{"id":150,"date":"2021-02-21T19:11:35","date_gmt":"2021-02-21T18:11:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/?p=150"},"modified":"2021-03-05T08:45:20","modified_gmt":"2021-03-05T07:45:20","slug":"jana-altmanova-gabrielle-le-tallec-lloret-eds-lexicalisation-de-lonomastique-commerciale-creer-diffuser-integrer-bruxelles-peter-lang-gramm-r-vol-48-2019-722-pp","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/02\/21\/jana-altmanova-gabrielle-le-tallec-lloret-eds-lexicalisation-de-lonomastique-commerciale-creer-diffuser-integrer-bruxelles-peter-lang-gramm-r-vol-48-2019-722-pp\/","title":{"rendered":"Jana ALTMANOVA, Gabrielle LE TALLEC-LLORET (\u00e9ds.), Lexicalisation de l\u2019onomastique commerciale. Cr\u00e9er, diffuser, int\u00e9grer, Bruxelles, Peter Lang, \u00ab GRAMM-R, vol. 48 \u00bb, 2019, 722 pp."},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Les articles r\u00e9unis dans ce volume proposent un large panorama sur les \u00e9tudes linguistiques du nom de marque (NdM), en dialogue avec d\u2019autres disciplines, de leur gen\u00e8se \u00e0 leur \u00e9volution jusqu\u2019\u00e0 leur infiltration dans la vie quotidienne, comme le rappelle le sous-titre de l\u2019ouvrage&nbsp;:&nbsp;Cr\u00e9er, diffuser, int\u00e9grer. Le volume est divis\u00e9 en quatre sections. Les probl\u00e9matiques th\u00e9oriques et \u00e9pist\u00e9mologiques sont trait\u00e9es dans la premi\u00e8re partie de l\u2019ouvrage, tandis que la deuxi\u00e8me partie s\u2019int\u00e9resse aux processus de d\u00e9nomination et de cr\u00e9ation du nom de marque. La troisi\u00e8me partie regroupe les contributions s\u2019int\u00e9ressant au ph\u00e9nom\u00e8ne de la mise en discours de l\u2019onomastique commerciale et de sa lexicalisation. La quatri\u00e8me partie aborde la question des NdM du point de vue de la traduction et de la comparaison entre les langues, ainsi que sur l\u2019interpr\u00e9tation s\u00e9miotique des noms de marque.<\/p>\n\n\n\n<p>PREMI\u00c8RE SECTION : APPROCHES TH\u00c9ORIQUES<\/p>\n\n\n\n<p>La contribution de G\u00e9rard Petit (\u00ab&nbsp;Quelles conditions s\u00e9miotiques pour une lexicalisation des noms de marque d\u00e9pos\u00e9e ? \u00bb, pp. 25-46) se focalise sur la lexicalisation des noms de marque. Dans un premier temps, l\u2019auteur met en lumi\u00e8re la nature s\u00e9miotique hybride de ceux-ci \u2013 sur le plan juridique, r\u00e9f\u00e9rentiel, s\u00e9mantique et syntaxique \u2013 ce qui limite l\u2019acc\u00e8s au statut d\u2019unit\u00e9 lexicale \u00e0 part enti\u00e8re. Dans un second temps, il se demande comment les noms de marques remplissent leur fonction d\u2019unit\u00e9 de d\u00e9nomination. Il est int\u00e9ressant de constater qu\u2019\u00e0 la fin de sa contribution, Petit observe que la lexicalisation du nom de marques permet son acc\u00e8s au statut d\u2019unit\u00e9 cognitive.<\/p>\n\n\n\n<p>Karine Berthelot-Guiet (\u00ab&nbsp;La marque : hypern\u00e9ologie et circulations linguistiques&nbsp;\u00bb, pp. 47-62) propose une analyse des noms de marque sur le plan linguistique,&nbsp; sociolinguistique et communicationnel. Sa contribution se divise en deux parties. Dans&nbsp;la premi\u00e8re partie, l\u2019auteure pr\u00e9sente une analyse des principales formes de lexicalisation des noms de marques dans l\u2019univers quotidien. Dans la seconde, elle propose une description des formes hypern\u00e9ologiques contemporaines de ceux-ci dans le discours publicitaire. Enfin, pour l\u2019auteure, l\u2019hypern\u00e9ologie constitue une strat\u00e9gie d\u00e9nominative et discursive du message publicitaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son article, Lorella Sini (\u00ab&nbsp;Les noms propres de produit : de la d\u00e9nomination \u00e0 l\u2019appellation&nbsp;\u00bb, pp. 63-74) examine un corpus constitu\u00e9 de catalogues en ligne de Carrefour afin de montrer que, dans la plupart des cas, la \u00ab&nbsp;d\u00e9nomination habituelle&nbsp;\u00bb des produits de consommation quotidienne est remplac\u00e9e par une appellation commerciale g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la \u00ab&nbsp;marque-m\u00e8re&nbsp;\u00bb. Pour l\u2019auteure, l\u2019appellation commerciale est le r\u00e9sultat d\u2019une activit\u00e9 n\u00e9onymique obtenue par le biais de manipulations linguistiques. Elle contribuerait donc \u00e0 la restructuration du r\u00e9el de la part du consommateur en facilitant d\u2019une mani\u00e8re plus ou moins ais\u00e9e son acc\u00e8s au r\u00e9f\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Louis Vaxelaire (\u00ab&nbsp;Lexicographie des noms de marques et de produits&nbsp;\u00bb, pp. 75-90) aborde la question des noms de marque d\u2019un point de vue lexicographique. Au-del\u00e0 des gros probl\u00e8mes de cat\u00e9gorisation qu\u2019ils posent, l\u2019auteur &#8211; \u00e0 travers une analyse d\u2019un corpus h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne &#8211; essaie de mettre en lumi\u00e8re leur statut d\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9l\u00e9ments culturels&nbsp;\u00bb. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cet \u00e9gard que Vaxelaire plaide pour l\u2019inclusion des noms de marque dans un dictionnaire culturel, malgr\u00e9 les difficult\u00e9s que les lexicographes peuvent rencontrer&nbsp;:&nbsp;structure de l\u2019ouvrage lexicographique et nature des noms de marque.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution (\u00ab&nbsp;La terminologie de la chr\u00e9matonymie de marketing : fondements historiques, conceptions, discussions&nbsp;\u00bb, pp. 91-105), Artur Ga\u0142kowski propose un parcours historique et terminologique des th\u00e9ories r\u00e9cemment formul\u00e9es dans les sciences onomastiques concernant les chre\u0301matonymes. Le terme d\u00e9signe une cat\u00e9gorie onymique englobant les noms propres ou les expressions propriales, de diff\u00e9rentes natures formelles, d\u00e9signant des r\u00e9f\u00e9rents mat\u00e9riels ou immat\u00e9riels cr\u00e9\u00e9s par l\u2019homme. L\u2019auteur consacre une attention particuli\u00e8re \u00e0 un type de chr\u00e9matonymes&nbsp;:&nbsp;les \u00ab chr\u00e9matonymes de marketing \u00bb, compte tenu des effets que l\u2019\u00e9conomie globale a sur la cr\u00e9ation des termes.<\/p>\n\n\n\n<p>DEUXI\u00c8ME SECTION : STRAT\u00c9GIES D\u00c9NOMINATIVES<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Fran\u00e7ois Sablayrolles (\u00ab&nbsp;Groupes, marques, mod\u00e8les : quelles strat\u00e9gies (d\u00e9)nominatives dans l\u2019industrie automobile fran\u00e7aise d\u2019apr\u00e8s-guerre ?&nbsp;\u00bb, pp. 109-126) aborde le sujet de la nomination des produits manufactur\u00e9s commercialis\u00e9s. \u00c0 travers l\u2019analyse des strat\u00e9gies d\u00e9nominatives &#8211; d\u00e9velopp\u00e9es au cours des soixante-dix derni\u00e8res ann\u00e9es &#8211; dans le domaine de l\u2019automobile fran\u00e7ais, l\u2019auteur met en relief les implications linguistiques, pragmatiques et s\u00e9miotiques que comportent la formation des noms de marque. Cependant, comme le remarque l\u2019auteur, \u00ab&nbsp;le nom ne fait pas tout&nbsp;\u00bb, compte tenu de son caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et du degr\u00e9 de r\u00e9ussite ou d&#8217;\u00e9chec des mod\u00e8les qu\u2019il d\u00e9signe.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son article, (\u00ab&nbsp;Les projets en\/d\u2019entreprise ou la vie programm\u00e9e des d\u00e9nominations en entreprise&nbsp;\u00bb, pp. 127-138), Dardo de Vecchi s\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement aux noms et aux d\u00e9nominations dans le parler d\u2019entreprise. Comme le constate l\u2019auteur, la d\u00e9nomination de la part des entreprises ne concerne pas seulement des produits et des services, mais aussi des r\u00e9alit\u00e9s bien plus complexes relevant de la culture entrepreneuriale. De Vecchi se penche sur les noms de plans, de programmes et de projets et en propose une analyse fine. Ceux-ci sont repr\u00e9sentatifs de l\u2019histoire et de la culture d\u2019une entreprise, mais aussi d\u2019une strat\u00e9gie visant \u00e0 se d\u00e9marquer des autres entreprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Silvia Domenica Zollo (\u00ab&nbsp;Strat\u00e9gies d\u2019\u00e9laboration des noms de produits chez Arkema et leur repr\u00e9sentation dans le discours socio-num\u00e9rique&nbsp;\u00bb, pp. 139-162) s\u2019int\u00e9resse aux m\u00e9canismes de nomination au sein des entreprises industrielles. En particulier, son analyse s\u2019appuie sur un corpus de noms de produits d\u2019<em>Arkema<\/em>, un fabricant mondial de produits chimiques, afin d\u2019identifier les proc\u00e9d\u00e9s de nomination qui se pr\u00eatent au mieux aux strat\u00e9gies communicatives de l\u2019entreprise. Ainsi, l\u2019auteure consacre la partie finale de sa contribution \u00e0 l\u2019analyse des noms de produits circulant dans la communication num\u00e9rique afin de d\u00e9celer les \u00e9l\u00e9ments communicatifs et s\u00e9miotiques permettant la diffusion des d\u00e9nominations.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution (\u00ab&nbsp;La d\u00e9nomination commerciale et le cas de la marque <em>Miko<\/em>&nbsp;\u00bb, pp. 163-174), Sergio Piscopo se propose de d\u00e9celer, \u00e0 travers son analyse, les composants culturels qui se cachent derri\u00e8re la d\u00e9nomination commerciale. Il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la marque fran\u00e7aise de cr\u00e8mes glac\u00e9es, <em>Miko<\/em>, en particulier, aux motivations qui ont conduit la multinationale Unilever \u00e0 choisir diff\u00e9rentes d\u00e9nominations de la m\u00eame marque en fonction du march\u00e9 cible local. Il s\u2019agit d\u2019une \u00e9tude qui permet de r\u00e9v\u00e9ler le caract\u00e8re dynamique d\u2019un vaste domaine comme celui de l\u2019onomastique commerciale.