{"id":262,"date":"2021-06-29T12:25:25","date_gmt":"2021-06-29T10:25:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=262"},"modified":"2021-07-11T14:42:39","modified_gmt":"2021-07-11T12:42:39","slug":"rachele-raus-nicolas-froeliger-coord-2019-la-terminologie-et-lenseignement-du-francais-de-specialite-du-francais-langue-professionnelle-ou-sur-objectifs-specifiques-le-langage-et-lhom","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/06\/29\/rachele-raus-nicolas-froeliger-coord-2019-la-terminologie-et-lenseignement-du-francais-de-specialite-du-francais-langue-professionnelle-ou-sur-objectifs-specifiques-le-langage-et-lhom\/","title":{"rendered":"Rachele RAUS, Nicolas FR\u0152LIGER (coord.), 2019, &#8220;La terminologie et l&#8217;enseignement du fran\u00e7ais de sp\u00e9cialit\u00e9,  du fran\u00e7ais langue professionnelle ou sur objectifs sp\u00e9cifiques&#8221;, Le Langage et l&#8217;Homme 54(2)."},"content":{"rendered":"\n<p>Paru en d\u00e9cembre 2019, le num\u00e9ro 54\/2 de la revue \u00ab\u00a0Le Langage et l\u2019Homme\u00a0\u00bb coordonn\u00e9 par Rachele RAUS (Universit\u00e0 degli Studi di Torino) et Nicolas FR\u0152LIGER (Universit\u00e9 Paris Diderot) est consacr\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0la terminologie et l\u2019enseignement du fran\u00e7ais de sp\u00e9cialit\u00e9, du fran\u00e7ais langue professionnelle ou sur objectifs sp\u00e9cifiques\u00a0\u00bb. Dans leur article introductif, les coordonnateurs d\u00e9fendent l\u2019importance de ce volume : \u00ab\u00a0rares, en effet, sont les recherches qui concernent justement la mani\u00e8re dont la terminologie peut devenir la cl\u00e9 d\u2019acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9e pour apprendre le fran\u00e7ais de sp\u00e9cialit\u00e9, aussi bien que le fran\u00e7ais langue professionnelle (FLP) ou le fran\u00e7ais sur objectifs sp\u00e9cifiques (FOS).\u00a0\u00bb (p. 8).<\/p>\n\n\n\n<p>Les auteurs reprennent les questions abord\u00e9es dans l\u2019ensemble des articles, \u00e0 savoir&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>1. la compl\u00e9mentarit\u00e9 entre langue g\u00e9n\u00e9rale et langue de sp\u00e9cialit\u00e9&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>2. l\u2019observation des termes en co(n)texte phrastique et discursif&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>3. la formation par les termes pour les traducteurs et pour les futurs professionnels&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>4. la conception et la mise \u00e0 disposition de banques terminologiques, prenant en compte la complexit\u00e9 de l\u2019usage des termes en discours et leurs relations s\u00e9mantico-conceptuelles.<\/p>\n\n\n\n<p>La contribution de <strong>Nourredine SAMLAK (<em>Terminologie et apprentissage du fran\u00e7ais sp\u00e9cialis\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9\u00a0: le cas des fili\u00e8res scientifiques au Maroc<\/em>, p. 13-30)<\/strong> reprend les r\u00e9sultats d\u2019une enqu\u00eate de terrain (observation participante et questionnaire) aupr\u00e8s de 42 \u00e9tudiants inscrits en premi\u00e8re ann\u00e9e \u00e0 la fili\u00e8re SMIA (Sciences Math\u00e9matiques, Informatique et Applications) de la Facult\u00e9s des Sciences Semlalia de Marrakech. Le choix de l\u2019auteur se concentre  sur le moment charni\u00e8re entre secondaire et sup\u00e9rieur, l\u00e0 o\u00f9 la \u00ab\u00a0fracture linguistique\u00a0\u00bb (p. 13) entre l\u2019arabe comme langue de scolarisation c\u00e8de la place au fran\u00e7ais dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. L\u2019apprentissage de la terminologie essentielle aux disciplines enseign\u00e9es porte sur un glossaire bilingue national (int\u00e9gr\u00e9 au guide\u00a0<em>Cahier des Normes P\u00e9dagogiques Nationales<\/em>) dont les contenus font l\u2019objet d\u2019enseignements FOS\/FOU (notamment le cours de\u00a0<em>Langue et Terminologie<\/em>) se d\u00e9roulant parall\u00e8lement aux cours