{"id":291,"date":"2021-07-01T17:20:08","date_gmt":"2021-07-01T15:20:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=291"},"modified":"2021-07-11T14:41:53","modified_gmt":"2021-07-11T12:41:53","slug":"mots-les-langages-du-politique-n-123-numero-thematique-de-la-racine-a-lextremisme-discours-des-radicalites-politiques-et-sociales-dossier-coordonne-par-valerie-bonnet-beatrice-frac","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/07\/01\/mots-les-langages-du-politique-n-123-numero-thematique-de-la-racine-a-lextremisme-discours-des-radicalites-politiques-et-sociales-dossier-coordonne-par-valerie-bonnet-beatrice-frac\/","title":{"rendered":"Val\u00e9rie BONNET, B\u00e9atrice FRACCHIOLLA et Lilian MATHIEU (\u00e9ds), De la racine \u00e0 l\u2019extr\u00e9misme. Discours des radicalit\u00e9s politiques et sociales, &#8221; Mots. Les langages du politique&#8221;, n\u00b0 123, juillet 2020, pp. 131."},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br>Le n\u00b0123 de <em>Mots. Les langages du politique<\/em> est consacr\u00e9 au dossier <em>De la racine \u00e0 l\u2019extr\u00e9misme<\/em>. Dans la pr\u00e9face, <em>Discours des radicalit\u00e9s politiques et sociales<\/em> (pp. 19-28), r\u00e9dig\u00e9e par Val\u00e9rie BONNET, B\u00e9atrice FRACCHIOLLA, Lilian MATHIEU et Camille NO\u00dbS, les auteurs soulignent l\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la notion de \u00ab radicalit\u00e9 \u00bb, qui est \u00e0 la base de la d\u00e9finition des \u00ab radicalit\u00e9s \u00bb. L\u2019origine des \u00ab radicalit\u00e9(s) politique(s) \u00bb actuelles repose en effet sur le signifi\u00e9 de l\u2019adjectif \u00ab radical\/radicale \u00bb, qui est mis \u00e0 jour par rapport \u00e0 la notion de racine ainsi que, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9, en termes de transformation radicale. Il s\u2019ensuit que la d\u00e9finition de \u00ab discours radical \u00bb et de \u00ab discours des radicalit\u00e9s politiques \u00bb qui \u00e9merge de ce dossier est le r\u00e9sultat d\u2019un discours tant de (d\u00e9)l\u00e9gitimation que de confrontation. Par le biais des trois contributions de la section th\u00e9matique de ce num\u00e9ro (pp. 19-78), il est possible de d\u00e9finir les discours de radicalit\u00e9s politiques \u00e0 partir de leur cat\u00e9gorisation, du rapport \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, mais \u00e9galement des temporalit\u00e9s et des finalit\u00e9s de ces discours \u2013 la radicalit\u00e9 pouvant toucher tout type de cause par des logiques d\u2019intersectionnalit\u00e9. Une section <em>Varia<\/em> (pp. 79-121) compos\u00e9e de deux contributions compl\u00e8te ce num\u00e9ro.<br><br>Le premier article, r\u00e9dig\u00e9 par \u00c8ve GIANNONCELLI, <em>Des racines du socialisme \u00e0 la politique chr\u00e9tienne par la racine : l\u2019union radicale conservatrice et ses limites<\/em> (pp. 29-46), vise \u00e0 apporter des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 la question du r\u00f4le central de la radicalit\u00e9 dans l\u2019id\u00e9ologie conservatrice contemporaine \u00e0 partir d\u2019une approche double de la radicalit\u00e9. Celle-ci est bas\u00e9e, d\u2019une part, sur la d\u00e9finition du r\u00e9seau lexical qu\u2019elle engendre et, d\u2019autre part, sur la posture critique et politique dont elle est \u00e0 l\u2019origine. Le but de l\u2019auteure est ainsi d\u2019examiner le fonctionnement de la radicalit\u00e9 en tant que notion organisatrice du discours, production de discours et outil cr\u00e9ant une g\u00e9n\u00e9alogie conservatrice pour essayer de d\u00e9finir la figure de l\u2019intellectuel conservateur