<\/p>\n\n\n\n<p>Paolo Frassi (\u00ab&nbsp;La place de l\u2019adjectif dans les noms de marques&nbsp;\u00bb, pp. 175-196) m\u00e8ne une analyse qualitative et quantitative des noms de marque sur un corpus constitu\u00e9 de deux nomenclatures d\u2019onomastique commerciale (Galisson et Andr\u00e9&nbsp;;&nbsp;Altmanova). En particulier, il s\u2019int\u00e9resse aux noms de marques contenant un \u00e9l\u00e9ment adjectival afin d\u2019\u00e9tablir dans quelle mesure il est d\u00e9terminant dans la formation des noms des produits. Son analyse se base sur des distinctions&nbsp;:&nbsp;noms de marques au sens large et sens strict, unit\u00e9s multilex\u00e9miques et simples, adjectifs qualificatifs et de relation.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution (\u00ab&nbsp;Quand le toponyme devient nom de marque : le <em>naming <\/em>ou d\u00e9nomination publicitaire par parrainage&nbsp;\u00bb, pp. 197-212), John Humbley s\u2019int\u00e9resse principalement \u00e0 la nomination commerciale par parrainage ou <em>naming <\/em>(<em>rights<\/em>), un ph\u00e9nom\u00e8ne qui consiste \u00e0 attribuer \u00e0 une entit\u00e9 le nom d\u2019une marque pour une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e. \u00c0 l&#8217;aide d&#8217;un corpus de presse fran\u00e7aise, l\u2019auteur se propose de rep\u00e9rer et analyser ces nouvelles formes de d\u00e9nominations \/ renominations et leurs effets sur l\u2019imaginaire des locuteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Xavier Metzger (\u00ab&nbsp;Le nom de marque et son origine lexicale&nbsp;\u00bb, pp. 213-228) nous accompagne dans le monde du <em>namer<\/em>. Chaque nom de marque est une tentative de repr\u00e9senter une image bien d\u00e9finie qui incarne l\u2019histoire, voire le destin, d\u2019un produit, mais aussi de l\u2019entreprise. Il est un artifice, cr\u00e9\u00e9 non pas pour d\u00e9signer mais pour signifier. L\u2019id\u00e9e de l\u2019auteur est de montrer que le nom de marque n\u2019est ni un nom commun ni un nom propre. Au contraire, il doit \u00eatre con\u00e7u comme un \u00ab&nbsp;fragment de discours&nbsp;\u00bb, l\u2019image d\u2019un \u00ab&nbsp;discours possible&nbsp;\u00bb qui concentre en soi des valeurs, des qualit\u00e9s et des exp\u00e9riences.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution (\u00ab&nbsp;Quand les noms de produit d\u00e9nomment \u201cmal\u201d&nbsp;\u00bb, pp. 229-244), Montserrat L\u00f3pez D\u00edaz pr\u00e9sente les cas de nom de produit qui subissent un processus de red\u00e9nomination car ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de controverses. Certains noms de produits ont \u00e9t\u00e9 contest\u00e9s \u00e0 cause de leurs rapprochements phon\u00e9tiques et\/ ou lexicaux avec d\u2019autres noms ayant une signification n\u00e9gative. D\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 contest\u00e9s et supplant\u00e9s puisque consid\u00e9r\u00e9s comme politiquement incorrects. Cet article permet finalement d\u2019explorer le tabou et le ph\u00e9nom\u00e8ne de la nomination en marketing.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son article (\u00ab&nbsp;Le Web parfum\u00e9 et l\u2019Olfactif Knowledge Marketing au service d\u2019usage des marques \u201colfactives\u201d&nbsp;\u00bb, pp. 245-268), Oleg Curbatov s&#8217;int\u00e9resse&nbsp;aux marques olfactives qui posent des probl\u00e8mes de descriptions et de repr\u00e9sentations. Pour son \u00e9tude l\u2019auteure suit l\u2019approche du <em>Knowledge marketing<\/em>, bas\u00e9 sur le traitement et le libre partage des connaissances. En particulier, il pr\u00e9sente un projet de web parfum\u00e9 consistant \u00e0 la co-cr\u00e9ation de marques olfactives par des clients-internautes \u00e0 travers la diffusion des fragrances par l\u2019Internet.<\/p>\n\n\n\n<p>Am\u00e9lie Hien<em> <\/em>(\u00ab&nbsp;Wend(e) ou \u201cDieu\u201d dans les noms de commerces au Burkina Faso : analyse de quelques d\u00e9nominations et de leurs motivations&nbsp;\u00bb, pp. 269-292) pr\u00e9sente les r\u00e9sultats d\u2019une enqu\u00eate de terrain conduite au Burkina Faso au sein d\u2019un milieu urbain. En particulier, elle analyse la structure morphosyntaxique des d\u00e9nominations de commerces en langue moore, combin\u00e9e souvent au fran\u00e7ais et \u00e0 l\u2019anglais, contenant le nom <em>Wend(e) <\/em>[Dieu]. Entre autres, l&#8217;un des objectifs de l&#8217;auteure est de d\u00e9montrer que la pr\u00e9sence du nom de Dieu dans les commerces n&#8217;est pas reli\u00e9e \u00e0 une religion sp\u00e9cifique ou \u00e0 des croyances particuli\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>TROISI\u00c8ME SECTION : NOMS DE MARQUE ET DISCOURS<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution (\u00ab&nbsp;Les noms de marque dans le domaine des sports : enjeux lexicologiques, lexicographiques et terminologiques&nbsp;\u00bb, pp. 293-310), Giovanni Tallarico consacre son \u00e9tude aux noms de marque dans le domaine des sports. En particulier, dans un premier temps, il cherche \u00e0 retracer le statut de ceux-ci en lexicographie. Ensuite, il analyse la place et le traitement des noms de marque sportifs dans les r\u00e9pertoires terminologiques officiels. La derni\u00e8re partie de l\u2019\u00e9tude est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019analyse des d\u00e9nominations sportives, souvent soumises \u00e0 des variations, dans leurs manifestations discursives.