disciplinaires en langue fran\u00e7aise. L\u2019\u00e9tude confirme cette fracture linguistique dans les interactions en cours disciplinaire, en cours de Langue et Terminologie ainsi que dans des situations de communication informelle entre les \u00e9tudiants. Les r\u00e9sultats mettent \u00e9galement en \u00e9vidence, d\u2019une part, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019envisager des formations compl\u00e9mentaires de remise \u00e0 niveau en Fran\u00e7ais et, d\u2019autre part, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019enrichir le glossaire bilingue de r\u00e9f\u00e9rence, afin de faciliter le travail des enseignants dans le sup\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article de <strong>Ir\u00e8ne-Marie KALINOWSKA (<em>Comment employer le m\u00e9talangage relatif \u00e0 la phrase dans l\u2019enseignement du fran\u00e7ais en contexte multi- et plurilingue\u00a0? Pour la constitution d\u2019une banque de concordances terminologiques construite en diachronie<\/em>, p. 32-44)<\/strong>, part du constat que le \u00ab\u00a0stock\u00a0\u00bb d\u2019\u00ab\u00a0\u00e9tiquettes\u00a0\u00bb (p. 32) de la terminologie grammaticale appris lors de la p\u00e9riode de scolarisation obligatoire varie, voir foisonne en quasi-synonymes difficiles \u00e0 saisir par les apprenants tout comme par les enseignants, surtout lorsque ces derniers sont plurilingues. L\u2019\u00e9tude pr\u00e9sente ainsi les conclusions d\u2019une \u00e9tude belgo-polonaise de 2 ans sur l\u2019emploi de la terminologie concernant les th\u00e9ories grammaticales sur la phrase dans l\u2019enseignement et dans la traduction. Le but de la recherche a \u00e9t\u00e9 de mettre en \u00e9vidence \u00ab\u00a0quelles approches en mati\u00e8re de syntaxe pouvaient \u00eatre op\u00e9ratoires dans l\u2019enseignement du fran\u00e7ais langue 1 et langue 2\u00a0\u00bb (p. 37). L\u2019analyse compar\u00e9e des terminologies utilis\u00e9es en fran\u00e7ais et en polonais sur la phrase a montr\u00e9 \u00ab\u00a0une similitude de signification quasi syst\u00e9matique, o\u00f9 seuls l\u2019extension et les champs d\u2019application diff\u00e9raient\u00a0\u00bb (p. 38) mais \u00e9galement a prmis de constater que \u00ab\u00a0des th\u00e9ories dites traditionnelles dans la Pologne d\u2019aujourd\u2019hui se sont av\u00e9r\u00e9es correspondre \u00e0 certains mod\u00e8les explicatifs r\u00e9put\u00e9s originaux, voire innovants appliqu\u00e9s \u00e0 la syntaxe du fran\u00e7ais actuel\u00a0\u00bb (ibid.), surtout en relation avec la pr\u00e9dication. Au-del\u00e0 de la comparaison, l\u2019auteure insiste particuli\u00e8rement sur l\u2019apport de l\u2019approche diachronique pour expliquer la polys\u00e9mie de certains termes grammaticaux sur la phrase. La compl\u00e9mentarit\u00e9 comparaison\/diachronie a conduit, d\u2019une part, l\u2019auteur \u00e0 \u00ab\u00a0visualiser les mod\u00e8les abstraits propos\u00e9s\u00a0\u00bb (p. 40) par chaque terme et, d\u2019autre part, \u00e0 cr\u00e9er un \u00ab\u00a0dispositif d\u2019enseignement\/apprentissage des savoirs relatifs \u00e0 la phrase fran\u00e7aise\u00a0\u00bb (ibid.) pour adultes et futurs enseignants (ce dernier n\u2019\u00e9tant pas pr\u00e9sent\u00e9 dans l\u2019article). La contribution de l\u2019auteure se conclut par le souhait de la cr\u00e9ation \u00ab\u00a0d\u2019une \u00ab banque \u00bb explicative de concordances terminologiques\u00a0\u00bb (ibid.) plurilingue.