{"id":167,"date":"2021-02-26T17:34:12","date_gmt":"2021-02-26T16:34:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=167"},"modified":"2021-03-05T08:45:20","modified_gmt":"2021-03-05T07:45:20","slug":"genevieve-bernard-barbeau-claudine-moise-dir-le-mepris-en-discours-lidil-revue-de-linguistique-et-de-didactique-des-langues-61-2020-https-journals-openedition-org-lidil-7211","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/02\/26\/genevieve-bernard-barbeau-claudine-moise-dir-le-mepris-en-discours-lidil-revue-de-linguistique-et-de-didactique-des-langues-61-2020-https-journals-openedition-org-lidil-7211\/","title":{"rendered":"Genevi\u00e8ve BERNARD BARBEAU, Claudine MO\u00cfSE (dir.), Le m\u00e9pris en discours, Lidil, Revue de linguistique et de didactique des langues, 61, 2020, https:\/\/journals.openedition.org\/lidil\/7211"},"content":{"rendered":"\n<p>Ce num\u00e9ro de la revue Lidil est consacr\u00e9 \u00e0 la notion de m\u00e9pris en discours. \u00c0 l&#8217;exception de quelques \u00e9tudes centr\u00e9es sur une appr\u00e9hension \u00e9minemment lexicologique, s\u00e9mantique et syntaxique du concept, le m\u00e9pris n&#8217;a vraiment jamais fait l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9tude syst\u00e9matique en analyse du discours. Souvent apparent\u00e9 au d\u00e9dain, au d\u00e9go\u00fbt et \u00e0 la haine, le m\u00e9pris est envisag\u00e9 dans ce num\u00e9ro \u00e0 travers la multiplicit\u00e9 de ses formes et de ses manifestations au sein de la mat\u00e9rialit\u00e9 discursive. Genevi\u00e8ve Bernard Barbeau et Claudine Mo\u00efse, qui ont coordonn\u00e9 l&#8217;ouvrage, pr\u00e9sentent en introduction un survol des approches qui ont probl\u00e9matis\u00e9 la question, souvent au prisme des rapports de pouvoir et de domination qui s&#8217;instaurent au sein des communaut\u00e9s langagi\u00e8res. De fait, les premi\u00e8res recherches en la mati\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es par la sociolinguistique qui, m\u00eame sans aborder frontalement le m\u00e9pris, en a propos\u00e9 une description \u00e0 l&#8217;intersection du contact linguistique et des situations de diglossie. De nos jours, la subtilit\u00e9 des manifestations du m\u00e9pris s&#8217;exprime tout particuli\u00e8rement dans des contextes o\u00f9 le conflit entre langue(s) dominante(s) et langue(s) domin\u00e9e(s) se double d&#8217;un jugement disqualifiant \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des langues ou des vari\u00e9t\u00e9s jug\u00e9es sans prestige (la langue des jeunes et des banlieues, entre autres), voire des personnes qui parlent ces langues et vari\u00e9t\u00e9s. La glottophobie, la discrimination et le m\u00e9pris social ne sont que les effets de pratiques g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es au sein de nos soci\u00e9t\u00e9s. Ces pratiques se nourrissent des discours h\u00e9g\u00e9moniques et s&#8217;inscrivent dans un ordre social qui fait des locuteurs et des locutrices domin\u00e9(e)s des victimes inconscientes voire m\u00eame consentantes de la violence. Or les pratiques discriminatoires li\u00e9es aux notions de minorisation et d&#8217;in\u00e9galit\u00e9s sociales qui font l&#8217;int\u00e9r\u00eat des sociolinguistes s&#8217;enrichissent des apports de la philosophie sociale, o\u00f9 le m\u00e9pris est questionn\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re des notions de justice \u00e9conomique et sociale. Suivant cette approche, les revendications identitaires des groupes sociaux minoritaires seraient \u00e9troitement li\u00e9es, d&#8217;une part, aux \u00e9motions induites chez eux par le m\u00e9pris de classe ou de communaut\u00e9 et, d&#8217;autre part, \u00e0 la reconnaissance d&#8217;une plus forte \u00e9quit\u00e9 des politiques de redistribution.