<\/p>\n\n\n\n<p>Maria Centrella (\u00ab&nbsp;De quelques noms de marque de l\u2019informatique et des t\u00e9l\u00e9communications : formation et lexicalisation&nbsp;\u00bb, pp. 311-324) s\u2019int\u00e9resse aux noms de marques dans le domaine de l\u2019informatique et, en particulier, dans celui des t\u00e9l\u00e9communications. \u00c0 travers une analyse diachronique et synchronique, l\u2019auteure essaie de saisir le caract\u00e8re lexiculturel des d\u00e9nominations informatiques, manifestations d\u2019une \u201cculture partag\u00e9e\u201d au sens galissonien (2000), ce qui leur permet d\u2019\u00eatre pr\u00e9sentes dans tout genre de discours et notamment dans le discours quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution (\u00ab&nbsp;Lexicalisation et banalisation des noms de marque : le cas juridique de Placoplatre\u00ae et Placo\u00ae&nbsp;\u00bb, pp. 325-342), Gabrielle Le Tallec nous am\u00e8ne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur le ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019apocope\/troncation des noms de marques, un \u00ab&nbsp;indice fiable&nbsp;\u00bb pour mesurer leur degr\u00e9 de lexicalisation, mais qui peut comporter des cons\u00e9quences consid\u00e9rables sur les plans juridique et commercial pour l\u2019entreprise. En particulier, l\u2019auteure nous pr\u00e9sente le cas de la soci\u00e9t\u00e9 <em>Placoplatre<\/em> qui, \u00e0 la suite du succ\u00e8s de la forme tronqu\u00e9e de sa marque (<em>Placo<\/em>), a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de d\u00e9poser le nom sous sa nouvelle forme afin d\u2019\u00e9viter toute cons\u00e9quence juridique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution (\u00ab&nbsp;Lexicalisation des noms d\u00e9pos\u00e9s en swahili de Lubumbashi : entre signifi\u00e9, charge culturelle partag\u00e9e et repr\u00e9sentation pr\u00e9dicative&nbsp;\u00bb, pp. 343-358), St\u00e9phane Kaludi Ndondji pr\u00e9sente l\u2019analyse des noms d\u00e9pos\u00e9s lexicalis\u00e9s en langue swahili de Lubumbashi, langue qui s\u2019est \u00e9volu\u00e9e gr\u00e2ce aux contacts avec d\u2019autres langues voisines et aux emprunts du fran\u00e7ais et de l\u2019anglais. L\u2019auteur trace deux parcours parall\u00e8les&nbsp;:&nbsp;d\u2019un c\u00f4t\u00e9, il propose le cas de res\u00e9mantisation sur des propri\u00e9t\u00e9s linguistiques et, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, il illustre les implications culturelles dues \u00e0 la p\u00e9n\u00e9tration des marques \u00e9trang\u00e8res dans l\u2019univers swahili.<\/p>\n\n\n\n<p>Marcelina Ban\u0301kowska et In\u00e8s Djazi (\u00ab&nbsp;\u00c9tude onomastique des noms de marques dans le domaine de la mode vestimentaire \u2013 degr\u00e9s de circulation et lexicalisation dans une approche linguistique et socioculturelle&nbsp;\u00bb, pp. 359-382) analysent des unit\u00e9s lexicales relevant du domaine de la mode vestimentaire. En particulier, les auteures offrent leurs analyses de chaque unit\u00e9 sur deux dimensions&nbsp;:&nbsp;linguistiques (formation et histoire)&nbsp;;&nbsp;soci\u00e9tales et culturelles (degr\u00e9 de diffusion). Deux autres param\u00e8tres sont pris en compte, \u00e0 savoir les degr\u00e9s de lexicalisation et de circulation des noms de marque et de leurs \u00e9quivalents.<\/p>\n\n\n\n<p>En s\u2019ins\u00e9rant dans le sillon de R. Galisson, Michela Tonti (\u00ab&nbsp;La lexiculture \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019analyse de corpus&nbsp;:&nbsp;le nom de marque Ladur\u00e9e ou le gage de culture&nbsp;\u00bb, pp. 383-402) se penche sur la question de l\u2019emprise culturelle et de la d\u00e9mocratisation que le Nom de Marque (NdM) acquiert aupr\u00e8s des parlants. A travers un cas d\u2019\u00e9tude analys\u00e9 dans toutes ses r\u00e9alisations \u00e0 l\u2019aide du corpus Araneum, le NdM <em>Ladur\u00e9e<\/em>, ic\u00f4ne du raffinement de la gastronomie fran\u00e7aise, Tonti parvient \u00e0 d\u00e9montrer que ce NdM d\u00e9gage des signifi\u00e9s qui sont culturellement partag\u00e9s et transversaux \u00e0 tous les groupes sociaux d\u2019une communaut\u00e9, notamment celle des bloggeurs, en confirmant ainsi la grande port\u00e9e de l\u2019implicite culturel qui se cache au quotidien dans les interactions sociales.