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019analyse de Sandrine PERALDI (<em>Acquisition des connaissances et traduction juridique\u00a0: vers une r\u00e9habilitation des relations s\u00e9mantiques<\/em>, p. 45-65) part du constat de l\u2019importance d\u2019envisager un terme et le concept dont il est porteur dans un r\u00e9seau notionnel, mais aussi dans un r\u00e9seau s\u00e9mantique en discours. L\u2019\u00e9tude pr\u00e9sente ainsi la base terminologique multilingue con\u00e7ue gr\u00e2ce au projet europ\u00e9en QUALETRA (<em>Quality in Legal Translation<\/em>) sur les termes juridiques et ayant \u00ab\u00a0pour objectif d\u2019aider les \u00c9tats membres \u00e0 mettre en oeuvre la directive 2010\/64\/UE2 relative au droit \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation et \u00e0 la traduction dans le cadre des proc\u00e9dures p\u00e9nales\u00a0\u00bb (p. 52). S\u2019inscrivant aussi bien dans une approche descriptive que dans une approche cognitiviste de la terminologie, l\u2019auteure pr\u00e9cise ensuite que \u00ab\u00a0la base comprend 120 termes dans 7 langues ou vari\u00e9t\u00e9s linguistiques diff\u00e9rentes dont l\u2019anglais (de Grande-Bretagne et d\u2019Irlande), l\u2019espagnol, le fran\u00e7ais (de France et de Belgique), l\u2019italien et le n\u00e9erlandais (de Belgique)\u00a0\u00bb (p. 52) et que sa conception s\u2019est appuy\u00e9e sur\u00a0<em>Sketch Engine<\/em>\u00a0(Kilgarriff 2013) et deux corpus de taille restreinte (environ 370.000 et 92.000 mots) pour l\u2019extraction terminologique et phras\u00e9ologique ainsi que pour le rep\u00e9rage d\u2019indices linguistiques afin de d\u00e9finir et mieux \u00e9tablir les \u00e9quivalences terminologiques. L\u2019utilisation conjointe de\u00a0<em>knowledge-rich contexts<\/em> (Meyer 2001) et de marqueur (Condamines 2018) a permis d\u2019alimenter les champs d\u00e9finition, contexte et note technique de la fiche terminologique. Le rep\u00e9rage de ces informations a conduit par la suite au balisage s\u00e9mantique se basant sur les cat\u00e9gories utilis\u00e9es couramment en terminologie et en traitement automatique des langues. L\u2019auteure montre ainsi l\u2019utilit\u00e9 du balisage s\u00e9mantique en d\u00e9crivant le traitement terminographique du terme\u00a0<em>acte<\/em>\u00a0de fa\u00e7on d\u00e9taill\u00e9e. Elle d\u00e9fend ainsi que \u00ab\u00a0seule la caract\u00e9risation des relations s\u00e9mantiques (liens hyponymiques et associatifs)\u00a0\u00bb (p. 59) facilite la compr\u00e9hension et l\u2019utilisation de ce terme par des non-experts, notamment par des traducteurs. Encore, l\u2019auteure souligne que \u00ab\u00a0la caract\u00e9risation de ces liens indirects agit donc comme un marqueur de diff\u00e9renciation conceptuelle des plus essentiels\u00a0\u00bb (p. 59-60) pour les non-experts. Comme il est possible de lire dans d\u2019autres travaux sur l\u2019extraction et le traitement bi- et multilingue des termes, l\u2019\u00e9tude se termine ainsi sur une invitation de l\u2019auteur \u00e0 envisager un rapprochement de l\u2019ing\u00e9nierie des connaissances et de la terminologie.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans\u00a0<em><strong>Po<\/strong><\/em><strong><em>ur un enseignement strat\u00e9gique du vocabulaire m\u00e9dical<\/em>\u00a0(p. 67-84), Nadjet CHIKHI<\/strong> approfondit les m\u00e9thodes d\u2019enseignement du lexique sp\u00e9cialis\u00e9, plus pr\u00e9cis\u00e9ment une exp\u00e9rience portant sur une m\u00e9thode d\u2019optimisation de l\u2019enseignement du vocabulaire m\u00e9dical s\u2019adressant aux \u00e9tudiants inscrits en premi\u00e8re ann\u00e9e \u00e0 l\u2019Institut National de Formation Sup\u00e9rieure Param\u00e9dicale (INFP) alg\u00e9rien. Comme l&#8217;observe la contribution de SAMLAK, le choix de la premi\u00e8re ann\u00e9e sert \u00e0 mettre en avant le changement de statut du fran\u00e7ais, FLE dans le secondaire et FOS\/FOU dans le sup\u00e9rieur. Autant qu&#8217;au Maroc, en Alg\u00e9rie \u00ab\u00a0des cours de FLE et\/ou de terminologie issus d\u2019une approche lexicale mettant en relation la langue et la discipline\u00a0\u00bb sont dispens\u00e9s de fa\u00e7on parall\u00e8le et compl\u00e9mentaire aux cours disciplinaires. L\u2019auteure d\u00e9taille ainsi la construction des s\u00e9quences didactiques mises en place int\u00e9grant les mod\u00e8les de Tardif (1992) et Cavalla &amp; Crozier (2005) et aboutissant \u00e0 trois phases\u00a0: une phase de sensibilisation au