<\/p>\n\n\n\n<p>Le num\u00e9ro s&#8217;ouvre sur la contribution de Polina Ukhova (<em>De l\u2019expression du m\u00e9pris au marquage d\u2019une solidarit\u00e9&nbsp;: l\u2019emploi ontotypique de <\/em>cassos, beauf, bolos, crevard, k\u00e9k\u00e9 <em>et<\/em> kikoo<em> dans les discours spontan\u00e9s entre jeunes<\/em>) qui se penche sur l&#8217;emploi discursif de quelques termes m\u00e9prisants, tels que <em>cassos, beauf, bolos, crevard, k\u00e9k\u00e9 <\/em>et<em> kikoo<\/em>, dans les pratiques discursives des jeunes \u00e9tudiants \u00e2g\u00e9s entre 18 et 23 ans. L&#8217;objectif de cette \u00e9tude est d&#8217;observer comment le recours \u00e0 ce vocabulaire axiologiquement et id\u00e9ologiquement marqu\u00e9 contribue \u00e0 l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;un contenu m\u00e9prisant. \u00c0 l&#8217;aide d&#8217;un questionnaire sociolinguistique, l&#8217;auteure analyse les contextes o\u00f9 ces items lexicaux s&#8217;associent \u00e0 d&#8217;autres \u00e9l\u00e9ments du contexte pour exprimer un contenu m\u00e9prisant, et d\u00e9crit, aussi bien sur le plan des actes illocutoires accomplis que des effets perlocutoires obtenus, les conditions n\u00e9cessaires qui permettent la r\u00e9alisation d&#8217;un acte de m\u00e9pris.<\/p>\n\n\n\n<p>La contribution d&#8217;Aude Bretegnier (<em>Le m\u00e9pris en sociolinguistique: exploration qualitative<\/em>) s&#8217;inscrit plut\u00f4t dans une d\u00e9marche qualitative qui puise dans une th\u00e9orisation empirique entam\u00e9e depuis une vingtaine d&#8217;ann\u00e9es entre la R\u00e9union et la France m\u00e9tropolitaine, \u00e0 l&#8217;intersection de la sociolinguistique et de l&#8217;anthropologie du langage. \u00c0 partir de ces acquis ant\u00e9rieurs, centr\u00e9s sur des exp\u00e9riences plurilingues mettant en contact des langues ayant un statut et une l\u00e9gitimit\u00e9 diff\u00e9rents, l&#8217;auteure s&#8217;attache \u00e0 analyser quelques extraits situ\u00e9s d&#8217;entretiens biographiques-\u00e9pilinguistiques afin de relever les diff\u00e9rentes images, voire repr\u00e9sentations du m\u00e9pris en discours. Au m\u00e9pris par d\u00e9nigrement, qui se manifeste face au refus de se conformer \u00e0 un mod\u00e8le dominant, s&#8217;ajoute dans les exemples analys\u00e9s un m\u00e9pris par d\u00e9n\u00e9gation qui est d&#8217;autant plus violent qu&#8217;il vise \u00e0 la stigmatisation du cr\u00e9ole ainsi qu&#8217;\u00e0 la disqualification de celui qui le parle comme moins comp\u00e9tent voire moins loyal envers la langue.<\/p>\n\n\n\n<p>Elatiana Razafimandimbimanana et Fabrice Wacalie se penchent, pour leur part, sur le m\u00e9pris subi par les \u00e9tudiants de Nouvelle-Cal\u00e9donie sous la forme de ce que les auteurs appellent des &#8220;micro-agressions linguistiques&#8221;. Les r\u00e9sultats de cette contribution sont issus d&#8217;un projet p\u00e9dagogique et scientifique intitul\u00e9 <em>Ak-100: ces accents qui d\u00e9rangent, <\/em>dont le but est \u00ab\u00a0d\u2019\u0153uvrer pour une meilleure reconnaissance de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me langues-cultures-identit\u00e9s, lui-m\u00eame d\u00e9pendant de la diversit\u00e9 linguistique et sociale\u00a0\u00bb. L&#8217;analyse des r\u00e9cits d&#8217;\u00e9tudiants de la Nouvelle-Cal\u00e9donie ainsi que du mat\u00e9riau photographique qui compl\u00e8te le corpus permet, en effet, de d\u00e9crire des remarques linguistiques v\u00e9cues comme d\u00e9valorisantes car, en d\u00e9pit d&#8217;une apparence flatteuse, elles rec\u00e8lent des discours correcteurs et normatifs profond\u00e9ment disqualifiants susceptibles d&#8217;aboutir, chez les cibles, \u00e0 l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 linguistique voire m\u00eame \u00e0 l&#8217;auto-d\u00e9valorisation.