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la contribution de Christine F\u00e8vre-Pernet, \u00ab&nbsp;Dom P\u00e9rignon ou 8\u20136&nbsp;? L\u2019onomastique commerciale dans les musiques actuelles&nbsp;\u00bb (pp. 403-428), la chanson fran\u00e7aise est le genre de discours \u00e9lu pour \u00e9tudier l\u2019utilisation de l\u2019onomastique commerciale dans une perspective holistique. L\u2019auteure souligne le pouvoir \u00e9vocateur du nom de marque, en tant que cat\u00e9gorie de nom propre, montrant qu\u2019il est un bon support pour v\u00e9hiculer du sens eu \u00e9gard \u00e0 ses potentialit\u00e9s s\u00e9mantiques. Apr\u00e8s avoir propos\u00e9 une premi\u00e8re cartographie des noms de marques utilis\u00e9s dans un corpus de musiques actuelles de la nouvelle sc\u00e8ne fran\u00e7aise, elle illustre le mode d\u2019insertion du nom de marque dans la mat\u00e9rialit\u00e9 du texte, la fa\u00e7on dont il prend place dans un syst\u00e8me d\u2019oppositions, ainsi que la mani\u00e8re dont il s\u2019int\u00e8gre plus largement dans un r\u00e9seau de pr\u00e9construits m\u00e9diatico-culturels.<\/p>\n\n\n\n<p>On retrouve encore la chanson, accompagn\u00e9e de la po\u00e9sie, dans la contribution de Ren\u00e9 Corona (\u00ab&nbsp;Proposition pour un petit inventaire po\u00e9tique&nbsp;:&nbsp;quand les po\u00e8tes et les chanteurs font leur march\u00e9 de marques&nbsp;\u00bb, pp. 429-446). Ces deux arts sont le point de d\u00e9part pour d\u00e9nicher les noms de marques et en d\u00e9voiler le c\u00f4t\u00e9 nostalgique, outre l\u2019aspect ludique. Le corpus choisi va, pour la chanson, de Gainsbourg, Mc Neil, Souchon, Mc Solar, \u00e0 Ferr\u00e9 et Perret, et, pour la po\u00e9sie, il comprend principalement les contemporains fran\u00e7ais (Queneau, Leclair, Butor, Depestre) et le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Sarah Pinto (\u00ab&nbsp;Les noms de marque \u00ab&nbsp;malmen\u00e9s&nbsp;\u00bb&nbsp;:&nbsp;les marques de v\u00eatements dans les textes de rap fran\u00e7ais&nbsp;\u00bb, pp. 447-462) pr\u00e9sente trois axes d\u2019\u00e9tude d\u2019un corpus d\u2019environ deux cent chansons de rap fran\u00e7ais. Consid\u00e9rant le rap comme moyen d\u2019acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 \u00e0 une langue parl\u00e9e loin de la norme sociale dominante en France, l\u2019auteure analyse d\u2019abord le comportement syntaxique des NdM de v\u00eatements dans la langue des rappeurs, comme indicateurs de leur lexicalisation, pour en d\u00e9gager ensuite la valeur s\u00e9mantique et les connotations dans ces discours. Pour finir, \u00e0 travers l\u2019analyse du fonctionnement po\u00e9tique de ces NdM dans les textes, elle d\u00e9gage leur valeur socioculturelle dans la langue du rap, une langue fonci\u00e8rement litt\u00e9raire et \u00e0 vis\u00e9es esth\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Michele Costagliola d\u2019Abele et Claudio Grimaldi (\u00ab&nbsp;\u2018Le Bic, en taule, c\u2019est mon flingue\u2019&nbsp;:&nbsp;les noms de marque en contexte litt\u00e9raire&nbsp;\u00bb, pp. 463-478) se proposent d\u2019analyser l\u2019usage des noms de marque qui renvoient aux \u00e9quipements utilis\u00e9s dans l\u2019acte d\u2019\u00e9criture, tels que stylos, crayons, pointes, encres,&nbsp;etc. Sur la base d\u2019un corpus de citations litt\u00e9raires construit \u00e0 l\u2019aide de la base de donn\u00e9es Frantext, les auteurs se sont interrog\u00e9s sur les effets non-propositionnels, \u00e0 la fois s\u00e9mantiques et pragmatiques, cr\u00e9\u00e9s par l\u2019emploi de certains noms de marque dans le discours litt\u00e9raire. Ces observations permettent d\u2019ajouter des r\u00e9flexions utiles \u00e0 leur description lexicographique et terminologique et d\u2019am\u00e9liorer la documentation des \u00e9tapes de cr\u00e9ation, int\u00e9gration et diffusion des ergonymes, ainsi qu\u2019elles ouvrent de nouvelles perspectives pour l\u2019\u00e9tude de l\u2019encodage de la subjectivit\u00e9 dans un texte litt\u00e9raire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa contribution, Jana Altmanova (\u00ab&nbsp;Entre onomastique et \u00e9tudes n\u00e9ologiques&nbsp;:&nbsp;la base de donn\u00e9es Leximarq&nbsp;\u00bb, pp. 479-494) pr\u00e9sente la base de donn\u00e9es plurilingue Leximarq, destin\u00e9e au rep\u00e9rage et au suivi des noms de marque et noms de produits \u00ab&nbsp;banalis\u00e9s&nbsp;\u00bb, \u00e0 partir de plusieurs ressources textuelles provenant du web et de corpus diachroniques pr\u00e9existants. Alors que, dans la premi\u00e8re partie, tout en interrogeant la notion de lexicalisation fonctionnelle, on propose une r\u00e9flexion sur la pr\u00e9sence des noms de marques dans les dictionnaires, la deuxi\u00e8me partie est consacr\u00e9e \u00e0 une description pointue de la base de donn\u00e9es Leximarq, qui vise \u00e0 l\u2019observation et \u00e0 l\u2019enregistrement de ces formes en continuelle \u00e9volution, et \u00e0 la pr\u00e9sentation d\u2019un prototype de fiche lexicographique.