vocabulaire m\u00e9dical, une phase d\u2019explication des termes et une phase de test. Apr\u00e8s un positionnement des connaissances du vocabulaire m\u00e9dical par les 15 \u00e9tudiants concern\u00e9s par l\u2019exp\u00e9rience en fonction des niveaux du CECRL, un test initial a vis\u00e9 l\u2019\u00e9valuation de la comp\u00e9tence lexicale en fran\u00e7ais m\u00e9dical par \u00ab\u00a0le d\u00e9coupage en des unit\u00e9s de sens, le rep\u00e9rage des d\u00e9finitions et la r\u00e9utilisation\u00a0\u00bb d\u2019un terme m\u00e9dical (p. 71). Les r\u00e9sultats du test initial montrent les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par les \u00e9tudiants, surtout lors de l\u2019activit\u00e9 de r\u00e9utilisation qui a \u00e9t\u00e9 ignor\u00e9e par l\u2019ensemble du groupe. Ensuite, 4 s\u00e9ances didactiques sur l\u2019anatomie ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es, portant respectivement sur les r\u00e8gles de composition morphologique des termes m\u00e9dicaux, sur l\u2019inf\u00e9rence du sens des termes inconnus, sur la d\u00e9finition des termes et sur la r\u00e9utilisation des termes dans un texte sp\u00e9cialis\u00e9. Pour chaque s\u00e9ance, l\u2019auteure int\u00e8gre dans sa contribution les quatre fiches explicatives du d\u00e9roulement et des objectifs \u00e0 atteindre. Au bout des s\u00e9ances, un test similaire au test initial a \u00e9t\u00e9 soumis au groupe pour mesurer leur comp\u00e9tence lexicale. En comparant les r\u00e9ussites au test initial et au test final, l\u2019auteure constate \u00ab\u00a0l\u2019impact positif de l\u2019enseignement explicite du vocabulaire m\u00e9dical. La diff\u00e9rence entre les moyennes des nombres de termes d\u00e9coup\u00e9s, d\u00e9finis et r\u00e9utilis\u00e9s entre pr\u00e9\/post exp\u00e9rimentation nous permet de certifier une r\u00e9elle installation du processus de syst\u00e9matisation de reconnaissance, d\u2019analyse et de r\u00e9utilisation des termes m\u00e9dicaux\u00a0\u00bb (p. 82).<\/p>\n\n\n\n<p>En continuit\u00e9 th\u00e9matique avec la contribution de CHIKHI, l\u2019\u00e9tude de <strong>Barbara WALKIEWICZ (<em>Terminologie m\u00e9dicale en traduction<\/em>, p. 85-102) <\/strong>pr\u00e9sente une m\u00e9thode de sensibilisation \u00e0 la variation discursive de la terminologie m\u00e9dicale en fonction des genres de discours et des situations de communication. La m\u00e9thode s\u2019adresse aux \u00e9tudiants inscrits en deuxi\u00e8me ann\u00e9e au master en traduction \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Adam Mickiewicz de Pozna\u0144 (Pologne). En raison de sa dynamicit\u00e9 discursive, l\u2019auteure s\u2019est pench\u00e9e sur la terminologie des diagnostics des examens biologiques. Les quatre \u00e9tapes de la m\u00e9thode sont ainsi d\u00e9taill\u00e9es. La premi\u00e8re \u00e9tape se concentre sur la traduction sans consignes de genres discursifs diff\u00e9rents. La traduction est du polonais (langue de d\u00e9part) vers le fran\u00e7ais (langue cible). La deuxi\u00e8me \u00e9tape veut aider les \u00e9tudiants \u00e0 identifier la composante sociolinguistique propre \u00e0 chaque texte \u00e0 traduire, notamment les \u00e9metteurs, les destinataires, le degr\u00e9 d\u2019expertise des acteurs et l\u2019objectif discursif. La troisi\u00e8me \u00e9tape \u00ab&nbsp;repose sur une d\u00e9marche inductive et consiste \u00e0 rep\u00e9rer les moyens verbaux dont se servent les sp\u00e9cialistes pour exprimer des param\u00e8tres analytiques dans les contextes relatifs aux [\u2026] genres discursifs dont rel\u00e8vent les textes de d\u00e9part&nbsp;\u00bb (p. 95). Cette \u00e9tape s\u2019accompagne d\u2019une recherche documentaire sur le Web, plus pr\u00e9cis\u00e9ment le rep\u00e9rage de textes du m\u00eame genre discursif. A ce moment, les \u00e9tudiants prennent conscience de la variation de la terminologie m\u00e9dicale en langue de d\u00e9part et en langue cible, mieux vaut dire les contraintes discursives sur la synonymie de certains termes et sur la siglaison (ex.