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article de Fateh Chemerik (<em>Le processus de sc\u00e9narisation du \u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb contre le \u00ab\u00a0eux\u00a0\u00bb dans\u00a0la couverture m\u00e9diatique du match \u00c9gypte-Alg\u00e9rie\u00a0: de\u00a0la\u00a0strat\u00e9gie de captation au discours du m\u00e9pris<\/em>) est tir\u00e9 d&#8217;une plus vaste recherche en sciences de l&#8217;information et de la communication, visant \u00e0 distinguer le m\u00e9pris d&#8217;autres actes discursifs apparent\u00e9s comme le d\u00e9nigrement, l&#8217;insulte, l&#8217;ironie, le sarcasme et la d\u00e9rision. S&#8217;appuyant sur un riche corpus de presse, notamment la presse alg\u00e9rienne francophone, l&#8217;auteur analyse, pour mieux les d\u00e9construire, les jeux de langage qui t\u00e9moignent de la violence m\u00e9diatique \u00e0 propos de deux matchs de football opposant les \u00e9quipes alg\u00e9rienne et \u00e9gyptienne. L&#8217;objectif est, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, d&#8217;observer comment tant les strat\u00e9gies discursives de la presse alg\u00e9rienne francophone, articul\u00e9es aussi bien sur la victimisation-accusation que sur le d\u00e9nigrement de l&#8217;adversaire, que celles de la presse \u00e9gyptienne rel\u00e8vent d&#8217;une d\u00e9viation m\u00e9diatique qui exploite l&#8217;antagonisme footballistique afin de promouvoir l&#8217;image dominante d&#8217;un pays et corollairement de disqualifier celle de l&#8217;autre. \u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Fabienne Baider (<em>Obscurantisme et complotisme\u00a0: le\u00a0m\u00e9pris dans les d\u00e9bats en ligne consacr\u00e9s \u00e0 la vaccination<\/em>) se penche sur les d\u00e9bats en ligne concernant la loi Buzyn de 2018, qui a impos\u00e9 en France la vaccination aux nourrissons de deux mois. S&#8217;appuyant sur l&#8217;id\u00e9e largement partag\u00e9e (Auger, Fracchiolla, Mo\u00efse &amp; Schultz-Romain, 2008\u00a0; Mo\u00efse &amp; Romain, 2011) que la vaccination est un sujet potentiellement apte \u00e0 d\u00e9clencher la pol\u00e9mique, l&#8217;auteure s&#8217;attarde dans cet article sur une analyse argumentative visant \u00e0 observer, d&#8217;une part, en quoi les \u00e9changes analys\u00e9s peuvent \u00eatre qualifi\u00e9s de m\u00e9prisants, et d&#8217;autre part comment \u00ab\u00a0le toisement (psychologique ou physique) typique de la personne m\u00e9prisante [\u2026] se traduit dans les \u00e9changes en ligne\u00a0\u00bb. Les r\u00e9sultats de cette analyse montrent que l&#8217;attitude m\u00e9prisante s&#8217;exprime \u00e0 travers plusieurs strat\u00e9gies : d&#8217;abord, un jugement disqualifiant qui d\u00e9valorise l&#8217;autre, en m\u00eame temps qu&#8217;il met le locuteur dans une position de sup\u00e9riorit\u00e9, mais aussi le discr\u00e9dit affich\u00e9, la culpabilisation de l&#8217;autre ainsi que les attaques <em>ad hominem<\/em> et l\u2019humour sarcastique. Toutes ces techniques sont symptomatiques du manque de respect