<\/p>\n\n\n\n<p>QUATRI\u00c8ME SECTION : S\u00c9MIOLOGIE ET TRADUCTION<\/p>\n\n\n\n<p>Ruggero Druetta et Maria Margherita Mattioda (\u00ab\u00a0Onomastique commerciale et m\u00e9taphorisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de la marque. Le cas des parfums\u00a0\u00bb, pp. 497-516) pr\u00e9sentent la m\u00e9taphore comme la cat\u00e9gorie s\u00e9miotique pouvant caract\u00e9riser globalement la communication de marque. Dans cet horizon commun, le nom m\u00e9taphorique est un cas particuli\u00e8rement saillant de la s\u00e9miosis m\u00e9taphorique publicitaire, une m\u00e9taphore \u00ab\u00a0puissance deux\u00a0\u00bb, qui, ne repr\u00e9sente pas seulement un facteur d\u2019ornement du discours, mais constitue l\u2019\u00e9l\u00e9ment cognitif synth\u00e9tique \u00e0 travers lequel il est possible d\u2019acc\u00e9der \u00e0 tous les b\u00e9n\u00e9fices du produit. C\u2019est par le passage subreptice d\u2019un simple saut s\u00e9mantico-r\u00e9f\u00e9rentiel \u00e0 une r\u00e9organisation ontologique des objets du monde dans la perception du destinataire, r\u00e9alis\u00e9 par le nom m\u00e9taphorique, que la marque atteint son but ultime. Les auteurs en font la d\u00e9monstration en analysant quelques appellations du segment des parfums.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9flexion de Fatima Larbi (\u00ab&nbsp;L\u2019onomastique commerciale entre linguistique et marketing&nbsp;:&nbsp;cas des emballages de confiserie en Alg\u00e9rie&nbsp;\u00bb, pp. 517-534) a pour vis\u00e9e principale de s\u2019interroger sur l\u2019usage de la langue fran\u00e7aise dans la d\u00e9nomination des produits de confiserie en vue de leur commercialisation locale en Alg\u00e9rie. Cette \u00e9tude, orient\u00e9e vers l\u2019onomastique commerciale, tente de rendre compte de l\u2019ensemble des noms qui circulent dans la sph\u00e8re commerciale&nbsp;:&nbsp;noms de marques, noms de produits, noms de gamme, noms de lignes, noms de services mais aussi les noms d\u2019enseignes, de magasins,&nbsp;etc. Apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 les \u00e9ventuels contenus dont ces noms seraient porteurs, l\u2019auteure se concentre dans son \u00e9tude sur les caract\u00e9ristiques des noms de marques et de produits en tant que signes linguistiques et sur leur fonctionnement dans la langue, en tenant compte aussi du crit\u00e8re du marketing.<\/p>\n\n\n\n<p>En partant de l\u2019hypoth\u00e8se que la recat\u00e9gorisation du nom de marque peut suivre des parcours diff\u00e9rents lors du passage d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre, dans sa contribution Maria Francesca Bonadonna (\u00ab\u00a0Le nom Chanel entre fran\u00e7ais et italien\u00a0\u00bb, pp. 535-550) se propose d\u2019examiner en discours la marque Chanel, en tant que cas exemplaire des grandes marques de luxe fran\u00e7aises, dans une perspective contrastive fran\u00e7ais-italien. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les propri\u00e9t\u00e9s r\u00e9f\u00e9rentielles, syntaxiques et juridiques de cette marque selon le mod\u00e8le \u00e9labor\u00e9 par Petit (2006), dans la seconde partie l\u2019auteure reconstruit l\u2019univers symbolique associ\u00e9 \u00e0 Chanel dans les deux langues, en montrant que l\u2019int\u00e9gration du nom de marque au lexique commun peut \u00eatre plus grande lorsqu\u2019il circule dans une langue diff\u00e9rente de celle o\u00f9 la marque a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e, comme c\u2019est le cas de la langue italienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son article (\u00ab&nbsp;La forme et le contenu des slogans publicitaires fran\u00e7ais et g\u00e9orgiens&nbsp;\u00bb, pp. 551-566), Inga Tkemaladze analyse 50 slogans publicitaires de deux langues non apparent\u00e9es, le fran\u00e7ais et le g\u00e9orgien, afin de mettre en \u00e9vidence les proc\u00e9d\u00e9s stylistiques, s\u00e9mantiques et linguistiques de leur cr\u00e9ation. L\u2019auteure montre les caract\u00e9ristiques typiques des slogans fran\u00e7ais ainsi que des slogans g\u00e9orgiens (comparaison, m\u00e9taphore, m\u00e9tonymie et synecdoque, sonorit\u00e9s po\u00e9tiques) et en conclut que, pour \u00eatre efficaces, les slogans publicitaires fran\u00e7ais et g\u00e9orgiens sont clairs et originaux, caract\u00e9ris\u00e9s toujours par la simplicit\u00e9 pour marquer les esprits de consommateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une d\u00e9marche de type socio-anthropologique et en s\u2019inscrivant dans le sillage de la s\u00e9miotique structurale greimasienne et, notamment, de la th\u00e9orie du carr\u00e9 s\u00e9miotique, dans sa contribution (\u00ab&nbsp;Quelle onomastique commerciale \u00e0 l\u2019heure de la super-diversit\u00e9&nbsp;? Les dimensions culturelles des noms de marques et des emballages de produits cosm\u00e9tiques&nbsp;\u00bb, pp. 567-584), Virginie Silhouette-Dercourt essaye de comprendre comment sont per\u00e7us les noms de marque et emballages de cosm\u00e9tiques du point de vue des jeunes femmes issues de l\u2019immigration. \u00c0 travers leurs r\u00e9cits de vie et l\u2019observation de leurs rituels de beaut\u00e9, l\u2019auteure tente d\u2019abord de saisir le sens qu\u2019elles donnent \u00e0 leurs pratiques et le r\u00f4le des soins de beaut\u00e9 dans la n\u00e9gociation des appartenances pour ensuite explorer la perception qu\u2019elles ont des marques et des d\u00e9clinaisons des produits qu\u2019elles ach\u00e8tent.