&nbsp;<em>volume globulaire moyen<\/em>&nbsp;&gt; V.G.M., p. 96). La quatri\u00e8me et derni\u00e8re \u00e9tape porte sur l\u2019analyse des premi\u00e8res propositions de traduction et sur la retraduction des textes. WALKIEWICZ conclut clairement ce cheminement de sensibilisation en pr\u00e9cisant que cette derni\u00e8re \u00e9tape \u00ab&nbsp;permet ainsi aux \u00e9tudiants de comprendre que l\u2019universalisation de la m\u00e9decine au niveau des proc\u00e9dures diagnostiques n\u2019entra\u00eene pas comme corollaire une analogie distributionnelle au niveau de la terminologie, ce qui revient \u00e0 dire que les similarit\u00e9s au niveau s\u00e9mantique ne r\u00e9sorbent pas les asym\u00e9tries au niveau discursif, passible de la diff\u00e9renciation usuelle en fonction du statut fonctionnel, de la place discursive et du niveau de la culture professionnelle&nbsp;\u00bb (p. 98).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Matthieu BACH et Albin WAGENER (<em>L\u2019apprentissage du fran\u00e7ais sur objectifs sp\u00e9cifiques et le r\u00f4le de la terminologie \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des discours de sp\u00e9cialit\u00e9 du vin<\/em>, p. 103-118)<\/strong> montrent les apports de la linguistique de corpus et de la terminologie cognitive lors de l\u2019enseignement\/apprentissage des termes du vin dans le cadre du master LEACA propos\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Bourgogne \u00e0 des \u00e9tudiants non linguistes. Apr\u00e8s avoir situ\u00e9 leur r\u00e9flexion dans le cadre de la linguistique situ\u00e9e (Condamines &amp; Narcy-Combes 2015) et apr\u00e8s avoir d\u00e9crit bri\u00e8vement trois formes de figement relevant de la terminologie, les auteurs \u00ab\u00a0d\u00e9cident de consid\u00e9rer la terminologie comme une composante ind\u00e9pendante de structures syntactico-s\u00e9mantiques plus larges, fortement conditionn\u00e9es par le discours\u00a0\u00bb (p. 106). A partir de ces fondements th\u00e9orico-m\u00e9thodologiques, les auteurs s\u2019interrogent sur la mani\u00e8re de r\u00e9investir ces acquis dans le cadre d\u2019une formation pour non linguistes, notamment en ce qui concerne les discours du vin. Les auteurs proposent ainsi de prendre appui sur le discours consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0une unification de pratiques sp\u00e9cialis\u00e9es dans une situation socio-\u00e9conomique particuli\u00e8re\u00a0\u00bb (p. 107) combin\u00e9e \u00e0 une approche ethnographique visant \u00e0 mieux saisir l\u2019utilisation des termes du discours du vin lors de l\u2019observation d\u2019interaction entre experts de la mati\u00e8re afin d\u2019ancrer la s\u00e9mantique des termes dans l\u2019exp\u00e9rience et dans l\u2019usage de ces derniers. Les auteurs pr\u00e9cisent ensuite que les termes sensoriels du discours de vin tendent \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 dans des combinatoires, d\u2019o\u00f9 l\u2019apport du figement lexico-grammatical et des cadres conceptuels de Fillmore pour extraire le r\u00e9seau conceptuel du discours du vin (cf. PERALDI ci-dessus). A ce propos, une fiche pour les termes mill\u00e9sime et potentiel de garde est propos\u00e9e. La fiche reprend des occurrences phrastiques des termes, les termes isol\u00e9s, leur combinatoires phras\u00e9ologiques\/leurs figements, les concepts et la repr\u00e9sentation en cadres conceptuels. Des activit\u00e9s d\u2019assimilation de\u00a0<em>chunks<\/em>\u00a0terminologiques et de cartes conceptuelles pour donner une repr\u00e9sentation du domaine du vin sont illustr\u00e9es. Ces activit\u00e9s sont cens\u00e9es \u00eatre r\u00e9investies dans la cr\u00e9ation de \u00ab\u00a0fiches situationnelles\u00a0\u00bb par les \u00e9tudiants, des fiches avec des\u00a0<em>chunks<\/em>\u00a0terminologiques adapt\u00e9s en fonction de la situation de communication professionnelle concern\u00e9e (ex. accueil de clients, description d\u2019un produit \u00e0 un revendeur) (p. 112-113).