envers l&#8217;autre sur lequel se construit toute l&#8217;armature rh\u00e9torique visant au d\u00e9classement de cet adversaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Hadjira Medane (<em>Discours et contre-discours de m\u00e9pris dans et \u00e0 travers le hashtag #Non_aux_africains_en_Alg\u00e9rie<\/em>) analyse les diff\u00e9rentes manifestations du m\u00e9pris \u00e0 travers le hashtag <em>#Non_aux_africains_en_Alg\u00e9rie <\/em>ainsi que son \u00e9quivalent arabe, \u00e0 l&#8217;adresse des migrants subsahariens en Alg\u00e9rie. Relanc\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises sur Twitter en juin 2017, ces hashtags affichent en effet une attitude m\u00e9prisante qui s&#8217;exprime le plus souvent \u00e0 travers de nombreuses marques \u00e9nonciatives et pragmatiques, notamment des verbes axiologiques, des substantifs et des adjectifs \u00e9valuatifs, mais aussi des modalisateurs. L&#8217;analyse, centr\u00e9e essentiellement sur des exemples en fran\u00e7ais, permet parall\u00e8lement de d\u00e9voiler le soubassement pragmatique de l&#8217;acte de m\u00e9pris, tourn\u00e9 tant\u00f4t vers l&#8217;adresse directe et explicite de propos venimeux \u00e0 l&#8217;adresse des victimes, tant\u00f4t vers des strat\u00e9gies plus subtiles qui exploitent l&#8217;implicite, comme l&#8217;humour et l&#8217;ironie. Les exemples du corpus t\u00e9moignent enfin d&#8217;une gestion des actes mena\u00e7ants pour les faces, que l&#8217;auteure d\u00e9crit \u00e0 travers les acquis de l&#8217;analyse interactionnelle. De fait, le m\u00e9pris fait lui-m\u00eame l&#8217;objet d&#8217;une n\u00e9gociation au sein d&#8217;une interaction o\u00f9 chaque partie s&#8217;attache \u00e0 d\u00e9fendre sa propre face en r\u00e9ponse aux attaques de l&#8217;adversaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dossier s&#8217;ach\u00e8ve sur la contribution de Christina Romain, V\u00e9ronique Rey et Nolwenn<strong> <\/strong>Lorenzi&nbsp;Bailly (<em>La perception de m\u00e9pris chez les \u00e9l\u00e8ves&nbsp;: t\u00e9lescopage de valeurs inscrites dans des syst\u00e8mes id\u00e9ologiques diff\u00e9renci\u00e9s entre enseignant\u00b7es et \u00e9l\u00e8ves<\/em>), qui s&#8217;interrogent sur la perception du m\u00e9pris chez les \u00e9l\u00e8ves dans les productions de leurs enseignantes et enseignants. Les auteures font l&#8217;hypoth\u00e8se que certains actes de condamnation, qui rel\u00e8vent g\u00e9n\u00e9ralement du pacte p\u00e9dago-didactique entre enseignantes\/enseignants et \u00e9l\u00e8ves, sont souvent per\u00e7us par ces derniers comme m\u00e9prisants. Cette recherche vise \u00e0 comprendre pourquoi et comment se construit cette perception, en portant \u00e9galement l&#8217;attention sur les repr\u00e9sentations des enseignants m\u00eames au sujet de leurs productions en classe. Les r\u00e9sultats de l&#8217;analyse permettent d&#8217;observer que la perception du m\u00e9pris par l&#8217;\u00e9l\u00e8ve s&#8217;\u00e9value \u00e0 partir de trois \u00e9l\u00e9ments: le tort ou la faute commis; l&#8217;axiologisation n\u00e9gative qui accompagne la tension verbale v\u00e9hicul\u00e9e par l&#8217;enseignant; la frustration ou le ressentiment de ce dernier. \u00c0 partir de ces trois variables, les auteures illustrent deux formes de perception du m\u00e9pris: offensive et d\u00e9fensive. Dans la premi\u00e8re, l&#8217;enseignante\/enseignant d\u00e9fend ses choix en gardant une posture surplombante. Il\/elle se consid\u00e8re comme le garant de l&#8217;interaction didactique et revendique, \u00e0 