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son article (\u00ab&nbsp;Les noms de marque et le translinguisme&nbsp;\u00bb, pp. 585-596), Chiara Petruzziello souhaite souligner un des aspects fondamentaux et intrins\u00e8ques des noms commerciaux, le \u00ab&nbsp;translinguisme&nbsp;\u00bb. En consultant les mots-cl\u00e9s des dictionnaires de langue italienne, anglaise et&nbsp;allemande, l\u2019auteure observe en particulier neuf noms de marque con\u00e7us en anglais et en allemand qui sont entr\u00e9s dans le lexique de la langue italienne, et en souligne les aspects syntactiques et les fonctions grammaticales. Par son analyse, elle montre clairement qu\u2019en raison de leur nature commerciale et translinguistique, les noms de marque font partie int\u00e9grante de ce cercle de mots destin\u00e9s \u00e0 se r\u00e9pandre le plus largement possible.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude de Walid Dekdouk et Abderrahim Moussaouer (\u00ab&nbsp;De Gazouz Boualem \u00e0 la Mercedes Kawkawa&nbsp;:&nbsp;les noms de marques et les slogans publicitaires \u00e0 l\u2019\u0153uvre en Alg\u00e9rie&nbsp;\u00bb, pp. 597-611) consiste \u00e0 d\u00e9crire cette \u00ab&nbsp;cr\u00e9ativit\u00e9 langagi\u00e8re&nbsp;\u00bb dont l\u2019objet s\u2019articule autour des noms de marques et leurs slogans publicitaires dans le contexte alg\u00e9rien, et \u00e0 proposer des typologies \u00e0 chacun des ph\u00e9nom\u00e8nes en question. Les unit\u00e9s analys\u00e9es dans cette \u00e9tude ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9es de la pratique quotidienne des noms de marque en Alg\u00e9rie, qui sont caract\u00e9ris\u00e9s par \u00ab&nbsp;une cr\u00e9ativit\u00e9 ludique qui n\u2019est pas gratuite, mais porteuse de sens&nbsp;\u00bb (p. 610). Cet usage parfois exclusif aux locuteurs alg\u00e9riens est analys\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de quelques sites de cuisine, d\u2019annonces commerciales et de certaines marques de produits ainsi que sur quelques pages Facebook.<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Maniez (\u00ab&nbsp;La lexicalisation des noms de marque dans le domaine des nouvelles technologies en fran\u00e7ais et en anglais&nbsp;:&nbsp;composition et d\u00e9rivation&nbsp;\u00bb, pp. 613-633) propose un tour d\u2019horizon de la cr\u00e9ation lexicale ayant pour origine quelques noms de marque dans le secteur des nouvelles technologies (Uber, Twitter, Instagram). A l\u2019aide de donn\u00e9es tir\u00e9es de deux grands corpus (presse quotidienne fran\u00e7aise entre 2006 et 2016 pour le fran\u00e7ais et corpus COCA pour l\u2019anglais am\u00e9ricain) et en s\u2019appuyant sur les descriptions fournies par de nombreux dictionnaires en ligne (Urban Dictionary, Petit Robert, Petit Larousse, Cordial, Reverso Context, etc.), l\u2019auteure \u00e9tudie en d\u00e9tail la d\u00e9rivation et la composition de ces noms de marque. Elle inf\u00e8re que, dans le futur, les r\u00e9seaux sociaux continueront d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la cr\u00e9ation n\u00e9ologique par la facilit\u00e9 de reprise des cr\u00e9ations lexicales idiolectales, et que le r\u00f4le social des lexicologues et des lexicographes continuera d\u2019\u00eatre n\u00e9cessaire dans la description de la n\u00e9ologie d\u2019emprunt.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son \u00e9tude (\u00ab&nbsp;Les comportements morpho-s\u00e9mantiques des noms propres de marques en fran\u00e7ais et en italien&nbsp;:&nbsp;application au champ lexical des d\u00e9riv\u00e9s de la racine FID- \u00bb, pp. 635-649), partant de l\u2019acquis que le fonctionnement des noms de marques est intimement li\u00e9 \u00e0 la syst\u00e9mique g\u00e9n\u00e9rale de la langue, Louis Begioni met en \u00e9vidence leurs comportements morphos\u00e9mantiques, tout en donnant des \u00e9l\u00e9ments de comparaison entre le fran\u00e7ais et l\u2019italien. S\u2019appuyant sur des moteurs de recherche (google.it et google.fr) et sur les sites internet de plusieurs quotidiens \u00e9conomiques, les r\u00e9flexions de l\u2019auteur portent dans l\u2019ordre sur le genre des noms de marque, le probl\u00e8me du marquage morphologique et de la d\u00e9termination, puis sur les fonctionnements par rapport au sous-syst\u00e8me des noms propres, en mettant en \u00e9vidence les diff\u00e9rences avec les noms communs en synchronie et en diachronie. Pour finir, un focus sur le champ lexical des noms de marque issus de la racine latine FID- est propos\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Zuzana Honov\u00e1 et Jan Lazar (\u00ab&nbsp;La lexicalisation des noms de marque en tch\u00e8que et fran\u00e7ais&nbsp;: \u00e9tude contrastive&nbsp;\u00bb, pp. 651-663) se concentrent sur les probl\u00e8mes de la lexicalisation de certains noms de marque et de produit existant dans le milieu tch\u00e8que, en le comparant avec la situation en fran\u00e7ais. Leur objectif est de montrer le degr\u00e9 