en France \u00e0 l\u2019\u00e9poque actuelle. Pour ce faire, GIANNONCELLI s\u2019appuie sur les strat\u00e9gies rh\u00e9toriques utilis\u00e9es par deux penseurs repr\u00e9sentant deux g\u00e9n\u00e9rations conservatrices diff\u00e9rentes et deux positionnements apparemment \u00e9loign\u00e9s. Il s\u2019agit de Jean-Claude Mich\u00e9a, figure politique d\u2019envergure dans les milieux conservateurs, qui s\u2019identifie par un retour aux racines du socialisme, et de Gaultier B\u00e8s, repr\u00e9sentant d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d\u2019intellectuels de la droite radicale, r\u00e9unis autour de la <em>Manif pour tous<\/em> et visant \u00e0 d\u00e9finir une politique chr\u00e9tienne par la racine. L\u2019analyse d\u2019un corpus d\u2019extraits tir\u00e9s d\u2019ouvrages r\u00e9dig\u00e9s par les deux penseurs examin\u00e9s, en vue de mettre en \u00e9vidence leur conception de la radicalit\u00e9, permet \u00e0 l\u2019auteure de tester son hypoth\u00e8se sur l\u2019union radicale du conservatisme contemporain et d&#8217;identifier ses limites. Si, d\u2019apr\u00e8s Jean-Claude Mich\u00e9a, la radicalit\u00e9 consiste en une critique radicale vis-\u00e0-vis de la radicalit\u00e9 du capitalisme <em>via<\/em> une d\u00e9radicalisation de la gauche par d\u00e9racinement, l\u00e0 o\u00f9 la radicalit\u00e9 et l\u2019enracinement sont formalis\u00e9s dans une association entre socialisme, tradition et conservatisme qui aboutit \u00e0 une rh\u00e9torique binaire et agonistique, et \u00e0 une l\u00e9gitimation du conservatisme, le conservatisme de Gaultier B\u00e8s est caract\u00e9ris\u00e9 par un retour \u00e0 la racine. En particulier, c\u2019est une \u00ab politique par la racine \u00bb qui est poursuivie par cet intellectuel et par la g\u00e9n\u00e9ration qu\u2019il inspire, qui s\u2019inscrit dans une r\u00e9\u00e9valuation de la radicalit\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 un retour \u00e0 la foi (chr\u00e9tienne) \u2013 en cela tirant profit, de mani\u00e8re strat\u00e9gique, de la r\u00e9flexion de Simone Weil \u2013 autour du groupe de la <em>Manif pour tous<\/em> par opposition au <em>Mariage pour tous.<\/em> C\u2019est donc une reconfiguration de la pens\u00e9e de Simone Weil qui est propos\u00e9e par les animateurs de ce groupe \u00e0 travers un r\u00e9enracinement caract\u00e9ris\u00e9 par un retour \u00e0 la norme dans la tradition et \u00e0 la foi. Dans ses remarques conclusives, l\u2019auteure met en \u00e9vidence des filiations th\u00e9oriques aussi bien affich\u00e9es que dissimul\u00e9es entre ces deux intellectuels \u2013 s\u2019identifiant, selon elle, dans la Nouvelle Droite, notamment Alain de Benoist \u2013 qui pr\u00f4nent la fid\u00e9lit\u00e9 au pass\u00e9 pour envisager l\u2019avenir en passant par l\u2019exigence d\u2019\u00e9tablir des fronti\u00e8res.<br><br>L\u2019alt\u00e9rit\u00e9 dans le contexte politique argentin contemporain, en particulier des formules nominales d\u2019adresse utilis\u00e9es comme outils langagiers de lutte politique, fait l\u2019objet de la deuxi\u00e8me contribution, r\u00e9dig\u00e9e par Maria Gabriela DASCALAKIS-LABREZE (<em>Nommer l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 politique argentine<\/em>, pp. 47-62). Au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 divis\u00e9e et marqu\u00e9e par des discours politiques oppos\u00e9s, l\u2019analyse de l\u2019auteure pr\u00e9sente les positions du kirchn\u00e9risme (autour des anciens pr\u00e9sidents N\u00e9stor Kirchner et Cristina Fern\u00e1ndez de Kirchner) et de l\u2019anti-kirchn\u00e9risme (incarn\u00e9 par le macrisme de l\u2019ancien