travers le ressentiment, sa place dans le bon fonctionnement de la classe. Dans la forme d\u00e9fensive de l&#8217;acte de condamnation, l&#8217;enseignante\/enseignant porte un regard plus coop\u00e9ratif sur les strat\u00e9gies qu&#8217;il\/elle a adopt\u00e9es pour avoir le comportement attendu par l&#8217;\u00e9l\u00e8ve. Il\/elle \u00e9voque alors plut\u00f4t la frustration non maitris\u00e9e et reconna\u00eet la n\u00e9cessit\u00e9 du choix correctif, tout en regrettant la forme utilis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la section <em>varia<\/em> du num\u00e9ro, Antonin Brunet(<em>Quel corpus pour l\u2019identification des comp\u00e9tences des apprenants de niveaux interm\u00e9diaire et avanc\u00e9\u00a0? Les\u00a0cas de la coh\u00e9rence et de la coh\u00e9sion<\/em>) s&#8217;interroge sur l&#8217;impact des m\u00e9thodes de la linguistique de corpus pour mener \u00e0 bien certaines analyses. L&#8217;objectif est en effet de questionner la place du corpus au sein des analyses linguistiques pour confirmer ou infirmer les hypoth\u00e8ses avanc\u00e9es au pr\u00e9alable. Il s&#8217;attache alors \u00e0 observer les moyens utilis\u00e9s par les apprenants de FLE de niveau interm\u00e9diaire afin de construire un discours coh\u00e9sif et coh\u00e9rent. En partant donc de l&#8217;hypoth\u00e8se qu&#8217;il existerait un d\u00e9calage entre les acquis du CECRL \u00e0 propos des comp\u00e9tences de coh\u00e9rence et coh\u00e9sion du discours des apprenants, l&#8217;auteur montre, \u00e0 travers une analyse qualitative effectu\u00e9e \u00e0 m\u00eame les donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es, que la confirmation ou l&#8217;infirmation de cette hypoth\u00e8se sont soumises \u00e0 la subjectivit\u00e9 du chercheur, \u00e0 ses choix effectu\u00e9s depuis l&#8217;\u00e9laboration de son cadre exp\u00e9rimental jusqu&#8217;au traitement des donn\u00e9es r\u00e9elles. Zdena Kralova, Katarina Nemcokova<strong> <\/strong>et Jana<strong> <\/strong>Birova (<em>Contrastive vs Non-Contrastive Meta-Phonetic Input in Teaching Foreign Language Pronunciation<\/em>) ach\u00e8vent le recueil sur une \u00e9tude centr\u00e9e sur l\u2019enseignement m\u00e9taphon\u00e9tique contrastif (L1-L2), visant \u00e0 tester l&#8217;efficacit\u00e9 de cet enseignement par rapport \u00e0 l&#8217;approche non-contrastive (L2). Le mat\u00e9riau sur lequel s&#8217;appuie la d\u00e9monstration est constitu\u00e9 des productions orales de 80 adultes slovaques maitrisant l&#8217;anglais. Les valeurs sur la qualit\u00e9 de la prononciation de ces locuteurs, concernant notamment le syst\u00e8me vocalique, sont mesur\u00e9es et compar\u00e9es aux valeurs standards des voyelles de l\u2019anglais britannique. Les r\u00e9sultats affichent une approximation plus juste entre les voyelles anglaises produites par le groupe exp\u00e9rimental et les valeurs standards, qu&#8217;entre ces derni\u00e8res et les voyelles produites par le groupe contr\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">[Francesco Attruia]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce num\u00e9ro de la revue Lidil est consacr\u00e9 \u00e0 la notion de m\u00e9pris en discours. \u00c0 l&#8217;exception de quelques \u00e9tudes centr\u00e9es sur une appr\u00e9hension \u00e9minemment lexicologique, s\u00e9mantique et syntaxique du concept, le m\u00e9pris n&#8217;a vraiment jamais fait l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9tude syst\u00e9matique en analyse du discours. 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