de lexicalisation des noms de marque et de produit \u00e9trangers choisis, en comparaison avec les noms de marque et de produit d\u2019origine nationale, en prenant aussi en consid\u00e9ration leur motivation et leur enregistrement dans les dictionnaires. L\u2019\u00e9tude met en \u00e9vidence que les noms de marque et les noms de produit constituent un ensemble assez vaste et sont capables de refl\u00e9ter les sp\u00e9cificit\u00e9s socio-culturelles d\u2019une communaut\u00e9 linguistique concr\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>Ketevan Djachy et Lolita Tabuashvili (\u00ab&nbsp;Les aspects s\u00e9mantiques des discours publicitaires gastronomiques en fran\u00e7ais et en g\u00e9orgien&nbsp;\u00bb, p. 665-680) analysent les aspects s\u00e9mantiques des discours publicitaires gastronomiques de deux langues non apparent\u00e9es, le fran\u00e7ais et le g\u00e9orgien, afin de d\u00e9finir les convergences et les divergences des moyens lexicaux de la formation des slogans publicitaires. Apr\u00e8s avoir dress\u00e9 l\u2019histoire et le r\u00f4le de la publicit\u00e9 en France et en G\u00e9orgie, les deux auteurs examinent un corpus de publicit\u00e9s des produits alimentaires pour les deux pays, en montrant que, \u00e0 travers des strat\u00e9gies diff\u00e9rentes, la publicit\u00e9 peut servir comme moyen de communication pour transmettre les valeurs culturelles, comme les st\u00e9r\u00e9otypes nationaux, et que l\u2019utilisation de la gastronomie dans la promotion est une mani\u00e8re efficace pour garder l\u2019identit\u00e9 nationale, car elle cristallise les valeurs importantes de la culture.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette \u00e9tude, \u00ab&nbsp;Les noms d\u00e9pos\u00e9s issus du Petit Robert et leurs \u00e9quivalents en tch\u00e8que&nbsp;\u00bb, pp. 681-697), Dagmar Kol\u00e1\u0159\u00edkov\u00e1 et Radka Mudrochov\u00e1 s\u2019interrogent sur la traduisibilit\u00e9 ou l\u2019intraduisibilit\u00e9 des noms d\u00e9pos\u00e9s. Apr\u00e8s avoir encadr\u00e9 au niveau th\u00e9orique la notion de nom d\u00e9pos\u00e9, les auteurs examinent, d\u2019apr\u00e8s leurs traits caract\u00e9ristiques, les noms d\u00e9pos\u00e9s provenant du dictionnaire monolingue fran\u00e7ais Le Petit Robert et leurs \u00e9quivalents dans les dictionnaires fran\u00e7ais-tch\u00e8que. L\u2019hypoth\u00e8se avanc\u00e9e et illustr\u00e9e par un grand nombre d\u2019exemples, c\u2019est que la plupart des noms d\u00e9pos\u00e9s sont susceptibles de subir des modifications plus ou moins grandes en passant de la langue source \u00e0 la langue cible.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la derni\u00e8re contribution de ce volume (\u00ab&nbsp;Le discours identitaire autour de la marque&nbsp;:&nbsp;le cas du vin dans une province de Toscane&nbsp;\u00bb, pp. 699-715), Guylaine Le Gu\u00e9nanf se propose de mettre en lumi\u00e8re le processus dynamique et complexe dans lequel \u00e9volue la construction identitaire de la marque&nbsp;d\u2019une exploitation vitivinicole d\u2019une province de Toscane, en Italie. \u00c0 partir d\u2019un travail de terrain, s\u2019inscrivant dans le champ de la sociolinguistique ethnographique interactionnelle, l\u2019auteure s\u2019interroge sur le lien qui existe entre packaging et construction identitaire, puis sur la co-construction de la marque et les acteurs en pr\u00e9sence, enfin, sur la mani\u00e8re dont cette \u00ab&nbsp;identit\u00e9&nbsp;\u00bb se n\u00e9gocie en tension entre diff\u00e9rentes repr\u00e9sentations au sein de l\u2019exploitation.<\/p>\n\n\n\n<p>[Cosimo De Giovanni et Valeria Zotti]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les articles r\u00e9unis dans ce volume proposent un large panorama sur les \u00e9tudes linguistiques du nom de marque (NdM), en dialogue avec d\u2019autres disciplines, de leur gen\u00e8se \u00e0 leur \u00e9volution jusqu\u2019\u00e0 leur infiltration dans la vie quotidienne, comme le rappelle le sous-titre de l\u2019ouvrage&nbsp;:&nbsp;Cr\u00e9er, diffuser, int\u00e9grer. Le volume est divis\u00e9 en quatre sections. Les probl\u00e9matiques\u2026 <span class=\"read-more\"><a href=\"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/2021\/02\/21\/jana-altmanova-gabrielle-le-tallec-lloret-eds-lexicalisation-de-lonomastique-commerciale-creer-diffuser-integrer-bruxelles-peter-lang-gramm-r-vol-48-2019-722-pp\/\">Leggi tutto &raquo;<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-150","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-n-42"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=150"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":209,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150\/revisions\/209"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=150"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=150"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.farum.it\/lectures\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=150"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}