pr\u00e9sident Mauricio Macri) caract\u00e9risant le sc\u00e9nario politique argentin d\u00e9butant par l\u2019\u00e9lection de N. Kirchner en 2003 et se poursuivant par des conflits politiques dont les retomb\u00e9es sont, entre autres, des crises \u00e9conomiques du pays. C\u2019est autour des formules nominales \u00ab Cristina yegua \u00bb et \u00ab Macri gato \u00bb &#8211; \u00ab Cristina jument \u00bb et \u00ab Macri chat \u00bb, en fran\u00e7ais \u2013 dont est trac\u00e9e la g\u00e9n\u00e9alogie, qu\u2019est organis\u00e9e l\u2019\u00e9tude de DASCALAKIS-LABREZE \u00e0 partir de leurs occurrences dans Facebook et Twitter, et dans un corpus tir\u00e9 de la presse nationale argentine en ligne \u2013 quotidiens <em>Clar\u00edn <\/em>et <em>P\u00e1gina 12<\/em> \u2013 mais aussi dans les pages officielles de C. Kirchner et M. Macri sur Facebook. Formes nominales d\u2019adresse li\u00e9es \u00e0 des contextes de contestation et d\u2019interpellation directe des deux chefs d\u2019\u00c9tat, <em>Cristina yegua<\/em> et <em>Macri gato<\/em> ne sont en fait pas, d\u2019apr\u00e8s l&#8217;analyse de DASCALAKIS-LABREZE, des formules fr\u00e9quentes dans la presse et sur internet. La premi\u00e8re est peu utilis\u00e9e en tant qu\u2019insulte en raison de l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 la figure politique de C. Kirchner et de la condamnation sociale d\u2019expressions renvoyant aux discriminations de genre, alors que la seconde s\u2019impose pour indiquer tout contexte oppos\u00e9 au premier, comme formule \u00ab fourre-tout \u00bb (p. 59). Ces deux injures politiques s\u2019inscrivent ainsi, d\u2019apr\u00e8s l\u2019auteure, dans un contexte politique binaire traditionnel tout comme dans l\u2019intention de remettre en question les arch\u00e9types culturels de genre, mais elles visent aussi \u00e0 retourner le \u00ab vote populaire qui a plac\u00e9 la \u00ab jument \u00bb aux c\u00f4t\u00e9s du nouveau pr\u00e9sident, rel\u00e9guant le \u00ab chat \u00bb \u00e0 un second plan peut-\u00eatre momentan\u00e9 \u00bb (p. 60). Il \u00e9merge donc que ces formules finissent par \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9es dans un sens diff\u00e9rent de celui qui \u00e9tait voulu par leurs cr\u00e9ateurs.<br><br>La troisi\u00e8me contribution, r\u00e9dig\u00e9e par Matthijs GARDENIER et Angeliki MONNIER, revient sur le contexte fran\u00e7ais pour une analyse des strat\u00e9gies de communication des groupes \u00ab vigilantistes \u00bb anti-migrants \u00ab Sauvons Calais \u00bb et \u00ab Calaisiens en col\u00e8re \u00bb (<em>Att\u00e9nuer la radicalit\u00e9 : strat\u00e9gies de communication de groupes vigilantistes anti-migrants,<\/em> pp. 63-78). Ces collectifs, qui se caract\u00e9risent par des appels \u00e0 la violence, cherchent cependant \u00e0 donner une image att\u00e9nu\u00e9e pour \u00e9viter toute sanction ainsi que l\u2019arr\u00eat de leur propagande en ligne : c\u2019est autour de l\u2019existence d\u2019une posture \u00e0 vis\u00e9e \u00e9nonciative mobilisant l\u2019<em>ethos<\/em>, le <em>logos <\/em>et le <em>pathos <\/em>au sein des contenus de la page Facebook des deux groupes et d\u2019interviews de leurs membres sur la p\u00e9riode mars 2015-novembre 2016 qu\u2019est focalis\u00e9e l\u2019attention des deux auteurs en vue d\u2019examiner la violence qui est affich\u00e9e par ces deux groupes. Si la premi\u00e8re partie de l\u2019article se concentre sur la notion de \u00ab vigilantisme \u00bb et sur son rapport avec la violence et la radicalit\u00e9 dans le discours sociopolitique actuel, notamment \u00e0 propos de la gestion des questions migratoires, l\u2019analyse