<\/p>\n\n\n\n<p>La contribution de <strong>Dardo DE VECCHI (<em>Entreprises et organisations&nbsp;: fronti\u00e8res de la sp\u00e9cialisation de la langue<\/em>, p. 119-133)<\/strong> approfondit la relation entre les termes et leur utilisation au sein des entreprises, notamment \u00ab&nbsp;le r\u00e9seau de termes qui refl\u00e8te autant la culture de l\u2019entreprise que la connaissance n\u00e9cessaire pour r\u00e9aliser le travail, le parler d\u2019entreprise&nbsp;\u00bb (p. 119). L\u2019approche pragmaterminologique con\u00e7ue par l\u2019auteur met au centre les notions de&nbsp;<em>domaine d\u2019activit\u00e9<\/em>&nbsp;et de&nbsp;<em>domaine d\u2019exploitation<\/em>&nbsp;\u2013 rempla\u00e7ant ainsi la notion de&nbsp;<em>domaine de connaissances<\/em>&nbsp;\u2013 afin de se focaliser sur l\u2019appr\u00e9hension des termes pour s\u2019int\u00e9grer aux parlers des entreprises. Pour en montrer l\u2019importance, l\u2019auteur d\u00e9taille les r\u00e9sultats d\u2019une enqu\u00eate (questionnaire) men\u00e9e avec un \u00e9chantillon de 195 apprentis essentiellement francophones qui sont inscrits en Master \u00e0 la&nbsp;<em>Kedge Business School<\/em>&nbsp;de Marseille. Parmi les r\u00e9sultats du d\u00e9pouillement des questionnaires soumis aux apprentis, il convient de souligner le sentiment d\u2019appartenance suscit\u00e9 par l\u2019utilisation du \u00ab&nbsp;jargon&nbsp;\u00bb de l\u2019entreprise, le r\u00f4le jou\u00e9 par les glossaires mis au point par les entreprises ainsi que des exemples de m\u00e9diation (reformulation intralinguistique) de textes montrant la prise de conscience de l\u2019\u00e9cart linguistique entre la formulation \u00ab&nbsp;jargonnante&nbsp;\u00bb des entreprises et la formulation \u00ab&nbsp;grand public&nbsp;\u00bb (p. 127-128). D\u2019ailleurs, l\u2019exemple d\u2019effacement des termes d\u2019entreprise propos\u00e9 par l\u2019auteur dans un des textes propos\u00e9s montre les unit\u00e9s porteuses d\u2019un sens et d\u2019une pratique propres au parler de l\u2019entreprise prise en consid\u00e9ration. L\u2019auteur conclut que le lexique repr\u00e9sente la composante principale permettant de distinguer les pratiques communicatives et les savoirs des groupes socioprofessionnels. \u00ab&nbsp;C\u2019est la m\u00e9connaissance s\u00e9mantique (signification), discursive (comment les dire) ou pragmatique (ce qu\u2019on en fait) qui cr\u00e9e la fronti\u00e8re entre membres de la communaut\u00e9 linguistique dans une activit\u00e9, entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. L\u2019int\u00e9gration \u00e0 cette communaut\u00e9 qu\u2019est l\u2019entreprise passe par l\u2019acquisition et l\u2019adoption effectives de ce parler.&nbsp;\u00bb (p. 128). D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessite pour l\u2019auteur d\u2019exploiter le cadre th\u00e9orico-m\u00e9thodologique pragmaterminologique pour mettre en \u00e9vidence la structuration \u00e9volutive des termes au sein des entreprises et des diff\u00e9rentes institutions.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude d\u2019<strong>Isabelle SALENGROS IGUENANE et Eva SCHAEFFER-LACROIX (<em>Le cahier des clauses techniques particuli\u00e8res (CCTP)&nbsp;: sp\u00e9cificit\u00e9s d\u2019un \u00e9crit professionnel<\/em>, p. 135-56) <\/strong>cible la r\u00e9daction du cahier des clauses techniques particuli\u00e8res par les ing\u00e9nieurs, notamment par des \u00e9tudiants-ing\u00e9nieurs allophones amen\u00e9s \u00e0 r\u00e9diger ce cahier en fin de cycle. Pour commencer, les auteures d\u00e9finissent les finalit\u00e9s contractuelles et l\u00e9gales de ce cahier et surtout analysent ces caract\u00e9ristiques s\u00e9mantiques et discursives \u00e0 partir de 7 exemplaires r\u00e9dig\u00e9s par des ing\u00e9nieurs en ing\u00e9nierie civile. Gr\u00e2ce \u00e0 une analyse lin\u00e9aire et au logiciel&nbsp;<em>Tropes<\/em>&nbsp;(Molette et Landr\u00e9 1995), les auteures d\u00e9gagent ainsi des routines linguistiques (ex.