0 la joie<\/em>, hymne supranational, \u00e0 vocation m\u00eame universelle, d\u00e9pourvu de paroles mais fond\u00e9 sur un texte et arrang\u00e9 par son compositeur, L. van Beethoven. Leur introduction se poursuit par une r\u00e9flexion sur la notion d\u2019\u00ab&nbsp;hymne&nbsp;\u00bb, dont sont retrac\u00e9es l\u2019histoire, l\u2019\u00e9volution s\u00e9mantique et les repr\u00e9sentations. Rassemblement, rituel, dimension solennelle et c\u00e9l\u00e9bratoire, exhibition publique, efficacit\u00e9 symbolique mais aussi fonction po\u00e9tique sont les \u00e9l\u00e9ments principaux qui permettent de caract\u00e9riser un hymne et qui sont \u00e0 la base des cinq contributions, dont le but est au final d\u2019identifier un mod\u00e8le hymnique.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re contribution, Heeun-kot<em>, \u00ab&nbsp;chanter ensemble&nbsp;\u00bb&nbsp;: un hymne sur air de \u00ab&nbsp;destin commun&nbsp;\u00bb pour la Nouvelle-Cal\u00e9donie&nbsp;?<\/em> (pp. 25-41), r\u00e9dig\u00e9e par St\u00e9phanie GENEIX-RABAULT, Anne-Laure DOTTE et Suzie BEARUNE, est centr\u00e9e sur la cr\u00e9ation d\u2019un hymne national et sur les questions que cela pose. Pour ce faire, le contexte choisi par les auteures est celui de la Nouvelle-Cal\u00e9donie, \u00e0 savoir un \u00c9tat qui n\u2019existe pas en tant que tel et qui est compos\u00e9 d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 pluriculturelle et plurilinguistique caract\u00e9ris\u00e9e par un pass\u00e9 colonial difficile. \u00c0 cet \u00e9gard, l\u2019identification d\u2019un chant unificateur devrait servir de facteur d\u2019unit\u00e9 face aux tensions et aux divisions qui int\u00e9ressent ses communaut\u00e9s, comme en t\u00e9moigne la \u00ab&nbsp;commande institutionnelle&nbsp;\u00bb \u2013 par ailleurs lanc\u00e9e par voie de concours \u2013 qui est \u00e0 la base du chant retenu en avril 2008 et dont la version officielle date de 2013 : <em>Soyons unis, devenons fr\u00e8res<\/em>. C\u2019est ainsi une analyse des caract\u00e9ristiques langagi\u00e8res, musicales et glottopolitiques de cet hymne qui est pr\u00e9sent\u00e9e par les auteures. La demande institutionnelle qui le sous-tend, consistant entre autres en une attention particuli\u00e8re aux langues \u2013 le fran\u00e7ais et le kanak \u2013, aux sons et aux mots utilis\u00e9s, aux valeurs \u00e0 mettre en relief et au r\u00f4le de l\u2019identit\u00e9 kanak, y compris l\u2019ajout d\u2019instruments de musique locaux, souligne en fait que ce chant ressemble \u00e0 d&#8217;autres hymnes dans ses traits g\u00e9n\u00e9raux. Tel est le cas du choix des paroles et de l\u2019emploi d\u2019injonctions, de la commande d\u2019utiliser des renvois \u00e0 des symboles de la culture locale \u2013 les v\u00e9g\u00e9taux, la terre, le partage \u2013, de la musique d\u2019une marche. Or, bien que ces \u00e9l\u00e9ments doivent justifier l\u2019utilisation de ce chant, ils sont le r\u00e9sultat de la d\u00e9marche politique qui le sous-tend, ce qui explique le fait que son emploi aupr\u00e8s des populations qu&#8217;il devrait repr\u00e9senter est encore tr\u00e8s limit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le deuxi\u00e8me article, <em>Hymnes, chansons de marche et chansons r\u00e9gimentaires pendant la Grande Guerre \u00e0 travers les journaux de tranch\u00e9es<\/em> (pp. 43-61), Loredana TROVATO s\u2019int\u00e9resse aux conditions de cr\u00e9ation et de diffusion des hymnes r\u00e9gimentaires \u00e0 partir d\u2019un vaste corpus, encore peu exploit\u00e9, compos\u00e9 des chants des \u00ab&nbsp;poilus&nbsp;\u00bb, lors de la Grande Guerre. L\u2019analyse propos\u00e9e, qui rel\u00e8ve en particulier de deux chants datant de 1917 et de 1918, produits dans un cadre de contr\u00f4le de la part de l\u2019autorit\u00e9 militaire, porte sur leurs facteurs tant linguistiques qu\u2019extralinguistiques en vue de souligner les m\u00e9canismes de renforcement de l\u2019identit\u00e9 collective. Le but de ces chants, qui ne sont pas des hymnes nationaux mais qui en reprennent certains traits  (il s\u2019agit de marches \u00e0 la forte charge \u00e9motionnelle, qui