se poursuit par une pr\u00e9sentation de <em>Sauvons Calais<\/em> et <em>Calaisiens en col\u00e8re<\/em>, dont la \u00ab crise des migrants \u00bb de l\u2019\u00e9t\u00e9 2015 et les actions entreprises depuis 2013 \u00e0 Calais pour contraster l\u2019occupation des squats par les migrants sont le d\u00e9nominateur commun. Les deux collectifs partagent \u00e9galement un rapport ambigu \u00e0 la violence, qui est caract\u00e9ris\u00e9, selon GARDENIER et MONNIER, par trois volets \u2013 reposant sur les trois piliers de la rh\u00e9torique classique \u2013 qui montrent la strat\u00e9gie de communication des deux groupes, dont le but est la construction d\u2019une posture \u00e0 vis\u00e9e persuasive. Le premier volet rel\u00e8ve de la pr\u00e9servation de l\u2019<em>ethos<\/em> par une n\u00e9gation de la violence ou au moins de la responsabilit\u00e9 de celle-ci \u2013 elle est attribu\u00e9e \u00e0 des personnes ext\u00e9rieures ; le deuxi\u00e8me porte sur une sollicitation du <em>logos <\/em>pour censurer les propos tout en appelant les internautes \u00e0 une mod\u00e9ration sur les r\u00e9seaux sociaux \u2013 afin d\u2019\u00eatre \u00ab suffisamment provocants pour servir d\u2019exutoire,  ne l\u2019\u00e9tant cependant pas assez pour susciter des poursuites ou une fermeture de la page Facebook \u00bb (p. 73). Enfin, le troisi\u00e8me volet consiste \u00e0 amortir le <em>pathos <\/em>par le recours au registre humoristique, mais dont les commentaires sont macabres ou de mauvais go\u00fbt \u2013 les exemples pr\u00e9sent\u00e9s par les auteurs, emprunt\u00e9s \u00e0 la publicit\u00e9 et \u00e0 des publications <em>ad hoc<\/em>, aboutissent m\u00eame \u00e0 l\u2019imagerie r\u00e9pandue par le parti nazi allemand autour de l\u2019\u00ab identit\u00e9 raciale \u00bb. Il s\u2019ensuit que la pr\u00e9sentation que ces groupes donnent des migrants pr\u00e9sents \u00e0 Calais fait percevoir ceux-ci comme un danger pour la population locale, pour la s\u00e9curit\u00e9, pour le maintien des valeurs sociales et culturelles. La radicalit\u00e9 socialement construite par ces deux groupes visant des objectifs sp\u00e9cifiques devient, quant \u00e0 elle, selon GARDENIER et MONNIER, un objet de n\u00e9gociation.<br><br>Les deux contributions relevant de la section <em>Varia <\/em>partagent l\u2019analyse de discours m\u00e9diatiques \u00e0 vis\u00e9e politique.<br>Dans le premier article, <em>Pratiques de m\u00e9diation informationnelle sur Facebook : l\u2019appropriation politique de la presse quotidienne r\u00e9gionale lors de la campagne pr\u00e9sidentielle de 2017<\/em> (pp. 81-102), Franck BOUSQUET, Julien FIGEAC, Guillaume CABANAC et Camille NO\u00dbS examinent la mutation des pratiques informationnelles depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 et leur effet sur la presse d\u2019information g\u00e9n\u00e9rale suite \u00e0 l\u2019apparition d\u2019\u00ab infom\u00e9diaires \u00bb par rapport aux m\u00e9dias locaux et r\u00e9gionaux. Leur objectif est d\u2019\u00e9tudier les usages, les contenus, la circulation et le commentaire des informations produits par la presse locale au sein des r\u00e9seaux socionum\u00e9riques, notamment les pages Facebook nationales et r\u00e9gionales (octobre 2016-mai 2017) des cinq principaux partis et mouvements politiques de la campagne pr\u00e9sidentielle de 2017 en France (le Front national (FN), La France insoumise, Les R\u00e9publicains, le Parti Socialiste et La R\u00e9publique en marche. Cette analyse, qui souligne les diff\u00e9rences constat\u00e9es dans l\u2019usage de la presse locale et r\u00e9gionale aupr\u00e8s de ces communaut\u00e9s politiques, part