&nbsp;<em>on retiendra<\/em>, p. 140) tout comme la pr\u00e9sence de verbes d\u2019action et d\u2019adverbes de modalisation (p. 141). L\u2019exploration \u00e0 l\u2019aide du logiciel&nbsp;<em>Sketch Engine<\/em>&nbsp;(Kilgarriff 2013) permet aux auteurs de mettre en avant les r\u00e9gularit\u00e9s lexico-grammaticales, telle la pr\u00e9sence de constructions passives avec des verbes d\u2019action, souvent avec des verbes de modalit\u00e9 (p. 144), l\u2019utilisation r\u00e9currente d\u2019adverbes en &#8211;<em>ment<\/em>&nbsp;pour indiquer la dimension de la contrainte l\u00e9gale, temporelle ou spatiale (p. 146-147) ou le recours fr\u00e9quent au pronom&nbsp;<em>il<\/em>impersonnel (p. 147). Apr\u00e8s cette analyse, les auteures proposent un sc\u00e9nario p\u00e9dagogique FOS se basant sur le potentiel de la linguistique de corpus, plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur l\u2019exploration des corpus par les \u00e9tudiants&nbsp;: activit\u00e9s autour des listes de fr\u00e9quence des mots, listes des mots-cl\u00e9s et expressions polylexicales, concordances et listes de patrons lexico-grammaticaux. Le sc\u00e9nario est ainsi sugg\u00e9r\u00e9 pour aider les \u00e9tudiants-ing\u00e9nieurs \u00e0 \u00ab&nbsp;identifier et [\u2026] s\u2019approprier les r\u00e8gles de composition et les caract\u00e9ristiques formelles, discursives et lexicales propres \u00e0 cet \u00e9crit&nbsp;\u00bb. (p. 154).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article de <strong>Krastanka BOZHINOVA (<em>Co\u00e9laboration d\u2019objets de savoir pour s\u2019approprier la terminologie dans le domaine des affaires europ\u00e9ennes et de la politique internationale<\/em>, p. 157-173)<\/strong> insiste sur la co-construction du savoir par les enseignants et les \u00e9l\u00e8ves\/\u00e9tudiants en ce qui concerne l\u2019enseignement et l\u2019apprentissage de la terminologie et des collocations du fran\u00e7ais des affaires europ\u00e9ennes et de la politique internationale. S\u2019appuyant sur les r\u00e9sultats d\u2019une recherche-action pr\u00e9c\u00e9dente pour la mise en place d\u2019un dispositif d\u2019enseignement hybride ancr\u00e9 dans la perspective actionnelle, l\u2019auteure pr\u00e9sente un sc\u00e9nario p\u00e9dagogique sur le th\u00e8me des migrations vers l\u2019Europe \u00e0 destination d\u2019\u00e9tudiants internationaux anglophones (niveau B2) inscrits en licence d\u2019\u00e9tudes europ\u00e9ennes, de sciences politiques et d\u2019\u00e9tudes internationales de l\u2019<em>American University&nbsp;<\/em>en Bulgarie. Les \u00e9tapes pr\u00e9paratoire et interm\u00e9diaire propos\u00e9es par l\u2019auteure portent respectivement sur la mobilisation des acquis disponibles et sur des activit\u00e9s de sensibilisation et d\u2019entra\u00eenement bas\u00e9es sur des corpus choisis par l\u2019enseignant ou par les \u00e9tudiants. Pour ces derni\u00e8res, un exemple d\u2019exploration de textes parall\u00e8les avec et sans formulations sp\u00e9cialis\u00e9es est pr\u00e9sent\u00e9e (p. 165-166). L\u2019utilisation de corpus parall\u00e8les et de banques terminologiques en ligne ainsi que le recours \u00e0 des concordanciers sont \u00e9galement envisag\u00e9s pour que les \u00e9tudiants co-construisent des fiches terminologiques en se focalisant sur des termes-cl\u00e9s th\u00e9matiques ainsi que sur les proc\u00e9dures, les actions d\u2019assistance des migrants et toutes les collocations n\u00e9cessaires pour les d\u00e9signer. Tout le travail de co-construction terminologique est cens\u00e9 servir d\u2019appui \u00e0 la r\u00e9alisation de la t\u00e2che finale attendue&nbsp;: une production \u00e9crite et orale d\u2019un expos\u00e9 co-construit en groupes. L\u2019auteur termine sa description en soulignant comment le travail sur la terminologie est fonctionnel \u00e0 la r\u00e9alisation de la t\u00e2che et sur la possibilit\u00e9 