soulignent l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du groupe, qui sont caract\u00e9ris\u00e9s par l\u2019injonction, l\u2019apostrophe, l\u2019exclamation, l\u2019hyperbole, et qui \u00e9voquent les \u00ab&nbsp;valeurs fran\u00e7aises&nbsp;\u00bb), est quand-m\u00eame d\u2019aider \u00e0 construire un sentiment d\u2019unit\u00e9 au sein des troupes et dans le pays. Ces chants se diff\u00e9rencient des hymnes officiels par leur ton plaisant et joyeux et par l\u2019absence de titre \u2013 ils apparaissent au sein des journaux de tranch\u00e9es \u2013 mais ils t\u00e9moignent du maintien de l\u2019unit\u00e9 et de l\u2019identit\u00e9 collective m\u00eame par le biais de la socialit\u00e9 interne \u2013 le partage des m\u00eames int\u00e9r\u00eats s\u2019opposant aux conditions de guerre \u2013 du monde des tranch\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me contribution, <em>L\u2019Amazonie en hymnes\u00a0: les chants d\u2019un espace transnational<\/em> (pp. 63-88), r\u00e9dig\u00e9e par Christine BREUIL, porte sur des chants \u00e0 caract\u00e8re r\u00e9gional, notamment infra- ou transnationaux qui, au-del\u00e0 de leur diversit\u00e9, sont caract\u00e9ris\u00e9s par l\u2019appartenance au territoire amazonien. Il s\u2019agit notamment d\u2019hymnes r\u00e9gionaux \u2013 hormis un hymne national \u2013 relevant de diff\u00e9rents pays hispano-am\u00e9ricains, \u00e0 savoir le Venezuela, la Colombie, le P\u00e9rou et l\u2019\u00c9quateur, dont l\u2019auteure examine les caract\u00e9ristiques langagi\u00e8res et les dimensions politiques. Si ces chants partagent quelques-unes des caract\u00e9ristiques du genre hymnique, consistant en la c\u00e9l\u00e9bration des valeurs et des symboles naturels de l\u2019Amazonie, ils mettent avant tout en \u00e9vidence les sp\u00e9cificit\u00e9s dans la mani\u00e8re de s\u2019approcher de cette nature, jadis consid\u00e9r\u00e9e comme hostile et barbare par la litt\u00e9rature hispano-am\u00e9ricaine, d\u00e9sormais enti\u00e8rement renvers\u00e9e par ces hymnes r\u00e9gionaux. Par le biais d\u2019une approche narratologique, BREUIL souligne que ces hymnes c\u00e9l\u00e8brent en fait une nouvelle vision de l\u2019identit\u00e9 sud-am\u00e9ricaine vis-\u00e0-vis des grandes villes modernes, qui sont consid\u00e9r\u00e9es un lieu de barbarie. Ce qui distingue notamment ces hymnes \u00e9mergents, dont la plupart datent des ann\u00e9es 1990 et 2000, n\u2019est pas seulement une r\u00e9f\u00e9rence directe \u00e0 l\u2019Amazonie \u2013 dont la plupart des hymnes nationaux des pays d\u2019Amazonie sont d\u00e9pourvus \u2013, comme le montre le pronom \u00ab\u00a0tu\u00a0\u00bb, mais aussi et plus en g\u00e9n\u00e9ral la promotion d\u2019une \u00e9cologie transnationale, de l\u2019h\u00e9ro\u00efsme et du patriotisme amazoniens, ainsi qu\u2019une vision transnationale et une refondation des identit\u00e9s au-del\u00e0 des fronti\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le quatri\u00e8me article de ce dossier, Pierre FAVRE parcourt les origines de l\u2019hymne national fran\u00e7ais pour souligner les raisons de sa long\u00e9vit\u00e9 et de ses reprises dans le temps \u00e0 partir de sa m\u00e9lodie (<em>La <\/em>Marseillaise <em>sans ses paroles\u00a0: la m\u00e9lodie de l\u2019hymne fran\u00e7ais comme facteur de sa diffusion universelle<\/em>, pp. 89-106). Cette recherche novatrice vise deux aspects, dont le premier concerne l\u2019identification de la <em>Marseillaise <\/em>d\u2019un point de vue acoustique. \u00c0 l\u2019appui d\u2019une \u00e9tude relevant de la mani\u00e8re dont la musique est per\u00e7ue par le public, l\u2019auteur d\u00e9montre que les huit premi\u00e8res notes de l\u2019hymne fran\u00e7ais, qui est un chant de guerre, lui permettent d\u00e9j\u00e0 d\u2019\u00eatre identifi\u00e9, voire d\u2019\u00eatre chant\u00e9. Le second aspect abord\u00e9 porte sur l\u2019identification des caract\u00e9ristiques musicales \u00e0 l\u2019origine du succ\u00e8s de l\u2019hymne fran\u00e7ais, qui sont au nombre de six, selon FAVRE. Il s\u2019agit de la simplicit\u00e9 de ses rythmes, de la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre reconnaissable m\u00eame avec des notes d\u00e9cal\u00e9es, de son caract\u00e8re de marche, de la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre chant\u00e9 en l\u2019absence de soutien instrumental et de la possibilit\u00e9 que le th\u00e8me martial soit transform\u00e9 en des m\u00e9lodies paisibles. Ces traits sont compl\u00e9t\u00e9s par les paroles de la <em>Marseillaise<\/em>, compos\u00e9es par Claude Joseph Rouget de Lisle probablement avant que la musique ne soit r\u00e9alis\u00e9e, organis\u00e9es en phrases courtes. Tout cela contribue au succ\u00e8s de cet hymne, dont la reprise et le succ\u00e8s sont \u00e9galement t\u00e9moign\u00e9s par le fait d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019origine d\u2019\u0153uvres classiques. Tel est le cas de <em>Vingt-trois variations<\/em> du compositeur \u00c9ric Heidsieck.<\/p>\n\n\n\n<p>La contribution qui cl\u00f4t ce dossier porte sur l\u2019<em>Hymne<\/em> <em>des femmes<\/em>, datant de 1971, compos\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019air du <em>Chant des marais<\/em> et compl\u00e9t\u00e9 par les paroles attribu\u00e9es au Mouvement de lib\u00e9ration des femmes (<em>\u00ab&nbsp;Nous qui sommes sans pass\u00e9, les femmes&nbsp;\u00bb&nbsp;: usages et r\u00e9appropriations de <\/em>l\u2019Hymne des femmes <em>dans les collectifs f\u00e9ministes de la troisi\u00e8me vague<\/em>, pp. 107-124). C\u00e9cile TALBOT retrace la vie de cet hymne par le biais de sa perception et de ses r\u00e9appropriations de la part de militantes f\u00e9ministes de la \u00ab&nbsp;troisi\u00e8me vague&nbsp;\u00bb, autrement dit n\u00e9es apr\u00e8s les ann\u00e9es 1970 et engag\u00e9es dans des mobilisations identitaires promouvant la diversit\u00e9 des femmes. \u00c0 travers une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e en 2019 aupr\u00e8s de chorales et de groupes militants chantant publiquement l\u2019<em>Hymne des femmes<\/em>, par le biais de treize entretiens (\u00e2ge moyen des participants&nbsp;: 34 ans), l\u2019auteure montre ainsi la r\u00e9appropriation de ce chant et sa long\u00e9vit\u00e9 en termes de port\u00e9e symbolique. Il \u00e9merge que la puissance \u00e9motionnelle de cet hymne lui permet de rester un outil de mobilisation, de conscientisation et d\u2019affirmation, suscitant une communion. Cela est prouv\u00e9 par le recours \u00e0 <em>nous<\/em> et donc par l\u2019exclusion de ceux qui n\u2019y appartiennent pas. Or, dans le contexte actuel, cet hymne est compar\u00e9 \u00e0 l\u2019emploi qu\u2019en font les militants de la <em>Manif pour tous<\/em>. A cet \u00e9gard, TALBOT rel\u00e8ve que l\u2019universalisme de cet hymne caract\u00e9risant le f\u00e9minisme et les f\u00e9ministes des ann\u00e9es 1970 est remis en cause par sa transmission comme pratique m\u00e9morielle et identitaire aupr\u00e8s des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations depuis les ann\u00e9es 2000. Pourtant, il ne s\u2019agit pas d\u2019un rejet de l\u2019hymne des ann\u00e9es 1970 mais plut\u00f4t de modifications, d\u2019arrangements, de variations de l\u2019engagement f\u00e9ministe fran\u00e7ais au cours des d\u00e9cennies. D\u2019o\u00f9 la p\u00e9rennisation de l\u2019<em>Hymne des femmes<\/em> comme symbole de f\u00e9minismes pluriels. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au bout de ce parcours autour des hymnes et de leur fortune dans le temps et dans l\u2019espace, de leurs conditions de composition en musique et en paroles et de leurs possibles r\u00e9appropriations dans le temps, il \u00e9merge que leur survie est notamment assur\u00e9e par le(s) collectif(s) qui les chante(nt).<\/p>\n\n\n\n<p>[Alida M. SILLETTI]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mots. Les langages du politique, n\u00b0 124, num\u00e9ro th\u00e9matique Chanter le collectif, Dossier coordonn\u00e9 par Paul BACOT, Val\u00e9rie BONNET et Fran\u00e7ois GENTON, Lyon, ENS \u00c9ditions, novembre 2020, pp. 171. Le n\u00b0 124 de Mots. Les langages du politique est consacr\u00e9 au dossier Chanter le collectif. 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