de l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019apr\u00e8s laquelle la singularit\u00e9 des informations locales \u2013 notamment les faits divers \u2013 est surtout li\u00e9e aux pr\u00e9occupations politiques de certains mouvements et \u00e0 leur ancrage territorial. A l\u2019appui de la m\u00e9thode Reinert (1990) compl\u00e9t\u00e9e par le logiciel <em>Iramuteq<\/em>, les contenus lexicaux et textuels des publications montrent que la presse quotidienne r\u00e9gionale est surrepr\u00e9sent\u00e9e dans les pratiques de m\u00e9diation informationnelle du FN surtout par le biais des faits divers. Plus largement, les r\u00e9sultats de BOUSQUET, FIGEAC, CABANAC et NO\u00dbS soulignent que la coh\u00e9rence \u00e9ditoriale des titres de presse quotidienne r\u00e9gionale tend \u00e0 \u00eatre effectu\u00e9e par les \u00ab infom\u00e9diaires \u00bb : le r\u00f4le de la presse quotidienne r\u00e9gionale est par cons\u00e9quent de plus en plus limit\u00e9 \u00e0 la seule collecte et diffusion de l\u2019information de proximit\u00e9.<br>Le second article, qui cl\u00f4t ce num\u00e9ro, a pour titre <em>YouTube comme m\u00e9dia politique : les diff\u00e9rences de contenu entre interviews politiques classiques et \u00e9missions en ligne de trois repr\u00e9sentants de La France insoumise<\/em> (pp. 103-121). Antoine BRISTIELLE examine le r\u00f4le grandissant de la plateforme YouTube dans le fonctionnement et dans la communication du parti politique fran\u00e7ais <em>La France insoumise <\/em>et de son leader Jean-Luc M\u00e9lenchon. Par le biais d\u2019une analyse qualitative et quantitative relevant d\u2019un corpus d\u2019interviews en ligne diffus\u00e9es <em>via <\/em>YouTube et d\u2019interviews politiques \u00ab traditionnelles \u00bb de Jean-Luc M\u00e9lenchon, Fran\u00e7ois Ruffin \u2013 journaliste et metteur en sc\u00e8ne \u2013 et Adrien Quatennens \u2013 jeune d\u00e9put\u00e9 du mouvement \u2013 collect\u00e9es d\u00e9but 2018, l\u2019auteur montre que la communication politique en ligne diffus\u00e9es par les interviews des trois repr\u00e9sentants de <em>La France insoumise<\/em> sur YouTube s\u2019av\u00e8re \u00eatre plus efficace en termes de d\u00e9veloppement du sujet qui y est abord\u00e9, d\u2019enjeux politiques et de registre plus individualis\u00e9 par rapport aux interviews classiques. Quant \u00e0 l\u2019emploi de la plateforme YouTube par <em>La France insoumise<\/em>, BRISTIELLE met en avant que cet emploi est strat\u00e9gique pour ce parti populiste, qui peut ainsi amplifier une communication visant \u00e0 la proximit\u00e9 avec la population.<br><br>On rappelle que le n\u00b0 123 de <em>Mots. Les langages du politiqu<\/em>e s\u2019ouvre par l\u2019\u00e9ditorial <em>Sciences en danger, revues en lutte<\/em> (pp. 7-15), r\u00e9dig\u00e9 par le \u00ab Collectif des revues en lutte \u00bb, auquel <em>Mots <\/em>a adh\u00e9r\u00e9, relatif \u00e0 la mobilisation contre les r\u00e9formes des retraites et des services publics men\u00e9es par le gouvernement fran\u00e7ais. Ce collectif, qui commence son action en janvier 2020, vise \u00e0 souligner la position collective d\u2019opposition \u00e0 ces r\u00e9formes ainsi qu\u2019au projet de LPPR (loi de programmation pluriannuelle de la recherche) de la part des revues acad\u00e9miques qui y participent \u2013 dont le recensement est disponible sur le site universiteouverte.org.<br><br>[Alida M. SILLETTI]<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le n\u00b0123 de Mots. Les langages du politique est consacr\u00e9 au dossier De la racine \u00e0 l\u2019extr\u00e9misme. 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