de transfert d\u2019un tel sc\u00e9nario \u00e0 d\u2019autres th\u00e9matiques et \u00e0 d\u2019autres domaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Le volume se termine avec la contribution d\u2019<strong>Estela DEMARQUE et Maurizio BABINI (<em>Vocabulaire bilingue portugais br\u00e9silien-fran\u00e7ais&nbsp;: questions d\u2019\u00e9quivalence entre noms<\/em>, p. 175-191)<\/strong>. Le but de la contribution est d\u2019effectuer \u00ab&nbsp;l\u2019analyse terminologique du vocabulaire acad\u00e9mique bilingue portugais br\u00e9silien-fran\u00e7ais&nbsp;\u00bb, plus pr\u00e9cis\u00e9ment de mettre en \u00e9vidence l\u2019\u00e9quivalence conceptuelle (Felber 1984) de ce vocabulaire entre portugais br\u00e9silien et les r\u00e9sultats de Tutin (2007) pour le lexique scientifique transdisciplinaire fran\u00e7ais. Un corpus constitu\u00e9 de textes en portugais br\u00e9silien suivant les crit\u00e8res de Tutin a \u00e9t\u00e9 mis au point par les auteurs et analys\u00e9 \u00e0 l\u2019aide du logiciel&nbsp;<em>HyperBase<\/em>&nbsp;(Brunet 2017). Ce dernier a permis aux auteurs de rep\u00e9rer 620 termes, dont 273 noms, s\u00e9lectionn\u00e9s suivant la dispersion et la fr\u00e9quence d\u2019occurrence absolue dans les textes du corpus. Deux syst\u00e8mes conceptuels pour chaque langue ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us par les auteurs pour effectuer la comparaison. Les contextes d\u2019occurrence pour \u00e9valuer l\u2019\u00e9quivalence des termes ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s moyennant&nbsp;<em>ScienQuest<\/em>&nbsp;pour le fran\u00e7ais et&nbsp;<em>Hyperbase<\/em>&nbsp;pour le portugais br\u00e9silien. Une analys\u00e9 syst\u00e9matique d\u00e9taill\u00e9e de certains termes est illustr\u00e9e par les auteurs (ex.&nbsp;<em>abordagem<\/em>&nbsp;&gt;&nbsp;<em>approche<\/em>,&nbsp;<em>d\u00e9marche<\/em>&nbsp;;&nbsp;<em>prop\u00f3sito<\/em>&nbsp;&gt;&nbsp;<em>but<\/em>,&nbsp;<em>objectif<\/em>) pour montrer le degr\u00e9 de superposition entre les concepts auxquels les termes acad\u00e9miques renvoient. En fin de contribution, les auteurs mettent en relief l\u2019importance de ces analyses terminologiques compar\u00e9es \u00ab&nbsp;pour tous les apprenants qui doivent lire et apprendre des textes scientifiques en fran\u00e7ais et pour tous les chercheurs franco-br\u00e9siliens qui doivent lire et \u00e9crire des articles ou des communications scientifiques dans l\u2019une des deux langues&nbsp;\u00bb (p. 189).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Mario Marcon<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paru en d\u00e9cembre 2019, le num\u00e9ro 54\/2 de la revue \u00ab\u00a0Le Langage et l\u2019Homme\u00a0\u00bb coordonn\u00e9 par Rachele RAUS (Universit\u00e0 degli Studi di Torino) et Nicolas FR\u0152LIGER (Universit\u00e9 Paris Diderot) est consacr\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0la terminologie et l\u2019enseignement du fran\u00e7ais de sp\u00e9cialit\u00e9, du fran\u00e7ais langue professionnelle ou sur objectifs sp\u00e9cifiques\u00a0\u00bb. Dans leur article introductif, les coordonnateurs d\u00e9fendent\u2026 <span class=\"read-more\"><a href=\"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/06\/29\/rachele-raus-nicolas-froeliger-coord-2019-la-terminologie-et-lenseignement-du-francais-de-specialite-du-francais-langue-professionnelle-ou-sur-objectifs-specifiques-le-langage-et-lhom\/\">Leggi tutto &raquo;<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[8,9,13,10,11,6,12],"class_list":["post-262","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n-43","tag-didactique","tag-fle","tag-formation-professionnelle","tag-fos","tag-fou","tag-terminologie","tag-traduction"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=262"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":325,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262\/revisions\/325"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}